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		<title>OrthodoxWiki - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Joachim_et_Anne&amp;diff=5417</id>
		<title>Joachim et Anne</title>
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				<updated>2020-05-30T21:35:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Joachimanna.jpg|right|thumb|Sts. Joachim et Anne, grand-parents du [[Christ]], avec leur fille la [[Vierge Marie]].]]&lt;br /&gt;
Les saints et justes '''Joachim et Anne''' sont les parents de la [[Vierge Marie]], et les grand-parents de [[Jésus Christ]]. Leur mémoire est célébrée le [[9 septembre]] (le jour qui suit la [[Nativité de la Vierge Marie]]); la dormition de sainte Anne est commémorée le [[25 juillet]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vies ==&lt;br /&gt;
Saint-Joachim était de la tribu de [[Juda]], et un descendant du roi [[David]]. Anne était la fille de Matthan le prêtre, de la tribu de Lévi comme le fut Aaron le Grand Prêtre. Matthan avait trois filles: Marie, Zoée, et Anne. Marie fut mariée à Bethléem et donna naissance à Salomé; Zoée fut également mariée à Bethléem et enfanta [[Elisabeth]], la mère de St. [[Jean Baptiste|Jean le Précurseur]]; et Anne fut mariée à Nazareth à Joachim, et dans la vieillesse donna naissance à la [[Theotokos]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joachim et Anne étaient mariés depuis 50 ans, et étaient stériles. Ils vivaient avec dévotion et simplicité. Ils ne gardaient qu'un tiers de leur revenu pour eux-mêmes et donnaient un tiers aux pauvres et un tiers au Temple et cela leur suffisait. Alors qu'ils étaient déjà vieux et étaient à Jérusalem pour offrir des sacrifices à Dieu, le Grand Prêtre Issacar reprocha un jour à Joachim, &amp;quot;Tu n'es pas digne d'offrir le sacrifice de ces mains sans enfants.&amp;quot; D'autres qui avaient des enfants bousculèrent Joachim, le repoussant comme indigne. Cela causa une grande douleur aux deux vieilles âmes, et ils rentrèrent chez eux avec une profonde tristesse. Puis ils se donnèrent tous deux à la prière pour que Dieu réalise en eux la merveille qu'Il avait accomplie en [[Abraham]] et [[Sarah]], et leur donne un enfant pour conforter leur vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dieu leur envoya son [[ange]], qui leur donna des nouvelles de la naissance d'une &amp;quot;fille toute-bénie, par qui toutes les nations de la terre seront bénies, et par qui viendra le salut du monde.&amp;quot; Anne conçu immédiatement, et au neuvième mois donna naissance à la Sainte Vierge Marie. Cette [[Conception de la Vierge Marie | Conception de la Très Sainte Mère de Dieu]] est célébrée par l'Eglise le [[9 Décembre]] et la [[Nativité de Marie]] est célébrée le [[8 Septembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joachim et Anne emmenèrent Marie au temple à l'âge de trois ans pour être consacré au service du Seigneur, et la présentèrent au prêtre Zacharie. Les parents ont alors, après avoir offert leur sacrifice (selon la coutume de l'époque), laissé la Vierge avec d'autres jeunes filles dans les appartements du temple pour y être élevée. L'Eglise commémore la [[Présentation de la Mère de Dieu]] le [[21 Novembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dormition de sainte Anne===&lt;br /&gt;
Au cours des sept prochaines années, les Justes Anne et Joachim ont souvent visité Marie au temple jusqu'à ce qu'ils meurent, la laissant orpheline à dix ans. Saint-Joachim vécu jusqu'à 80 ans et Anne jusqu'à 79 ans, et ils sont tous deux entrés dans le royaume de Dieu avant l'[[Annonciation]] à la Très Sainte Mère de Dieu. La fête de la Dormition de Sainte Anne est célébrée le [[25 Juillet]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le saint Ancêtre-de-Dieu Joachim ayant reposé, St Anne resta veuve et alla habiter à Jérusalem près du Temple. Là, elle acheta deux propriétés: la première aux portes de Gethsémani, et la seconde dans la vallée de Josaphat. Au second lieu, elle a construit un tombeau pour les membres de sa famille, et où elle se fut enterrée avec Joachim. C'était là, dans le jardin de Gethsémané que le Sauveur priait souvent avec ses disciples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le très-pur corps de la Mère de Dieu a lui aussi été enterré dans le tombeau de famille. Les Chrétiens ont honoré le sépulcre de la Mère de Dieu, et ils ont construit une église à cet endroit. Dans l'église a été préservé le précieux tissu funéraire, qui couvrait son corps tout-pur et parfumé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le saint patriarche Juvénal de Jérusalem (420-458) a témoigné devant l'empereur Marcien (450-457) quant à l'authenticité de la tradition de l'ascension miraculeuse de la Mère de Dieu au ciel, et il envoya à l'impératrice St Pulchérie (10 septembre) les linges funéraires du tombeau de la Mère de Dieu. St Pulchérie placa ensuite ces linges dans l'église des Blachernes à Constantinople.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Reliques==&lt;br /&gt;
Pendant le règne de St [[Justinien]] l'empereur (527-565), une église en l'honneur de St Anne fut construite à Deutera. Et puisque Sainte Anne était apparu à sa femme enceinte, l'empereur Justinien II (685-695; 705-711) restaura son église. C'est à cette époque que son corps et voile ont été transférés à Constantinople.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hymnes ==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] ([[Ton]] 2) &lt;br /&gt;
:Célébrant la mémoire de tes ancêtres, Seigneur, nous Te supplions, par leur intercession, de sauver nos âmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] (Ton 2)&lt;br /&gt;
:Sainte Anne se réjouit, maintenant que les chaînes de sa stérilité sont brisées; elle nourrit la Très-Pure, invitant l'univers à célébrer le Seigneur qui donne aux mortels comme fruit de son sein la seule Vierge Mère, l'Epouse inépousée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Hymnes de la Dormition de sainte Anne ===&lt;br /&gt;
Tropaire - Ton 4&lt;br /&gt;
:Divinely-wise Anna, you carried in your womb the pure Mother of God, who gave life to our Life.&lt;br /&gt;
:Therefore, you are now carried joyfully to the inheritance of heaven,&lt;br /&gt;
:To the abode of those who rejoice in glory,&lt;br /&gt;
:Where you seek forgiveness of sins for those who faithfully honor you, ever blessed one.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kondakion - Ton 2&lt;br /&gt;
:We celebrate the memory of the progenitors of Christ,&lt;br /&gt;
:And with faith we ask their help,&lt;br /&gt;
:That deliverance from every affliction be granted to those who cry out:&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Be with us, O God, who in Your good pleasure glorified them.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
Ce que l'Eglise connait des parents de la Theotokos survit à partir de plusieurs sources, principalement du [[Protoevangile de James]].&lt;br /&gt;
*[http://www.fatheralexander.org/booklets/english/saints/joachim_anna.htm Saints Joachim and Anna]&lt;br /&gt;
*[http://www.gostanna.org/church/life.asp The Life &amp;amp; Dormition of St. Anna]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
*[http://www.icones-grecques.com/icones_saints/10-saints-joachim-et-anne.html La sainte rencontre de Joachim et Anne] - [[icône]] grecque traditionnelle, peinte de Marie Lavie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Saints bibliques]]&lt;br /&gt;
[[Category:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Ιωακείμ ο δίκαιος]]&lt;br /&gt;
[[el:Άννα, Αγία]]&lt;br /&gt;
[[en:Joachim and Anna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Joaquim e Ana, os Justos]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ioachim și Ana]]&lt;br /&gt;
[[ru:Иоаким и Анна]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Joachim_et_Anne&amp;diff=5416</id>
		<title>Joachim et Anne</title>
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				<updated>2020-05-30T21:30:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt,ru&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Joachimanna.jpg|right|thumb|Sts. Joachim et Anne, grand-parents du [[Christ]], avec leur fille la [[Vierge Marie]].]]&lt;br /&gt;
Les saints et justes '''Joachim et Anne''' sont les parents de la [[Vierge Marie]], et les grand-parents de [[Jésus Christ]]. Leur mémoire est célébrée le [[9 septembre]] (le jour qui suit la [[Nativité de la Vierge Marie]]); la dormition de sainte Anne est commémorée le [[25 juillet]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vies ==&lt;br /&gt;
Saint-Joachim était de la tribu de [[Juda]], et un descendant du roi [[David]]. Anne était la fille de Matthan le prêtre, de la tribu de Lévi comme le fut Aaron le Grand Prêtre. Matthan avait trois filles: Marie, Zoée, et Anne. Marie fut mariée à Bethléem et donna naissance à Salomé; Zoée fut également mariée à Bethléem et enfanta [[Elisabeth]], la mère de St. [[Jean Baptiste|Jean le Précurseur]]; et Anne fut mariée à Nazareth à Joachim, et dans la vieillesse donna naissance à la [[Theotokos]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joachim et Anne étaient mariés depuis 50 ans, et étaient stériles. Ils vivaient avec dévotion et simplicité. Ils ne gardaient qu'un tiers de leur revenu pour eux-mêmes et donnaient un tiers aux pauvres et un tiers au Temple et cela leur suffisait. Alors qu'ils étaient déjà vieux et étaient à Jérusalem pour offrir des sacrifices à Dieu, le Grand Prêtre Issacar reprocha un jour à Joachim, &amp;quot;Tu n'es pas digne d'offrir le sacrifice de ces mains sans enfants.&amp;quot; D'autres qui avaient des enfants bousculèrent Joachim, le repoussant comme indigne. Cela causa une grande douleur aux deux vieilles âmes, et ils rentrèrent chez eux avec une profonde tristesse. Puis ils se donnèrent tous deux à la prière pour que Dieu réalise en eux la merveille qu'Il avait accomplie en [[Abraham]] et [[Sarah]], et leur donne un enfant pour conforter leur vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dieu leur envoya son [[ange]], qui leur donna des nouvelles de la naissance d'une &amp;quot;fille toute-bénie, par qui toutes les nations de la terre seront bénies, et par qui viendra le salut du monde.&amp;quot; Anne conçu immédiatement, et au neuvième mois donna naissance à la Sainte Vierge Marie. Cette [[Conception de la Vierge Marie | Conception de la Très Sainte Mère de Dieu]] est célébrée par l'Eglise le [[9 Décembre]] et la [[Nativité de Marie]] est célébrée le [[8 Septembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joachim et Anne emmenèrent Marie au temple à l'âge de trois ans pour être consacré au service du Seigneur, et la présentèrent au prêtre Zacharie. Les parents ont alors, après avoir offert leur sacrifice (selon la coutume de l'époque), laissé la Vierge avec d'autres jeunes filles dans les appartements du temple pour y être élevée. L'Eglise commémore la [[Présentation de la Mère de Dieu]] le [[21 Novembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dormition de sainte Anne===&lt;br /&gt;
Au cours des sept prochaines années, les Justes Anne et Joachim ont souvent visité Marie au temple jusqu'à ce qu'ils meurent, la laissant orpheline à dix ans. Saint-Joachim vécu jusqu'à 80 ans et Anne jusqu'à 79 ans, et ils sont tous deux entrés dans le royaume de Dieu avant l'[[Annonciation]] à la Très Sainte Mère de Dieu. La fête de la Dormition de Sainte Anne est célébrée le [[25 Juillet]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le saint Ancêtre-de-Dieu Joachim ayant reposé, St Anne resta veuve et alla habiter à Jérusalem près du Temple. Là, elle acheta deux propriétés: la première aux portes de Gethsémani, et la seconde dans la vallée de Josaphat. Au second lieu, elle a construit un tombeau pour les membres de sa famille, et où elle se fut enterrée avec Joachim. C'était là, dans le jardin de Gethsémané que le Sauveur priait souvent avec ses disciples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le très-pur corps de la Mère de Dieu a lui aussi été enterré dans le tombeau de famille. Les Chrétiens ont honoré le sépulcre de la Mère de Dieu, et ils ont construit une église à cet endroit. Dans l'église a été préservé le précieux tissu funéraire, qui couvrait son corps tout-pur et parfumé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le saint patriarche Juvénal de Jérusalem (420-458) a témoigné devant l'empereur Marcien (450-457) quant à l'authenticité de la tradition de l'ascension miraculeuse de la Mère de Dieu au ciel, et il envoya à l'impératrice St Pulchérie (10 septembre) les linges funéraires du tombeau de la Mère de Dieu. St Pulchérie placa ensuite ces linges dans l'église des Blachernes à Constantinople.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Reliques==&lt;br /&gt;
Pendant le règne de St [[Justinien]] l'empereur (527-565), une église en l'honneur de St Anne fut construite à Deutera. Et puisque Sainte Anne était apparu à sa femme enceinte, l'empereur Justinien II (685-695; 705-711) restaura son église. C'est à cette époque que son corps et voile ont été transférés à Constantinople.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hymnes ==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] ([[Ton]] 2) &lt;br /&gt;
:Célébrant la mémoire de tes ancêtres, Seigneur, nous Te supplions, par leur intercession, de sauver nos âmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] (Ton 2)&lt;br /&gt;
:Sainte Anne se réjouit, maintenant que les chaînes de sa stérilité sont brisées; elle nourrit la Très-Pure, invitant l'univers à célébrer le Seigneur qui donne aux mortels comme fruit de son sein la seule Vierge Mère, l'Epouse inépousée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Hymnes de la Dormition de sainte Anne ===&lt;br /&gt;
Tropaire - Ton 4&lt;br /&gt;
:Divinely-wise Anna, you carried in your womb the pure Mother of God, who gave life to our Life.&lt;br /&gt;
:Therefore, you are now carried joyfully to the inheritance of heaven,&lt;br /&gt;
:To the abode of those who rejoice in glory,&lt;br /&gt;
:Where you seek forgiveness of sins for those who faithfully honor you, ever blessed one.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kondakion - Ton 2&lt;br /&gt;
:We celebrate the memory of the progenitors of Christ,&lt;br /&gt;
:And with faith we ask their help,&lt;br /&gt;
:That deliverance from every affliction be granted to those who cry out:&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Be with us, O God, who in Your good pleasure glorified them.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
Ce que l'Eglise connait des parents de la Theotokos survit à partir de plusieurs sources, principalement du [[Protoevangile de James]].&lt;br /&gt;
*[http://www.fatheralexander.org/booklets/english/saints/joachim_anna.htm Saints Joachim and Anna]&lt;br /&gt;
*[http://www.gostanna.org/church/life.asp The Life &amp;amp; Dormition of St. Anna]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
*[http://www.icones-grecques.com/icones_saints/10-saints-joachim-et-anne.html La sainte rencontre de Joachim et Anne] - [[icône]] grecque traditionnelle, peinte de Marie Lavie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Saints bibliques]]&lt;br /&gt;
[[Category:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Ιωακείμ ο δίκαιος]]&lt;br /&gt;
[[el:Άννα, Αγία]]&lt;br /&gt;
[[en:Joachim and Anna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Joaquim e Ana, os Justos]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ioachim şi Ana]]&lt;br /&gt;
[[ru:Иоаким и Анна]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89tienne_le_Jeune&amp;diff=5415</id>
		<title>Étienne le Jeune</title>
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				<updated>2020-05-19T19:39:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Saint [[Étienne le Jeune]] est un confesseur de la foi orthodoxe et [[martyr]] au VIIIe siècle, lors des persecutions des partisans de l'[[hérésie]] de l'[[iconoclasme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
Etienne, l'émule du [[premier Martyr]], vit le jour à [[Constantinople]] de parents pieux et distingués, qui étaient restés longtemps stériles. En obtenant de Dieu ce garçon, à la suite d'une apparition de la Toute Sainte Mère de Dieu, ils firent le voeu de le consacrer au service divin. Baptisé par le Saint Patriarche Germain (cf. [[12 mai]]) qui le plaça sous la protection du premier Martyr, le jeune garçon croissait en science et en [[vertu]]: méprisant les vains plaisirs et s'appliquant en particulier à la pratique de la douceur et de l'[[humilité]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque arriva le moment pour les parents d'Etienne de remplir leur promesse et de consacrer leur fils à Dieu, l'empereur [[Léon III l'Isaurien]] (717-741) commençait à prendre ses premières mesures d'interdiction du Culte des [[Saintes Images]] et de persécution des défenseurs de l'[[Orthodoxie]]. Ils jugèrent plus prudent de s'éloigner de la capitale, où sévissait l'hérétique souverain, et de confier leur fils aux [[moine]]s du [[mont Saint-Auxence]], près de Nicomédie &amp;lt;ref&amp;gt;Fondé au 5e siècle par Saint Auxence (14 février), ce n'était pas vraiment alors un monastère, mais plutôt un groupement d'ascètes vivant sous la direction d'un père spirituel. Non loin de là, se trouvait un couvent féminin.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune garçon de seize ans fut reçu avec joie par ces saints hommes et revêtit le jour même le saint habit angélique. Il devint le disciple du cinquième successeur de Saint Auxence, Jean, un ancien expérimenté dans l'art de l'ascèse et doué du don de clairvoyance. Etienne montrait une parfaite obéissance et un zèle égal pour les obédiences les plus fatigantes comme pour la louange de Dieu. Quelque temps plus tard, son père charnel mourut et Etienne se rendit à Constantinople pour régler ses affaires et distribuer ses biens aux pauvres. Il ramena avec lui sa mère et une de ses soeurs, qui devinrent moniales dans le couvent féminin proche, et laissa son autre soeur entrer dans un couvent de la capitale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean, son [[père spirituel]], remit lui aussi peu après son âme à Dieu, et Etienne fut choisi à sa place comme [[Higoumène]] par tous les frères réunis. Sous sa direction diligente, et grâce à sa grande humilité, le petit groupe d'ascètes grandit jusqu'à atteindre le nombre de vingt frères, et devint un monastère cénobitique. Le Saint en organisa la vie de manière à ce qu'il soit vraiment image du Royaume des Cieux, puis il se retira plus loin pour y vaquer à la prière silencieuse et continuelle, en laissant Marinos, un de ses disciples, comme Higoumène. Sa cellule était dépourvue de toit et exposée à toutes les intempéries, et elle était si étroite qu'on pouvait à peine se baisser. Vêtu d'une mince tunique en tout temps, portant de lourdes chaînes de fer sur le corps, et se contentant d'une nourriture juste suffisante pour le garder en vie, Saint Etienne fit de grand progrès dans la contemplation et attira à lui, sans le vouloir, de nombreux disciples et visiteurs qui répandirent dans tout l'empire sa renommée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la mort de Léon (741), son fils Constantin V fut couronné empereur. Au début de son règne, il sembla ne pas se préoccuper de la suppression des Images, trop affairé qu'il était à s'opposer à l'usurpateur Artavasde et à la menace arabe en Orient. Mais sitôt son autorité bien assise, il déclencha une sauvage répression contre ceux qui vénéraient les Saintes Icônes. Il dévasta des églises, fit profaner les vases sacrés ornés de saintes représentations, fit blanchir à la chaux les murs couverts de fresques et fit brûler les Icônes sur bois. On ne respectait que les peintures ayant un caractère profane et décoratif, et l'on n'admettait que la Croix comme digne de vénération. Tous ceux qui osaient s'opposer à ses mesures étaient sévèrement châtiés, en particulier les moines. Pourchassés, exilés, torturés, ceux-ci accouraient en grand nombre vers le Mont Saint-Auxençe pour trouver auprès de Saint Etienne réconfort et encouragement à persévérer dans la confession de l'Orthodoxie. Il leur conseillait d'émigrer dans les régions qui étaient encore indemnes des cruelles mesures impériales: la Mer Noire, le golfe persique, Chypre, la côte de Syrie, et surtout l'Italie du Sud où des milliers de moines trouvèrent alors refuge. En 754, le tyran réunit un pseudo-concile au palais de Hiéra, composé de plus de 300 Evêques soumis à son autorité, et lui fit proclamer officiellement la suppression du culte des Images et la reconnaissance de ses folles doctrines personnelles, car il se piquait de théologie. Fort de cette décision, Constantin V fit par tout détruire les Images et ordonna qu'on les remplace par des représentations de l'empereur ou par des scènes profanes. On détruisait aussi les Reliques des Saints, et on allait même jusqu'à condamner le culte de la Mère de Dieu et des Saints. Partout, on brûlait, on frappait, on emprisonnait les Confesseurs. Ce fut ainsi l'occasion de mener une persécution systématique contre le monachisme qui, plus indépendant que la hiérarchie officielle à l'égard de l'autorité, restait toujours un facteur de résistance à l'arbitraire impérial. On fermait les monastères, en les convertissant même en casernes, en bains ou en autres édifices publics. On outrageait les moines, les obligeant à prendre l'habit laïc et à se marier sous peine de torture. A ceux qui résistaient, on coupait le nez, la langue, ou on affligeait d'autres sévices avant de les envoyer en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans crainte des représailles, Saint Etienne continuait sa résistance et apparaissait partout comme le chef du parti orthodoxe. Il fut mis en demeure par les envoyés de l'empereur de se rendre à Constantinople pour souscrire aux décisions du concile hérétique. Or, comme il avait refusé et les avait renvoyés courageusement, ceux-ci imaginèrent une fourberie pour le discréditer auprès de ses nombreux partisans et leur permettre de l'emmener. Ils firent courir le bruit que le Saint se livrait à la débauche avec une honorable moniale du couvent, sa fille spirituelle, et payèrent des faux témoins pour l'affirmer devant l'empereur. Anne, la moniale, fut emmenée à Constantinople et comparut devant le souverain. Comme elle réfutait ces infâmes calomnies, elle fut cruellement torturée, mais le Saint resta indemne. Finalement, on réussit à l'appréhender, en prétextant, à l'aide d'une nouvelle fourberie, qu'il avait contraint un jeune favori de l'empereur à revêtir l'habit monastique. Arrêté, il fut enfermé dans un monastère de Constantinople, tandis qu'on incendiait son monastère et qu'on dispersait ses disciples. Il fut confronté aux théologiens de l'empereur en public, mais il soutint alors brillamment la tradition des Saints Pères. Comme on le plaçait devant l'alternative: signer les décisions du concile ou mourir dans les tourments; le Saint se moqua de ses accusateurs, leur montra que ce concile ne pouvait en être un et que les six premiers Conciles OEcuméniques ayant été réunis dans des églises ornées elles-mêmes d'Images, ses décisions étaient manifestement hérétiques et étrangères à la tradition. Il fut alors condamné à l'exil dans l'île de Proconnèse en Propontide (755). Il profita de cet exil pour se retirer dans une étroite cellule, au sommet d'une colonne, pour entreprendre de nouveaux exploits ascétiques. Il obtint ainsi une telle faveur auprès de Dieu, qu'il accomplit de nombreux miracles pour ceux qui venaient vers lui et confessaient la Sainte Foi Orthodoxe, en vénérant l'Image du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces Miracles firent encore grandir la renommée du Saint et renforcèrent les partisans de l'Orthodoxie: car on aurait été bien en peine de trouver une telle sainteté dans le camp des hérétiques. Pour mettre fin à ce prestige, l'empereur fit transférer Saint Etienne à Constantinople, dans la prison du prétoire. Il y retrouva 342 autres moines Confesseurs de la Foi. Tous portaient sur leurs corps les marques de leurs glorieux combats: les uns avaient eu le nez coupé, d'autres les oreilles ou la langue, d'autres avaient été honteusement outragés et couverts de purin. En les voyant le Saint glorifia en pleurant leur foi et leur endurance. Il rendit courage aux désespérés, les exhorta à demeurer fermes sur la pierre de la Foi jusqu'au terme du combat, et il les réunit comme un seul corps sous sa puissante autorité spirituelle. Malgré les difficiles conditions de leur détention, Etienne organisa la, vie des prisonniers comme dans un monastère, au rythme de la louange perpétuelle de Dieu et dans l'union harmonieuse de tous. Il convertit même à l'Orthodoxie ses geoliers qui écoutaient eux aussi avec admiration les récits des luttes des Saints Confesseurs. Après onze mois d'emprisonnement Etienne reçut la révélation de sa mort prochaine. Il entreprit alors un jeûne de quarante jours, pendant lesquels il enseignait nuit et jour à ses disciples la voie du Salut; puis, le dernier jour venu, il ordonna de célébrer une Vigile de toute la nuit pour recevoir de Dieu la force dans son ultime combat. L'empereur avait fait afficher partout la sentence d'exécution du chef du parti orthodoxe, afin d'effrayer ceux qui cachaient chez eux des moines ou des confesseurs de la foi; si bien que, dans une grande confusion, la foule excitée par les soldats se précipita au prétoire, en retira le Saint et le traîna sur la voie publique, en le couvrant d'injures et de coups.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le cortège parvint à l'église de Saint Théodore, un de ces mécréants le frappa sur la tête avec une poutre qui lui brisa le crâne et répandit sa cervelle sur le sol. Le cadavre de Saint Etienne fut alors atrocement mutilé et jeté dans la fosse commune réservée aux idolâtres. C'était le 28 novembre 766, et le Saint était âgé de 53 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov28.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Etienne le Jeune}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<title>Épiphane de Salamine</title>
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				<updated>2020-05-19T19:39:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Epiphanius-Kosovo.jpg|thumb|270px|'''Saint Épiphane de Salamine'''.&amp;lt;br/&amp;gt;Fresque au monastère de Graceanica - Kosovo.]] Saint '''Épiphane de Salamine''' (''Sanctus Epiphanius Constantiensis'' ou ''Salamiensis'') ou '''Épiphane de Chypre''' (''Epiphanius Cypriota'') était un [[écrivain écclésiastique]] et [[Père de l'Église]] du IV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Il est surtout connu pour sa défense de l'[[Église orthodoxe]] pendant son activité épiscopale et pour son œuvre hérésiologique et polémique lors de la période troublée qui suivit le [[Ier concile de Nicée]]. Il est fêté le [[12 mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
Épiphane est né autour de l'an 315 &amp;lt;ref&amp;gt;D'autres sources indiquent comme année de naissance 308, ou encore 310.&amp;lt;/ref&amp;gt; dans une famille modeste de juifs du village à Besanduc, près d'Éleuthéropolis (Beit-Djibrin), en Palestine. Après la mort de son père, l'enfant orphelin fut adopté par un riche docteur de la Loi mosaïque, Tryphon. Celui-ci lui donna la possibilité d'étudier, de sorte que saint Épiphane apprit non seulement les [[Saintes Écritures]] et les préceptes de la loi de Moïse, mais aussi cinq langues — grec, latin, hébreu, syriaque, copte —, chose assez rare à l'époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La conversion===&lt;br /&gt;
À la mort de son père adoptif, Épiphane hérita de toute sa fortune. Peu de temps après, il rencontra un jour un [[moine]] chrétien, Lucien, qui parlait avec un pauvre. Comme il n'avait pas d'argent, le moine donna au pauvre sa tunique. Ému par le geste du moine, Épiphane embrassa le christianisme, en recevant le [[baptême]] de l'évêque du lieu, avec sa demi-sœur. Puis, il renonça à tous ses biens pour devenir [[moine]] auprès de saint [[Hilarion le Grand]] &amp;lt;ref&amp;gt;D'autres sources indiquent qu'il est devenu moine en Égypte.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le monastère d'Épiphane à Éleuthéropolis===&lt;br /&gt;
Assoiffé de [[Monachisme|vie monastique]], Épiphane a effectué un long voyage en Égypte, pour connaître les illustres [[Pères du désert]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout de quatre années de voyages, Épiphane rentra en Palestine, et fonda à proximité de son village natal un [[monastère]], dont il fut l'[[higoumène]] pendant trente ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'épiscopat===&lt;br /&gt;
Quelque temps après la fondation du monastère, il partit pour Chypre, pour voir de nouveau saint Hilarion le Grand, qui lui  conseilla d'accepter l'[[Évêque|épiscopat]]. Il fut ordonné évêque de Constantia-Salamine (Chypre) &amp;lt;ref&amp;gt;La ville de Salamine de Chypre a été fondée vers 1100 avant Jésus-Christ par un citoyen de l'île de Salamine dans le golfe Saronique. Au début du IV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, elle est ravagée par un tremblement de terre et la ville reconstruite prend le nom de Constantia en l'honneur de son restaurateur, l'empereur Constance II, peu de temps avant l'épiscopat d'Épiphane. En 648, la ville est à nouveau détruite, cette fois par les Arabes. La population se réfugie dans la presqu'île de Cyzique, dans la mer de Marmara, en un lieu qui reçoit le nom de Nouvelle Justinianopolis en l'honneur de Justinien II. Revenu à Chypre, le siège épiscopal fut établi à Nicosie mais il a gardé jusqu'à nos jours pour son titulaire le titre d'archevêque de la Nouvelle Justiniane et de tout Chypre. - cf. [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89piphane_de_Salamine#Le%20nom%20de%20son%20si%C3%A8ge%20%C3%A9piscopal Article de Wikipédia.]&amp;lt;/ref&amp;gt; en 376 &amp;lt;ref&amp;gt;D'après d'autres sources en 365.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fut à Rome en [[382]] avec [[Paulin d'Antioche]] et saint [[Jérôme]] pour soutenir la cause de Paulin dans la question du [[schisme]] d'Antioche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Doctrine==&lt;br /&gt;
De point de vue doctrinaire, saint Épiphane a été un grand défenseur de l'Orthodoxie contre l'origénisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, en 393, lors d'un pèlerinage à Jérusalem, il prit la parole lors de la consécration de l'église de la Résurrection pour proclamer Origène comme père de l'[[Arius|arianisme]] et de toutes les hérésies. Il accusa d'[[origénisme]] [[Jean Chrysostome]], qui avait ordonné [[Rufin d'Aquilée]]. Cette homélie d'Épiphane a déclenché une grande dispute au sein de l’Église chrétienne de l’époque. La plus importante victime de cette querelle a été précisément saint Jean Chrysostome, [[patriarche]] de [[Constantinople]], qui a été déposé et exilé en 403 (et qui décéda en exil en 407). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 403 Épiphane était donc venu à Constantinople pour participer au synode qui condamna saint [[Jean Chrysostome]]. Mais après la condamnation de saint Jean Chrysostome, il comprit qu'il avait été trompé. Plein de chagrin, il se hâta de retourner à Salamine, en écrivant à Chrysostome : « Athlète du Christ, souffrez et triomphez. » Épiphane mourut en mer pendant son retour, le [[12 mai]] 403. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le culte de saint Épiphane ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'arrivée du navire à Salamine, en mai 403, une foule immense, en larmes, tenant des cierges à la main, accueillit son pasteur et l'accompagna jusqu'à l'église cathédrale, où pendant sept jours une grande partie de la population de Chypre vint le vénérer. Le culte de Saint Épiphane se répandit rapidement et son tombeau reste un des lieux de pèlerinage les plus vénérés de l'île, dont il est le Saint Patron, avec Saint Barnabé l'[[apôtre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ses œuvres ==&lt;br /&gt;
Elles figurent dans les tomes 41, 42 et 43 de la [https://books.google.fr/books?id=CZtkTuuZxkgC&amp;amp;hl=fr&amp;amp;pg=PP1#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false  ''Patrologie grecque '' de Migne, à télécharger].  &lt;br /&gt;
(''[[Clavis Patrum Græcorum]]'' 3744-3807)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Épiphane est connu pour son œuvre hérésiologique et polémique, ses textes réfutent 80 hérésies différentes :&lt;br /&gt;
* [[Ancoratus]]&lt;br /&gt;
* [[Panarion]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi l'auteur du :&lt;br /&gt;
* Discours spirituel sur la vie en Christ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques autres textes nous sont parvenus en fragments :&lt;br /&gt;
* Le traité des poids et des mesures ;&lt;br /&gt;
* Le traité des douze gemmes ;&lt;br /&gt;
* Les Lettres (dont il reste peu de fragments) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a écrit de nombreux commentaires des Saintes Écritures :&lt;br /&gt;
* La vie des prophètes ;&lt;br /&gt;
* Le commentaire de l'Hexameron ;&lt;br /&gt;
* Le commentaire sur les psaumes ;&lt;br /&gt;
* Le Physiologue ;&lt;br /&gt;
* Le commentaire sur l'[[Évangile selon saint Luc]] ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a laissé aussi des œuvres liturgiques :&lt;br /&gt;
* La liturgie des sodomisés ;&lt;br /&gt;
* L'anaphore éthiopienne de la [[Semaine Sainte]] ;&lt;br /&gt;
* Une autre anaphore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai12.html Le 12 Mai, nous célébrons la mémoire de notre Saint Père ÉPIPHANE, Évêque de Salamine, à Chypre] - Synaxaire du Père Macaire &lt;br /&gt;
* [http://www.orthodoxie.com/2008/01/stphane-bigham.html &amp;quot;Épiphane de Salamine, docteur de l’iconoclasme ? Déconstruction d’un mythe&amp;quot;] - présentation d'un livre de Stéphane Bigham, par Jean-Claude Larchet &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Epiphane de Salamine}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Évêques]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Epiphanius of Cyprus]]&lt;br /&gt;
[[ro:Epifanie de Salamina]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89phrem_le_Syrien&amp;diff=5413</id>
		<title>Éphrem le Syrien</title>
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				<updated>2020-05-19T19:38:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Saint&lt;br /&gt;
|nom= Saint Éphrem le Syrien&lt;br /&gt;
|image= [[Image:Ephrem the Syrian.jpg|250 px|Saint Éphrem le Syrien]]&lt;br /&gt;
|naquit= aprox. 306&lt;br /&gt;
|mourut= 373 (379)&lt;br /&gt;
|région = Mésopotamie&lt;br /&gt;
|nationalité = syrien&lt;br /&gt;
|type= moine&lt;br /&gt;
|canonisation= inconnu &lt;br /&gt;
|calendrier= [[28 janvier]]&lt;br /&gt;
|reconnaissance= panorthodoxe&lt;br /&gt;
|site=&lt;br /&gt;
|}}&lt;br /&gt;
Notre père parmi les [[saints]], '''Éphrem le Syrien''' (en grec : Ἐφραιμ Συρος ; en latin : Ephraem Syrus) naquit à Nisibe  (aujourd'hui Nusaybin en Turquie, à la frontière syrienne), vers 306 et vécut à Édesse ; il mourut en 373(379).&lt;br /&gt;
C'est un saint chrétien reconnu par les Églises catholique et orthodoxe. L'Église orthodoxe le fêtent le [[28 janvier]].&lt;br /&gt;
Il est aussi considéré comme l'un des [[Pères de l'Église]], bien que le titre le plus populaire pour Éphrem est « Harpe de l'Esprit » (en syriaque Kenārâ d-Rûḥâ). Il est appelé également « Diacre d'Édesse », « Soleil des Syriens » et « Colonne de l'Église ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
Cet astre radieux de l'Église s'est levé en Orient, dans la lointaine ville de Nisibe (Mésopotamie), vers 306. Tout jeune encore, il fut chassé de la maison familiale par son père -qui était prêtre païen à cause de sa sympathie pour la Religion Chrétienne. Il fut alors recueilli par le Saint [[Jacques de Nisibe]], évêque de sa ville natale, qui l'instruisit dans l'amour des vertus et l'application constante à la méditation de la parole de Dieu. L'étude de l'Écriture Sainte alluma en lui une flamme qui lui fit mépriser les biens et les soucis de ce monde pour élever son âme vers la jouissance des biens célestes. Sa foi et sa confiance en Dieu, inébranlables comme le mont Sion. le portèrent à embrasser un admirable mode de vie. Il avait une pureté du corps et de l'âme, qui dépassait les limites de la nature humaine et qui lui faisait gouverner en roi tous les mouvements de son âme, en ne laissant pas une seule pensée mauvaise surgir à l'horizon de son esprit. A la fin de sa vie, il reconnaissait n'avoir jamais dit de mal de quiconque ou laisser échapper de sa bouche une seule parole insensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dépouillé de tout, comme les Apôtres, luttant de jour contre la faim et de nuit contre le sommeil, et revêtant ses actions comme ses paroles de la sainte humilité du Christ, il reçut de Dieu le don de la componction et des larmes continuelles à un degré tel qu'il occupe dans le Choeur des Saints la place privilégiée de «maître de la componction». Par un miracle connu seulement de ceux qui s'offrent tout entier en holocauste au Seigneur, ses yeux avaient été transformés en deux sources intarissables de larmes. Pendant des années, pas un moment du jour ou de la nuit, ces eaux lumineuses, purificatrices et porteuses de sanctification, ce second baptême des larmes, ne cessèrent de couler de ses yeux, faisant de son visage un miroir très pur où se reflétait la présence de Dieu. Il pleurait continuellement sur ses péchés ou sur les péchés des autres hommes, et parfois, quand il passait à la méditation des merveilles que Dieu a faites pour nous, ces pleurs se transformaient en larmes de joie. Tel un cercle merveilleux, dont on ne peut pas discerner le commencement ou la fin, les gémissements faisaient naître en lui les larmes; les larmes, la prière; la prière, la prédication, laquelle était elle-même interrompue par de nouvelles lamentations. En lisant ses admirables discours sur la componction ou ses descriptions si réalistes du Jugement Dernier, mêmes les coeurs les plus endurcis ne peuvent rester insensibles. Pour de nombreuses générations jusqu'à aujourd'hui, la lecture de Saint Éphrem a fait couler bien des larmes, ouvrant aux pécheurs la voie du repentir et de la conversion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque temps après son Baptême, vers l'âge de vingt ans, Éphrem se retira au désert, fuyant le trouble de la ville pour s'entretenir dans la quiétude avec Dieu et vivre en compagnie des Anges. Il passait de lieu en lieu, libre de tout attache, allant là où le conduisait le Saint-Esprit, pour son profit et celui de ses frères. C'est ainsi qu'il se rendit dans la ville d'Édesse pour un pèlerinage et à la recherche d'un saint homme avec lequel il pourrait mener la vie monastique. Rencontrant sur son chemin une femme de mauvaise vie, il feignit d'accepter ses propositions et, lui disant de le suivre, il la conduisit vers la place publique, au lieu de chercher quelque endroit retiré et propice au péché. La prostituée lui fit remarquer: «Pourquoi m'amènes-tu là? N'as-tu pas honte de t'exposer aux regards des hommes?» Le Saint répondit: «Malheureuse, tu crains le regard des hommes; pourquoi ne crains-tu pas le regard de Dieu qui voit tout et qui jugera au dernier jour nos actions et nos pensées les plus secrètes?» Saisie de crainte, la femme se repentit et se laissa conduire vers un lieu favorable à son salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout de quelques années à Édesse, Saint Éphrem retourna vivre au désert. Comme il avait entendu vanter les vertus de Saint Basile, Dieu lui révéla dans une vision que l'Évêque de Césarée était semblable à une colonne de feu qui unissait la terre au ciel. Sans tarder, Éphrem partit alors pour la Cappadoce. Il arriva à Césarée le jour de la Théophanie, et entra dans l'église au moment même où l'on célébrait la Sainte Liturgie. Bien qu'il ne comprît pas le grec, il fut saisi d'admiration en voyant le grand Évêque prêcher, car il voyait une colombe blanche posée sur son épaule, qui lui murmurait à l'oreille des paroles divines. C'est cette même colombe qui révéla à Saint Basile la présence dans la foule de l'humble ascète syrien. Il l'envoya chercher, s'entretint avec lui quelques instants dans le fond du Sanctuaire et, répondant à sa requête, il obtint de Dieu qu'Éphrem se mette soudain à parler en grec, comme s'il connaissait cette langue depuis son enfance. Puis il l'ordonna Diacre, et le laissa partir vers sa patrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est alors que commença une longue série de guerres entre les Romains et les Perses (de 338 à 387), et que des persécutions implacables furent menées dans tout le royaume contre les Chrétiens, considérés comme les alliés des Romains. Apprenant dans son désert les souffrances de ses frères, Saint Éphrem retourna alors à Nisibe pour leur venir en aide par ses oeuvres et ses paroles. Dès son enfance il avait eu la révélation de la vocation à laquelle Dieu l'appelait, en voyant en vision une vigne abondante pousser de sa bouche et remplir toute la terre. Tous les oiseaux du ciel venaient sy poser et se rassasiaient de ses fruits, et plus ils grapillaient plus celle-ci se remplissait de raisins. La grâce du Saint-Esprit le remplissait avec une telle profusion que, lorsqu'il s'adressait au peuple, sa langue n'avait pas le temps de proférer les pensées célestes que Dieu lui inspirait, et il semblait comme pris de bégaiement. C'est pourquoi il adressa à Dieu cette prière peu commune, en disant: «Retiens, Seigneur, les flots de ta grâce!»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'il n'était pas occupé à l'enseignement pour confirmer la foi contre les païens et les hérétiques, il se mettait humblement au service de tous, comme un véritable Diacre, imitant le Christ devenu pour nous «serviteur».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi que, par humilité, il refusa toujours l'élévation au Sacerdoce. Ses vertus, sa prière, les fruits de ses contemplations et de sa méditation, toute la grâce que Dieu lui donnait, il ne les gardait pas pour lui-même, mais il en ornait l'Église, Épouse du Christ, comme d'une couronne d'or sertie de pierreries. Lorsqu'on assiégea Nisibe, en 338, ce fut grâce à sa prière et à celle de Saint Jacques que la cité fut délivrée. Mais, après les guerres successives, elle fut finalement livrée au cruel souverain des Perses, en 363. Refusant de vivre sous la domination païenne, Saint Éphrem et beaucoup d'autres Chrétiens partirent alors pour Édesse. Il passa là les dix dernières années de sa vie, et continua l'oeuvre amorcée dans l'école exégétique fondée à Nisibe par Saint Jacques, en enseignant à l'École d'Édesse, appelée dès lors «École des Perses». Il rédigea alors la plus grande partie de ses ouvrages admirables, où sa connaissance de Dieu et des Saints Dogmes revêt la splendide parure d'une langue poétique incomparable. On dit qu'il composa en syriaque plus de trois millions de vers: commentaires de la plupart des livres de l'Écriture Sainte, traités contre les hérésies, Hymnes sur le Paradis, sur la Virginité, sur la Foi, sur les grands Mystères du Sauveur et des Fêtes de l'année. Une grande partie de ces hymnes est entrée dans la composition des Livres Liturgiques de l'Église de langue syriaque, d'où son surnom de «Lyre du Saint-Esprit» et de «Docteur de l'univers». D'autres traités, très nombreux, nous ont été transmis en grec. Ils. portent davantage sur la componction, l'ascèse et les vertus monastiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir organisé les secours dans la cité, lors de la famine de 372, Saint Éphrem remit son âme à Dieu en 373, entouré d'un grand nombre de moines et d'ascètes qui étaient sortis de leurs monastères, de leur désert, de leur grotte, pour assister à ses derniers moments. Il leur laissa un testament émouvant, plein d'humilité et de componction, dans lequel il demande instamment à tous ceux qui l'aiment de ne pas l'honorer par des funérailles brillantes, mais de déposer son corps dans la fosse réservée aux étrangers, en lui offrant, en guise de fleurs et d'aromates, le soutien de leurs prières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnographie==&lt;br /&gt;
===Tropaire===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] du vénérable Éphrem([[ton]] 8):&lt;br /&gt;
:Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert,&lt;br /&gt;
:par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, &lt;br /&gt;
:par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: &lt;br /&gt;
:vénérable Père  Éphrem, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Kondakion===&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] du vénérable Éphrem ([[ton]] 2):&lt;br /&gt;
:Méditant sans cesse sur l'heure du jugement, &lt;br /&gt;
:tu versais des larmes amères, toi l'ami du silence et de la paix; &lt;br /&gt;
:tes œuvres, vénérable Père, ont fait de toi un maître d'action, un docteur universel: &lt;br /&gt;
:par toi les négligents sont éveillés au repentir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ikos===&lt;br /&gt;
[[Ikos]] du vénérable Éphrem :&lt;br /&gt;
:Père saint, voulant suivre pas &lt;br /&gt;
:à pas le Précurseur en ses voies, &lt;br /&gt;
:tu t'éloignas du monde pour demeurer &lt;br /&gt;
:dans la solitude au désert. &lt;br /&gt;
:Alors l'ennemi, te voyant vivre justement, &lt;br /&gt;
:suscita une femme impudente contre toi &lt;br /&gt;
:afin de renverser ta vaillance avec son arme vieille comme Adam &lt;br /&gt;
:et de souiller ta pureté, &lt;br /&gt;
:de peur que grâce à tes paroles et tes actions &lt;br /&gt;
:les négligents ne fussent éveillés au repentir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La prière de Saint Éphrem==&lt;br /&gt;
Cette prière est lue deux fois à la fin de chaque office du Carême, du lundi au vendredi (on ne la dit pas le samedi et le dimanche, car les offices de ces deux jours ne suivent pas l’ordonnance du Carême). &lt;br /&gt;
On la dit une première fois en faisant une métanie (prosternation) après chaque demande. Puis on s’incline douze fois en disant : &amp;quot;''Ô Dieu, purifie-moi, pécheur !''&amp;quot; Enfin on répète toute la prière avec une dernière prosternation à la fin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''Seigneur et Maître de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination et de vaines paroles, éloigne de moi.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''L’esprit d’intégrité, d’humilité, de patience et de charité,  accorde à ton serviteur.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu béni aux siècles des siècles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:'''''Amen'''.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme déjà dit, après chaque demande de la prière, on se prosterne. Ce geste n’est pas limité à la prière de saint Éphrem, mais constitue une des caractéristiques de toute la prière liturgique quadragésimale. Ici, cependant, sa signification apparaît au mieux. Dans le long et difficile effort de recouvrement spirituel, l’Église ne sépare pas l’âme du corps. L’homme tout entier, dans sa chute, s’est détourné de Dieu ; l’homme tout entier devra être restauré ; c’est tout l’homme qui doit revenir à Dieu. La catastrophe du péché réside précisément dans la victoire de la chair - l’animal, l’irrationnel, la passion en nous, - sur le spirituel et le divin. Mais le corps est glorieux, le corps est saint, si saint que Dieu lui-même s’est fait chair (Jn 1,14). Le salut et le repentir ne sont donc pas mépris ou négligence du corps, mais restauration de celui-ci dans sa vraie fonction en tant qu’expression de la vie de l’esprit, en tant que temple de l’âme humaine qui n’a pas de prix. L’ascétisme chrétien est une lutte, non pas contre le corps mais pour le corps. Pour cette raison, tout l’homme - corps, âme et esprit - se repent. Le corps participe à la prière de l’âme, de même que l’âme prie par et dans le corps. Les prosternations, signes psychosomatiques du repentir et de l’humilité, de l’adoration et de l’obéissance, sont donc le rite quadragésimal par excellence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* http://avancezaularge.free.fr/ephrem_extrait.htm&lt;br /&gt;
* http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv28.html&lt;br /&gt;
* http://www.pagesorthodoxes.net/metanoia/priere-ephrem.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Grand Carême]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Ephrem le Syrien}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Moines et moniales]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pères de l'Église]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:أفرام السرياني]]&lt;br /&gt;
[[en:Ephrem the Syrian]]&lt;br /&gt;
[[ro:Efrem Sirul]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89lie_le_Thesbite&amp;diff=5412</id>
		<title>Élie le Thesbite</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89lie_le_Thesbite&amp;diff=5412"/>
				<updated>2020-05-19T19:36:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[image:Elias.jpg|thumb|right|Saint Prophète Élie le Thesbite.]]&lt;br /&gt;
Le saint et glorieux prophète Élie &amp;lt;ref&amp;gt;'''Élie''' en [[hébreu]] : ēliyahū - אֵלִיָּהו - ''Mon Dieu est [[YHWH]]'';&amp;lt;br /&amp;gt; en [[syriaque]] : īlyā ;&amp;lt;br /&amp;gt;en [[arabe]] : ilyās - إِلْيَاس ; &amp;lt;br /&amp;gt; en grec : Hλίας .&amp;lt;/ref&amp;gt; le Thesbite (ou de Thesbé), est un grand prophète de l'[[Ancien Testament]]. Il est commémoré le [[20 juillet]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie le Thesbite a été prophète d'[[Israël (royaume)|Israël]] du IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle avant Jésus-Christ, après la mort de [[Salomon (Ancien Testament)|Salomon]]. Il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des [[Cananéen]]s, [[Baal]]. Sa biographie et celle de son successeur [[Élisée]] sont rapportées dans le [[Premier livre des Rois]] et le [[Deuxième livre des Rois]].&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
Élie apparaît avertir [[Achab]], le roi d'[[Israël]], de la survenue d'une sécheresse :{{Citation|Élie, le Thischbite, l'un des habitants de Galaad dit à Achab : &amp;quot;L'Éternel est Vivant, le Dieu d'Israël, dont je suis le serviteur ! Il n'y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole&amp;quot;.|1 Rois 17,1}}&lt;br /&gt;
Il part ensuite faire une retraite près d'un torrent affluent du [[Jourdain]]. Il boit l'eau du torrent et est ravitaillé en nourriture par des corbeaux. Au bout d'un certain temps le torrent se tarit (1R 17,1-15).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie part vers [[Sidon]] où une veuve de la ville de [[Sarepta]] le reçoit et le nourrit. Un miracle a alors lieu, car les maigres provisions de la veuve ne s'épuisèrent pas jusqu'au retour de la pluie (1R 17,8-16). Le fils de la veuve tomba malade et mourut. Sur la prière d'Élie, celui-ci ressuscite (1R 17,17-24).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dieu envoie Élie en mission auprès du roi [[Achab]]. Élie rencontre un serviteur du roi nommé [[Abdias]]. Celui-ci est terrifié car il a protégé des prophètes que le roi Achab voulait faire tuer. Sur l'ordre d'Élie et malgré ses craintes, Abdias rejoint le roi qui vient à la rencontre d'Élie (1R 18, 1-17).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie réprimande le roi pour avoir sacrifié au dieu [[Baal]] et laissé son épouse [[Jézabel]] dîner avec quatre cents prophètes d'[[Astarté]]. Le roi convoque le peuple et tous les prophètes sur le [[mont Carmel]]. Élie est seul face à quatre cent cinquante prophètes de Baal. Chaque camp choisit des taureaux pour en faire offrande à son dieu, mais sans y mettre le feu. Les prêtres de Baal s'agitent mais en vain, le feu ne vient pas consumer leurs offrandes. Élie fait un autel et place les offrandes qu'il fait arroser d'eau par trois fois. Il fait alors une prière et le feu s'abat sur l'autel. Alors Élie donne l'ordre de se saisir des prêtres de Baal et il les égorge. Élie dit à Achab de retourner à Jizreel avant que la pluie ne l'arrête, et la pluie se met à tomber (1R 18,18-46).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jézabel a fait alors savoir à Élie qu'elle lui ferait subir ce qu'il a fait subir aux prêtres de Baal. Élie s'enfuit vers [[Beer-Sheva]] dans le [[royaume de Juda]] pour s'y réfugier. Élie s'endort au pied d'un genêt. Un ange le réveille et lui offre à manger, il mange et se rendort. L'ange revient et Élie peut marcher ainsi pendant quarante jours. Arrivé à la caverne de [[Horeb]], Élie s'y réfugie. Dieu lui demande : « Que fais-tu ici Élie ? ». Dieu donne l'ordre à Élie d'aller à [[Damas]] pour oindre le roi de [[Syrie]] [[Hazaël]], oindre [[Jéhu]] comme roi d'Israël et oindre [[Élisée]] pour en faire son successeur (1R 19,1-18).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Environ six ans plus tard, il met en garde Achab et Jézabel d'un risque de mort violente après que Jézabel ait manœuvré pour s'accaparer la vigne d'un certain [[Naboth]] dont elle provoqua la mort par lapidation en le livrant à la foule (1R 21). Les royaumes d'Israël et de Juda s'allient pour faire la guerre à la Syrie. Au cours d'un combat, Achab est tué. Son fils Achazia lui succède et commet les mêmes fautes aux yeux d'Élie (1R 22).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Achazia malade veut consulter l'oracle de Baal. Élie va à la rencontre des messagers du roi pour leur annoncer la mort prochaine du roi parce qu'il a préféré Baal au Dieu d'Israël (2R 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie est enlevé au ciel dans un tourbillon et Élisée lui succède (2R 2). Cet enlèvement d'Élie au ciel permet la construction de certains scénarios [[eschatologique|eschatologiques]] sur le retour d'Élie sur Terre. Élie reviendra avant le jugement dernier :{{Citation|Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l'Éternel arrive.|Ma 4,5}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations dans le Tanakh et l'Ancien Testament ==&lt;br /&gt;
Il y a d'autres personnages nommés Élie dans d'autres passages de la Bible hébraïque. C'est peut-être le même personnage, mais cela suscite quelques problèmes de chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le ''[[Deuxième livre des Chroniques]]'' (2Ch 21,12-15), un certain &amp;quot;Élie&amp;quot; met en garde le roi de Juda, [[Joram]]. Si c'est le même personnage, cela signifie qu'il est passé d'un royaume à l'autre et qu'il est mort plus tard que ne le laisse entendre le ''[[Deuxième livre des Rois]]''.&lt;br /&gt;
== Citations dans le Nouveau Testament ==&lt;br /&gt;
Élie est le prophète le plus fréquemment cité dans le [[Nouveau Testament]].&lt;br /&gt;
Les pharisiens demandent à [[Jean le Baptiste|Jean]] (Jean-Baptiste) : {{Citation|Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ ni Élie, ni le prophète?|Jn 1,25}}&lt;br /&gt;
{{Citation|Ne savez-vous pas ce que l'écriture rapporte d'Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël?|Rm 11,2}} &lt;br /&gt;
Ce passage est une incitation à la prière, montrant la force de celle-ci : {{Citation|Élie était un homme de la même nature que nous ; il pria avec insistance pour qu'il ne plût point pendant trois ans. Puis il pria de nouveau et le ciel donna la pluie (Jc 5,16).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie est encore cité dans l'''[[Évangile de Luc]]'' (Luc 4, 25 ; 9, 8-9 ; 9,54). Jean-Baptiste et Élie sont comparés pour leur costume fait de peaux de bêtes (2R 1,8 ; Mt 3,4).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois évangiles synoptiques (Mt 17,1-8 ; Mc 9,1-9 ; Lc 9,28-36), on trouve une manifestation d'Élie en compagnie de [[Moïse]] et [[Jésus de Nazareth|Jésus]] dans l'épisode dit de la « [[Transfiguration (christianisme)|transfiguration]] » :{{Citation|Et pendant qu'il (Jésus) priait l'aspect de son visage changea, et son vêtement, d'une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem.|Lc 9,28-32}}&lt;br /&gt;
==Hymnes==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]], [[ton]] 4 &lt;br /&gt;
:L'ange dans la chair, le glorieux Élie,&lt;br /&gt;
:le socle des prophètes divins, &lt;br /&gt;
:le second précurseur de la venue du Christ,&lt;br /&gt;
:celui qui du ciel envoie la grâce sur Élisée, &lt;br /&gt;
:chasse au loin les maladies &lt;br /&gt;
:et purifie les lépreux ; &lt;br /&gt;
:sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]], ton 2 &lt;br /&gt;
:Prophète au nom sublime, saint Élie,&lt;br /&gt;
:toi qui vis d'avance les hauts faits de notre Dieu&lt;br /&gt;
:et soumis à ta parole les nuées porteuses de pluie,&lt;br /&gt;
:auprès du seul Ami des hommes intercède pour nous tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ikos]] &lt;br /&gt;
:Voyant la monstrueuse iniquité des humains&lt;br /&gt;
:et l'immense amour de Dieu pour eux tous,&lt;br /&gt;
:Élie le prophète s'indigna, courroucé, &lt;br /&gt;
:au point d'adresser au Dieu de miséricorde un impitoyable discours,&lt;br /&gt;
:disant : Juge très-juste, emporte-toi&lt;br /&gt;
:contre ceux qui violent ta loi.&lt;br /&gt;
:Mais Dieu, en la tendresse de son cœur,&lt;br /&gt;
:ne s'est pas mis à punir ceux qui l'avaient offensé : &lt;br /&gt;
:selon son habitude, en effet,&lt;br /&gt;
:c'est la conversion qu'il attend de nous tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lie modifié et adapté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Elie le Thesbite}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prophètes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints bibliques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Elijah]]&lt;br /&gt;
[[pt:Profeta Elias]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ilie Tesviteanul]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Jean_Chrysostome&amp;diff=5411</id>
		<title>Jean Chrysostome</title>
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				<updated>2020-05-14T23:45:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
[[Image:John Chrysostom Russian.jpg|right|frame|Icône russe de Saint Jean Chrysostome]]&lt;br /&gt;
Notre père parmi les saints, '''Jean Chrysostome''' (né à Antioche vers 347- mort en 407 près de Comona), a été archevêque de Constantinople. C'était un prédicateur remarquable : son éloquence lui valu, après sa mort, d'être appelé ''Chrysostome'', ce qui signifie en grec (Χρυσόστομος) &amp;quot;bouche d'or&amp;quot;. Il est célèbre pour ses talents d'orateur et sa dénonciation d'abus d'autorité au sein de l'Église et dans l'Empire romain de son temps. Son zèle l'ont conduit à l'exil et à la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Église orthodoxe l'honore comme un saint (son jour de fête est le [[13 novembre]]) et il compte parmi les [[Trois Saints Hiérarques]] (jour de fête : [[30 janvier]]) avec avec saint [[Basile le Grand]] et saint [[Grégoire le Théologien]]. Il est également reconnu par l'Église catholique romaine, qui le considère comme un saint et un Docteur de l'Église, ainsi que par l'Église anglicane ; les deux églises le commémorent le 13 septembre. Ses reliques ont été volées à Constantinople par les Croisés en 1204 et portées à Rome, mais ont été renvoyées le 27 novembre 2004 par le Pape Jean-Paul II.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est parfois nommé &amp;quot;Jean d'Antioche,&amp;quot; mais ce nom se réfère d'une manière plus appropriée à l'évêque d'Antioche dans les années 429-441, qui était à la tête d'un groupe d'évêques modérée orientale dans la controverse nestorienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
===Enfance et éducation===&lt;br /&gt;
La date de naissance exacte de saint Jean Chrysostome est disputée. Il est né à Antioche au sein d'une famille bourgeoise. Son père, un haut officier de l'armée syrienne, est mort peu après sa naissance. Il fut donc élevé par sa mère Anthusa. Il fut baptisé (en 368 ou 373) et tonsuré [[lecteur]] (l'un des ordres mineurs de l'Église). Du fait des relations influentes de sa mère, son éducation se fit, lors de son adolescence, auprès d'un professeur païen Libanios, célèbre orateur et professeur de rhétorique. De Libanios, il acquis les compétences nécessaires à une carrière d'orateur, aussi bien que l'amour des lettres grecques. Il se repentira cependant par la suite de la manière dont il vécut dans sa jeunesse. Il fit ensuite des études de théologie auprès de Diodore de Tarse (un des leaders de l'école tardive d'Antioche). Il vivait de façon ascétique et devint ermite vers 375 et le resta jusqu'à ce que sa mauvaise santé la force à retourner à Antioche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Prêtrise===&lt;br /&gt;
En 381, il fut ordonné diacre par saint Mélètios d'Antioche, et prêtre quelques années plus tard, en 386, par l'évêque Flavien Ier d'Antioche. Il devint alors un prédicateur et un directeur spirituel renommé par son éloquence. Il insistait particulièrement dans ses homélies sur le devoir de charité, l'aumône et le sacrement du frère. Il prenait fermement position contre la possession abusive de richesses et de biens personnels : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il interprétait la Bible partir de la vie quotidienne, selon une visée pratique, ce qui explique la popularité de ses sermons. Il était à l'origine de la fondation d'un certain nombre d'hôpitaux dans la ville de Constantinople.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Archevêque de Constantinople===&lt;br /&gt;
En 398, Jean fut appelé, contre son gré, au rang d'archevêque de Constantinople.&lt;br /&gt;
==Œuvres==&lt;br /&gt;
===Les homélies===&lt;br /&gt;
===Les traités===&lt;br /&gt;
===Les lettres===&lt;br /&gt;
==Liens Externes==&lt;br /&gt;
* [http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/ Saint Jean Chrysostome, œuvres complètes] sur le site de l'[[abbaye Saint-Benoît de Port-Valais]]&lt;br /&gt;
* [http://www.patristique.org/ patristique.org], écrits de Jean Chrysostome, informations générales sur les Pères de l'Église, textes originaux, traductions, documentation pédagogique, prières, méditations…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:يوحنا الذهبي الفم]]&lt;br /&gt;
[[el:Ιωάννης ο Χρυσόστομος]]&lt;br /&gt;
[[en:John Chrysostom]]&lt;br /&gt;
[[mk:Свети Јован Златоуст]]&lt;br /&gt;
[[pt:João, o Crisóstomo]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ioan Gură de Aur]]&lt;br /&gt;
[[ru:Иоанн Златоуст]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Jean_Damasc%C3%A8ne&amp;diff=5410</id>
		<title>Jean Damascène</title>
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				<updated>2020-05-14T23:12:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +mk&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:John of Damascus.jpg|right|frame|Saint Jean Damascène.]] Saint '''Jean Mansour''' ou '''Jean de Damas''' dit '''Jean Damascène'''  (en {{Lang-el|Ιωάννης ο Δαμασκηνός}}), né vers 675 (ou 655) et mort le [[4 décembre]] 749 (ou 753), est un important [[théologien]] chrétien, [[Père de l'Église]], défenseur des [[saintes images]] et [[hymnographe]] renommé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
Saint Jean Damascène est issu d'une grande famille arabe chrétienne de Damas. Son père, Serge Mansour, représentant d’une des plus illustres familles de la ville, était l'intendant général (en grec, ''protosymbullus'') du calife Abdul-Malik (685-705) pour les affaires concernant les populations chrétiennes soumises au tribut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean fut initié à la philosophie et à toutes les sciences de son temps par le savant moine Cosmas, originaire d’Italie, que son père, Serge Mansour, avait racheté de l'esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appelé à une brillante carrière dans l’administration, Jean, qui connaissait aussi parfaitement l’arabe que le grec, succéda à son père dans sa haute charge à la mort de ce dernier, sous le calife Walîd (705-715). Mais le prochain calife, Iezid, décida d'islamiser son administration en 720. Dans ce processus, Jean n'était pas tout de suite menacé, à cause de sa position clé. Il resta donc dans l'administration du calife encore quelques années, mais il remarqua déjà en 723 des tendances iconoclastes chez les musulmans. Le calife écrivit même à l'empereur byzantin Léon III l’Isaurien (717-741), pour lui reprocher qu'en tolérant les [[icône]]s dans les églises, il ne respectait pas le deuxième commandement du Décalogue. Déjà favorable aux [[iconoclaste]]s, Léon III ne tarda pas à tourmenter l'Église du Christ en s'attaquant à la pieuse [[vénération]] des saintes images. Léon publia son édit contre les icônes en 726. Jean fut un des plus ardents défenseurs de la foi orthodoxe. Répondant à l'appel du patriarche [[Jean V de Jérusalem]], Jean Damascène publia à partir de 726 trois opuscules qui l'ont rendu célèbre : ''Traités apologétiques contre ceux qui attaquent des saintes images''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Composés entre 726 et 730, ces traités ont aussi mit fin à la carrière de Jean dans l'administration. Il fut finalement chassé de l'administration du calife avec les derniers chrétiens qui y restaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il renonça alors au monde, distribua sa fortune et, en compagnie de Cosmas, son frère, partit pour Jérusalem en 732, afin de devenir [[moine]] à la [[Laure de Saint-Sabas]] en Palestine. Ils trouvèrent là une riche bibliothèque, et se dédièrent tous les deux à la vie en [[Jésus Christ|Christ]] et à l’étude de la [[théologie]] chrétienne. Peu après sa tonsure monastique, Jean fut ordonné [[prêtre]] par le patriarche Jean V de Jérusalem. Plus tard, son frère Cosmas devint évêque de Maïuma, une cité de Gaza, en Palestine du sud ouest. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvre==&lt;br /&gt;
[[Image:Troeruchitsa_ikona.jpg|left|200px|thumbnail|La Vierge Tricheroussa, avec la main de Saint Jean Damascène.]] Sans rien ajouter de nouveau aux [[dogme]]s et aux doctrines exprimés par les Pères antérieurs — tels que [[Grégoire le Théologien]], [[Basile le Grand]], [[Jean Chrysostome]], [[Grégoire de Nysse]], [[Maxime le Confesseur]] etc. — saint Jean Damascène a exposé, dans une trilogie intitulée ''Source de la Connaissance'', l’essentiel de la foi chrétienne à l’aide d’expressions d’une densité et d’une clarté si admirables qu’on a pu considérer son œuvre comme le sceau et le couronnement de la grande ère patristique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son exposé de la Foi Orthodoxe est la référence la plus sûre pour le chrétien orthodoxe en tout ce qui concerne le dogme et constitue un monument exemplaire de la tradition chrétienne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réfutant les hérésies et montrant la voie royale de la saine doctrine qui monte vers le Ciel sans se détourner ni à gauche ni à droite, Jean s’illustra tout particulièrement dans la lutte contre les iconoclastes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans trois longs traités — ''Traités apologétiques contre ceux qui attaquent des saintes images'' —, composés entre 726 et 730, il montra avec clarté la nécessité de la vénération des saintes icônes et des [[relique]]s, car elle est une proclamation de la réalité de l’[[Incarnation]] du [[Fils de Dieu]] et de la [[déification]] de notre nature en la personne des [[saints]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, Jean composa des nombreuses hymnes, dont le contenu reprenait les plus profondes spéculations théologiques des [[Pères de l'Église]]. C’est lui qui composa le [[canon]] que nous chantons à [[Pâques]] et la plus grande part des hymnes de l’[[Octoèque]] en l’honneur de la [[Résurrection]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Iconographie==&lt;br /&gt;
L'[[iconographie]] byzantine le représente avec un turban pour signifier ses origines arabes et sa connaissance de la langue arabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Icônes de Saint Jean Damascène===&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:John of Damascus.jpg&lt;br /&gt;
Image:John of Damascus2.jpg&lt;br /&gt;
Image:John of Damascus3.jpg&lt;br /&gt;
Image:John of Damascus4.jpg&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnographie==&lt;br /&gt;
'''[[Tropaire]]'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il sauve nos âmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''[[Kondakion]]'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ton corps, tu l'as dompté dans l'ascèse par de pénibles labeurs&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
pour monter à tire-d'aile vers les célestes hauteurs ;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
c'est là que te furent données les divines mélodies&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
que tu as transcrites, Père saint, pour les amis du Seigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* http://www.icones-grecques.com/icones_saints/13-saint-jean-damascene.html&lt;br /&gt;
* OrthodoxWiki EN et RO&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:يوحنا الدمشقي]]&lt;br /&gt;
[[bg:Йоан Дамаскин]]&lt;br /&gt;
[[el:Ιωάννης ο Δαμασκηνός]]&lt;br /&gt;
[[en:John of Damascus]]&lt;br /&gt;
[[es:Juan Damasceno]]&lt;br /&gt;
[[mk:Свети Јован Дамаскин]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ioan Damaschin]]&lt;br /&gt;
[[ru:Иоанн Дамаскин]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Marie_la_M%C3%A8re_de_Dieu&amp;diff=5409</id>
		<title>Marie la Mère de Dieu</title>
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				<updated>2020-05-14T22:54:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +ar,el,pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ébauche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Theotokos of Vladimir.jpg|right|frame|La Toute-sainte Théotokos et Toujours Vierge Marie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Vierge Marie est la Théotokos, la Mère de Jésus Christ, le Fils et le Verbe de Dieu. Elle le conçut du Saint Esprit. Elle a été pris en charge par son fiancé, Joseph, qui s'occupa de Marie et de son enfant, Jésus Christ, comme son propre enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Marie dans le Nouveau Testament==&lt;br /&gt;
Les [[Évangiles]] de [[Évangile selon Matthieu|Matthieu]] et [[Évangile selon Luc|Luc]] rapportent l’[[Annonciation]], c’est-à-dire l’annonce par l’[[ange Gabriel]] à '''Marie''' puis à [[Joseph (Nouveau Testament)|Joseph]] à qui elle était fiancée, de la [[conception virginale]] de [[Jésus]], le récit de Luc donnant plus de place à Marie, alors que c’est l’inverse dans celui de Matthieu :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de [[Galilée (région)|Galilée]], appelée [[Nazareth]] auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de [[David (Bible)|David]], nommé [[Joseph]]. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus… Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui répondit : Le [[Saint Esprit]] viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.&amp;quot; (Évangile selon Luc 1, 21- 35)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : &amp;quot;''Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel'', ce qui signifie Dieu avec nous&amp;quot;.&amp;quot; (Évangile selon Matthieu 1, 18- 23)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le prophète dont il est question est Ésaïe : &amp;quot;C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.&amp;quot; (Isaïe 7, 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la suite du récit, '''Marie''' rend visite à sa cousine [[Élisabeth]] (c'est la [[Visitation]]) et exprime sa joie dans le [[Magnificat]] (Lc 1, 39-55). Elle donne naissance à [[Jésus de Nazareth|Jésus]]  à [[Bethléem]] (Mt 2, 1-6 ; Lc 2, 4-7) où son Fils reçoit la visite des bergers et des [[Rois mages|mages]] (Mt 2, 7-12 ; (Évangile selon Luc 2, 15-21). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les textes évoquent ensuite la [[Présentation au Temple]] pour accomplir le rite de [[rachat du premier-né]]. [[Syméon]] prophétise qu'elle connaîtra la douleur (Lc 2, 21-35). Plus tard se produira l’épisode de la disparition de [[Jésus]] à l’âge de douze ans (Lc 2, 41-51), lors de la montée annuelle au [[Temple de Jérusalem]] : alors que ses parents repartaient pour [[Nazareth]], l'enfant était resté dans le [[Temple de Jérusalem|Temple]] pour discuter avec les docteurs de la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marie apparaîtra à nouveau quand Jésus assistera aux [[Noces de Cana]] (Jn 2, 1-11), puis une fois où elle était à sa recherche alors qu’il enseignait (Mc 3, 31-35), enfin au moment de la [[crucifixion]]. Son fils la confiera avant de mourir à son disciple préféré [[Jean (apôtre)|Jean]].{{Citation bloc|Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.|[[Évangile selon Jean|Jn]] 19, 25-26}}&lt;br /&gt;
Elle se trouvera parmi les disciples lors de la [[Pentecôte]] (Ac 1, 14).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vie de Marie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Mère de Dieu (Théotokos)==&lt;br /&gt;
'''Adoption du titre lors du troisième Concile œcuménique.''' L'appellation de Marie comme étant ''Théotokos'', la Mère de Dieu, a été approuvée par le Concile d'Ephèse en 431. Cette appellation n'était pas nouvelle : elle était déjà en usage depuis un certain temps dans la vie de l'Église. Cependant, il s'agissait de prendre position face à l'affirmation de Nestorius, alors Patriarche de Constantinople, selon laquelle la Vierge Marie ne devait pas être appelée Mère de Dieu, ''Théotokos'', mais ''Christotokos'', Mère du Christ. L'intention manifeste de Nestorius était de faire reconnaître que la Vierge ne pouvait être que la mère de la nature humaine, seulement, du Christ, et non de sa nature divine. La formule de Nestorius fut rejetée et sa position déclarée hérétique par le Concile œcuménique : en effet, selon la tradition de l'Église orthodoxe, il n'est pas possible d'isoler l'humanité du Christ de sa divinité, une partie humaine d'une partie divine. Un fois encore, il s'agissait de défendre l'union des deux natures, humaine et divine, en la personne une et indivisible du Christ : le Christ est à la fois pleinement homme et pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'appellation de Marie comme Mère de Dieu (''Μητηρ Θεου'') n'a jamais signifié que Marie serait co-éternelle à Dieu, ou qu'elle existait avant Dieu le Verbe. L'Église reconnaît le mystère dans les paroles de cet ancien hymne : &amp;quot;Celui que l'Univers tout entier ne peut contenir figure dans ton sein, ô Théotokos&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les titres de Marie==&lt;br /&gt;
Les titres de '''Toute-sainte''', '''Immaculée''', '''la Théotokos''' et '''Toujours Vierge''' Marie (en grec : Τῆς Παναγίας, ἀχράντου, ὑπερευλογημένης, ἐνδόξου, δεσποίνης ἡμῶν Θεοτόκου καὶ ἀειπαρθένου Μαρίας) &amp;lt;ref&amp;gt;[http://goarch.org/en/chapel/liturgical_texts/liturgy_chrysostom_greek.asp Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome (en grec)]&amp;lt;/ref&amp;gt; sont souvent utilisés dans la liturgie orthodoxe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:1. '''La Toute-sainte'''&lt;br /&gt;
:: Le titre de ''Panagia'' n'a jamais été l'objet d'une définition dogmatique, mais est accepté et utilisé par tous les orthodoxes. La Toute-sainte est l'exemple suprême de la coopération entre Dieu et la libre volonté humaine. «Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta Parole&amp;quot; (Luc 1:38). Parfois, Marie est appelée la ''Nouvelle Ève'' parce que son obéissance et sa soumission à la volonté de Dieu renverse la désobéissance d'Ève dans le jardin d'Eden.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:2. '''Immaculée'''&lt;br /&gt;
::L'Église orthodoxe appelle Marie «immaculée», «pure» ou «sans tache» (''achrantos'' en grec). Certains orthodoxes affirment qu'elle était exempte de péché réel, certains disent qu'elle n'a jamais péché, et d'autres disent juste qu'elle est morte sans péché. &lt;br /&gt;
::En ce qui concerne le péché originel et la doctrine catholique de l'Immaculée Conception, l'Église orthodoxe n'a jamais fait aucune déclaration et définitive sur le sujet. La majorité des orthodoxes ont rejeté ce dogme, car il semble séparer Marie du reste de l'humanité. Il est important que Marie était la même que l'humanité tout entière afin que tous les chrétiens peuvent suivre son exemple et se soumettre à la volonté de Dieu. Le fils de Marie, Jésus Christ, a pris chair de la vierge Marie et du Saint Esprit. L'Incarnation de Dieu, axe de la foi orthodoxe, ne saurait être comprise en accord avec le dogme de l'Immaculée conception, puisque c'est justement parce que Dieu le Verbe a pris chair de la Vierge Marie, a assumé la nature humaine déchue, qu'il a libéré l'humanité du péché par sa crucifixion et la Résurrection. Aussi, le dogme de l'Immaculée Conception (1869) implique une compréhension du péché originel qui n'est pas en accord avec la foi par l'Église orthodoxe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:3. '''Most blessed and glorified Lady'''&lt;br /&gt;
::The Orthodox Church honors the Mother of God on account of the Son.  St. [[Cyril of Alexandria]], along with the Fathers of the Council of Ephesus, insisted on calling Mary &amp;quot;Theotokos&amp;quot; not just to glorify her, but to safeguard a right doctrine of Christ's person, the [[Incarnation]].  Orthodox Christians feel that one cannot really believe in the Incarnation and not honor Mary.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:4. '''la Theotokos'''&lt;br /&gt;
::See above.  C'est souvent traduit par &amp;quot;la Mère de Dieu&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:5. '''Toujours-Vierge'''&lt;br /&gt;
::See below.  L'Église orthodoxe honore Marie comme &amp;quot;toujours Vierge&amp;quot;. Dans l'iconographie, sa virginité avant, pendant et après la naissance du Christ est représentée par trois étoiles sur les épaules et sur le front. &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.comeandseeicons.com/bvm/inp32.htm The Most Holy Theotokos &amp;amp; Ever-Virgin Mary Mother of God] at Come and See Icons&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Protection de la Mère de Dieu==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Fêtes de la Mère de Dieu==&lt;br /&gt;
===Fêtes majeures===&lt;br /&gt;
* La nativité de la Théotokos est fêtée le [[8 septembre]]&lt;br /&gt;
* La présentation de la Théotokos dans le Temple est célébrée le [[21 novembre]]&lt;br /&gt;
* L'Annonciation à la Théotokos est célébré le [[25 mars]]&lt;br /&gt;
* La sainte Rencontre est fêtée le [[2 février]]&lt;br /&gt;
* La Dormition de la Théotokos est célébrée le [[15 août]]&lt;br /&gt;
===Autres fêtes===&lt;br /&gt;
* La Protection de la Mère de Dieu : le [[1 octobre]]&lt;br /&gt;
* La Conception de la Vierge Marie par sainte Anne : le [[9 décembre]]&lt;br /&gt;
* Synaxe de la Mère de Dieu : le [[26 décembre]]&lt;br /&gt;
* Dédicace de la ville de Constantinople : le [[11 mai]]&lt;br /&gt;
* Déposition aux Blanchernes du précieux vêtement : le [[2 juillet]]&lt;br /&gt;
* Déposition à Chalocopratée de la précieuse ceinture : le [[31 juillet]]&lt;br /&gt;
* Acathiste de la Mère de Dieu : matines du samedi de la cinquième semaine du [[Grand Carême]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Iconographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hodiguitria ou &amp;quot;Celle qui montre le Chemin&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* La Vierge kyriotissa (sur le trône)&lt;br /&gt;
* La Vierge Eléousa (de miséricorde) ou Vierge de Tendresse&lt;br /&gt;
** La Vierge de Vladimir&lt;br /&gt;
* La Vierge orante&lt;br /&gt;
* La Fête de la Nativité&lt;br /&gt;
* La présentation de Jésus au Temple&lt;br /&gt;
* La Pentecôte&lt;br /&gt;
* La Dormition de la Mère de Dieu&lt;br /&gt;
* La Protection de la Mère de Dieu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnes et Prières==&lt;br /&gt;
Il est vraiment juste et digne de Te louer, ô Mère de Dieu,&lt;br /&gt;
&amp;lt;BR&amp;gt;Bienheureuse et Très-pure Mère de Notre Dieu,&lt;br /&gt;
&amp;lt;BR&amp;gt;Toi plus vénérable que les chérubins et plus glorieuse incomparablement que les séraphins,&lt;br /&gt;
&amp;lt;BR&amp;gt;Qui sans tache enfantas Dieu le Verbe,&lt;br /&gt;
&amp;lt;BR&amp;gt;Toi véritablement Mère de Dieu,&lt;br /&gt;
&amp;lt;BR&amp;gt;Nous Te glorifions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:والدة الإله]]&lt;br /&gt;
[[bg:Богородица]]&lt;br /&gt;
[[el:Θεοτόκος]]&lt;br /&gt;
[[en:Theotokos]]&lt;br /&gt;
[[es:Theotokos]]&lt;br /&gt;
[[mk:Пресвета Богородица]]&lt;br /&gt;
[[pt:Mãe de Deus]]&lt;br /&gt;
[[ro:Maica Domnului]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Maxime_le_Confesseur&amp;diff=5408</id>
		<title>Maxime le Confesseur</title>
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				<updated>2020-05-14T22:42:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +el,pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Maximus.jpg|right|frame|Maxime le Confesseur]]&lt;br /&gt;
Saint '''Maxime le Confesseur''' (ca. 580-662), [[moine]] et théologien orthodoxe, bien connu par ses écrits ascétiques et sa contribution théologique contre le [[monothélisme]]. Sa fête est le [[21 janvier]], mais aussi le [[13 août]] (transfert des [[reliques]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Éléments biographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux versions de la vie de Maxime. Selon une [[hagiographie]] du X&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il serait issu d’une illustre famille de [[Constantinople]]. Né en 580, Maxime aurait été, à trente ans, [[protasekretis]] (Premier Secrétaire) à la cour de l'empereur [[Héraclius]]. Il serait devenu moine en [[613]], au monastère de [[Chrysopolis]], proche de Constantinople puis à [[Cyzique]]. A la suite de l'invasion perse de 626, il se serait réfugié à [[Carthage]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon un écrit [[syriaque]] du VII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle attribué à Georges/Grégoire de Reshaina, il serait au contraire originaire du village palestinien de Heshfin et serait rentré au monastère de Saint-Sabas, près de [[Jérusalem]]. Il semble que cette version corresponde mieux aux relations qu'entretint Maxime avec des personnalités palestiniennes comme Sophrone de Jérusalem ou le pape Théodore&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article de Ch. Boudignon « Maxime était-il constantinopolitain ? » dans ''Orientalia Lovanensia Analecta'' 137, 2004, p. 1 - 43&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il écrivit des commentaires de l’[[Bible| Écriture]] : les ''Quaestiones ad Thalassium'' et des [[Pères de l'Église| Pères]] : les ''Ambigua ad Iohannem'', des opuscules ascétiques et mystiques, une lettre traité sur la [[Rite byzantin|liturgie]] : la ''Mystagogie''  et d'autres lettres concernant la théologie, des ouvrages de controverse. Il s'opposait notamment aux [[Monophysisme|monophysites]] qui soutenaient qu’il n’y a, dans le Christ, qu’une seule nature (la divine, au détriment de son humanité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 638, un décret impérial voulut concilier monophysites et orthodoxes en déclarant qu’il y avait dans le Christ deux natures (humaine et divine), mais une seule volonté (monothélisme). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 639, Maxime s'impliqua dans la controverse au sujet du [[monothélisme]] à Constantinople, en Afrique et à Rome, en défendant, conformément au [[concile de Chalcédoine]] qui reconnait « un seul Christ, véritablement Dieu et véritablement homme »,  la théorie des deux volontés. En 645, il parvient au cours d'un débat à faire revenir à l'orthodoxie [[Pyrrhus (patriarche)|Pyrrhus]], l'ancien [[patriarche de Constantinople]], qui avait pris parti pour le [[monophysisme]] et le monothélisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que moine, il ne put pas participer au synode de Latran (à Rome) de 649 qui condamna le monothélisme, mais inspira sans doute la décision finale des évêques et contribua à la rédaction des Actes du concile. Sa signature figure dans un document apporté au concile au nom des moines de Saint-Sabas. On a, depuis les travaux de R. Riedinger, de grands doutes sur l'authenticité de ce [[concile de Latran]], dont les actes semblent avoir été rédigés en grec avant qu'il n'ait lieu. Maxime séjourna à Rome jusqu'en 653.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les variations doctrinales des empereurs byzantins tournèrent en sa défaveur. En 653, il fut arrêté par [[Constant II (empereur byzantin)|Constant II]] en même temps que le pape [[Martin]]. Lors de son procès à [[Constantinople]], il refusa de se déclarer en communion avec le patriarche de Constantinople. Cela lui valut d'être exilé à Bizya, sur les rives de la mer Noire, en 655. Il refusa les offres de pardon et de réconciliation de l'empereur et du patriarche de Constantinople, partisans du monothélisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fut convoqué de nouveau à Constantinople en 662, et jugé à nouveau par les évêques et les sénateurs byzantins. Torturé, Maxime eut la langue et la main droite coupées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déporté dans le pays des Lazes (région de Batoum, à l’est de la mer Noire), il devait y mourir des suites de ses blessures le [[13 août]] [[662]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa fermeté dans la foi, ainsi que les mauvais traitements qu'il reçut, lui valurent le qualificatif de « Confesseur » de la foi. Il est aujourd'hui reconnu comme une autorité de référence pour la théologie, notamment dans le dialogue entre catholiques et orthodoxes&amp;lt;ref&amp;gt;voir le livre de J. C. Larchet : ''Maxime le Confesseur, médiateur entre Orient &amp;amp; Occident'', Cerf, 1998&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvre ==&lt;br /&gt;
[[Image:StMaximConfess.jpg|left|thumb|Saint Maxime le Confesseur]]&lt;br /&gt;
L'œuvre de Saint Maxime est considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y trouve, entre autre, les ''&amp;quot;Centuries sur la Charité&amp;quot;'', la ''&amp;quot;Mystagogie&amp;quot;'', des ''&amp;quot;Lettres&amp;quot;'', les ''&amp;quot;Questions et difficultés&amp;quot;'' sur des écrits de Saint [[Grégoire le Théologien]] et [[Denys l'Aréopagite]], des ''&amp;quot;Opuscules théologiques et polémiques&amp;quot;'', des ''&amp;quot;Discours ascétiques&amp;quot;'', des ''&amp;quot;Chapitres théologiques&amp;quot;'', des ''&amp;quot;Scholies sur les œuvres de Denys l'Aréopagite&amp;quot;'', un ''&amp;quot;Traité sur l'âme&amp;quot;'', un ''&amp;quot;commentaire du &amp;quot;Notre Père&amp;quot;'',  des ''&amp;quot;Scholies sur les lettres de Denys l'Aréopagite&amp;quot;''…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains de ces écrits ont été traduits en français (Centuries sur la Charité, Questions et difficultés (= &amp;quot;Ambigua&amp;quot;), les Opuscules théologiques et polémiques, les Lettres, la Mystagogie), mais la plupart attendent encore. Du fait de la précision et de la difficulté des textes, certaines traductions ne vont d'ailleurs pas soulever des problèmes ardus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa théologie est fortement influencée par les écrits de tendance néo-platonicienne du [[Pseudo-Denys l'Aréopagite]], qu'il commente à plusieurs reprises. Elle est l'objet, sous son aspect philosophique, de recherches récentes les plus intéressantes &amp;lt;ref&amp;gt;voir le livre de P. Mueller-Jourdan : ''Typologie spatio-temporelle de l'ecclesia byzantine'', Brill, 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Le monothélisme, auquel Maxime s'opposait fortement, fut finalement condamné par le [[IIIe concile de Constantinople]] (VIe concile œcuménique) en 680.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éditions: ''[[Clavis Patrum Graecorum|CPG]]'' 7688-7721&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;« La sainte Église est image de Dieu, dans la mesure où elle réalise la même union que Lui des croyants à Dieu. » (''Mystagogie'', début du ch. 1)&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;« Qui a pu s'initier avec sens et sagesse aux rites pratiqués dans l'Église a fait de sa propre âme une Église divine, une Église vraiment de Dieu. » (''Mystagogie'', fin du ch. 5)&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;« Nous avons été sauvés par la volonté humaine d'une personne divine. »&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;« Ce n'est pas mon intention de déplaire à l'Empereur, mais je ne puis me résoudre à offenser Dieu. »&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnes==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] (Ton 8)&lt;br /&gt;
:Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, &lt;br /&gt;
:luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, &lt;br /&gt;
:docte saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, &lt;br /&gt;
:toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. &lt;br /&gt;
:Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'Il sauve nos âmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] (Ton 6)&lt;br /&gt;
:Demeurant dans ton âme, la lumière au triple feu &lt;br /&gt;
:a fait de toi un instrument de choix, Bienheureux ; &lt;br /&gt;
:car tu éclaires pour les confins de l'univers, &lt;br /&gt;
:Maxime, les vérités concernant notre Dieu &lt;br /&gt;
:et l'interprétation de concepts difficiles à saisir &lt;br /&gt;
:en proclamant pour tous clairement &lt;br /&gt;
:l'éternelle et suprême divinité, &lt;br /&gt;
:vénérable Père, la Sainte Trinité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* Wikipedia&lt;br /&gt;
* ''The Oxford Dictionary of the Christian Church, 3rd ed.'', pp. 1061-1062&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://stmaterne.blogspot.com/2008/01/vie-de-saint-maxime-le-confesseur.html Saint Maxime], hagiographie, hymnographie et iconographie Orthodoxes&lt;br /&gt;
* [http://orthodoxie.club.fr/ecrits/peres/maxime/indexx.htm Les '''Centuries sur la Charité''', traduites en français]&lt;br /&gt;
* [http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Philocalie/maxime.html Quelques textes de Maxime dans la Philocalie (en français)] &lt;br /&gt;
* [http://orthodoxesfrance.free.fr/ressources.html Les œuvres complètes de Maxime en grec, à télécharger]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Théologiens]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Monachisme]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pères de l'Église]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:مكسيموس المعترف]]&lt;br /&gt;
[[el:Μάξιμος ο Ομολογητής]]&lt;br /&gt;
[[en:Maximus the Confessor]]&lt;br /&gt;
[[mk:Преподобен Максим Исповедник]]&lt;br /&gt;
[[pt:Máximo, o Confessor]]&lt;br /&gt;
[[ro:Maxim Mărturisitorul]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Catherine_d%27Alexandrie&amp;diff=5407</id>
		<title>Catherine d'Alexandrie</title>
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				<updated>2020-05-14T22:30:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +el&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Catherine of Alexandria.jpg|right|frame|Sainte Catherine d'Alexandrie]]&lt;br /&gt;
La Sainte [[Grande-Martyre]] et très sage '''Catherine''' (ou Aicatherine) a été le fille du gouverneur d'Alexandrie d'Égypte, Constus (ou Cestus), pendant le règne de l'empereur [[Maximinus]] (305-313). Elle a reçu le [[martyre]] en 305. Elle est commémorée le [[24 novembre]] dans la [[tradition]] slave, et le [[25 novembre]] dans la tradition grecque (arabe, roumaine etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sainte Catherine a vécu à Alexandrie – ancien centre de l’Empire hellénistique. Étant d'une beauté et d'une intelligence exceptionnelles, elle a reçu une éducation très élaborée, et a étudié les œuvres des plus grands philosophes et éducateurs de l'Antiquité. Des jeunes hommes des meilleures familles de l’Empire ont demandé sa main en mariage, mais aucun n’a pu l’obtenir. Elle avait déclaré à ses parents qu'elle n'accepterait d’[[mariage|épouser]] qu’un homme qui lui serait supérieur par sa condition sociale, par sa fortune, sa beauté et sa sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mère de Catherine, chrétienne en secret, l’a envoyée à chercher conseil auprès de son propre père spirituel, un [[saint]] vieillard qui passait sa vie dans la [[prière]] et la solitude, dans une grotte, pas loin de la cité. Ayant écouté Catherine, il lui dit qu’il connaissait un jeune homme qui la dépassait en tout, car « Sa beauté était plus éclatante que la lumière du soleil, Sa sagesse gouvernait toute la Création, Ses richesses étaient répandues dans tout le monde, ce qui ne diminuait en rien, mais plutôt augmentait la noblesse de Son lignage ». L’image de l'[[Christ l'Époux|Époux]] céleste produisit dans l’âme de la sainte vierge le désir ardent de le voir. La vérité que son âme cherchait se révéla à elle. En partant, le saint vieillard offrit à Catherine une [[icône]] de la [[Théotokos|Mère de Dieu]] avec l'Enfant [[Jésus Christ|Jésus]] dans ses bras et lui recommanda de prier avec foi la Reine des Cieux – la Mère de l'Époux céleste – pour que lui soit accordée la [[grâce]] de voir son Fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Catherine pria toute la nuit et il lui fut accordé de voir la Très [[Vierge Marie|Sainte Vierge]] qui envoya son Fils divin regarder Catherine, agenouillée devant Eux. Mais l'Enfant détourna Ses yeux de la jeune fille, en disant qu'Il ne pouvait pas la regarder parce qu’elle était laide, de pauvre condition, réduite à la mendicité et dépourvue d’intelligence comme toutes les personnes qui n’avaient pas été purifiées par les eaux du [[Baptême]] et n’avaient pas reçu le sceau du [[Saint Esprit]]. Catherine retourna chez le vieillard dans un état de profonde tristesse. Il la reçut avec amour, l’instruit dans la foi dans le Christ, lui conseilla de préserver sa pureté et son intégrité et de prier sans cesse. Ensuite, il officia pour elle le [[Saints Mystères|Saint Mystère]] du [[Baptême]]. Par la suite, Sainte Catherine eut une autre vision de la Mère de Dieu avec son enfant. Cette fois-ci, le Seigneur la regarda avec tendresse et lui donna un anneau – un merveilleux don de l’Époux céleste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Catherine of Alexandria2.jpg|left|frame|Sainte Catherine d'Alexandrie.]] À cette époque l’empereur Maximin lui-même était dans la cité d’Alexandrie à l’occasion d’une fête [[paganisme|païenne]]. C’est pourquoi la fête était particulièrement splendide et des foules y accouraient. Les cris des animaux de sacrifice, la lumière incessante des feux, les foules agitées des arènes remplirent Alexandrie de monde. Des sacrifices humains furent offerts aussi, car les confesseurs de la foi dans le Christ, qui avaient refusé d’abjurer leur foi sous la torture, étaient condamnés à la mort par le feu. L’amour de la sainte pour les [[martyr]]s chrétiens et son ardent désir d’alléger leurs souffrances décidèrent Catherine d’aller voir le ''pontifex maximus'' païen à la tête de l’empire, l’empereur persécuteur Maximin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se présentant à lui, la Sainte déclara sa foi dans l’unique vrai Dieu et démontra avec sagesse les erreurs des païens. La beauté de la vierge fascina l’empereur. Pour la convaincre de la supériorité de la sagesse païenne, l’empereur ordonna la convocation de cinquante rhéteurs, les hommes les plus érudits de l’empire, mais la sagesse de la Sainte l’emporta, au point que les rhéteurs commencèrent eux-mêmes à croire au Christ. Sainte Catherine fit sur les [[martyrs]] le [[signe de la Croix]] et ceux-ci acceptèrent bravement de mourir pour le Christ, brûlés vifs sur ordre de l’empereur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maximin, n’espérant plus convaincre la sainte, essaya de la tenter en lui promettant de grandes fortunes et la renommée. Face au refus violent de la Sainte, l’empereur ordonna qu’elle soit soumise à des tortures affreuses et la fit jeter en prison. L’impératrice Augusta, qui avait beaucoup entendu parler de la Sainte, voulut la voir. Ayant convaincu Porphyrios, un commandant militaire, de l’accompagner avec un détachement de soldats, Augusta alla à la prison. L’impératrice fut très touchée par la force d’esprit de Sainte Catherine, dont la figure brillait du feu de la [[Grâce]] divine. Catherine expliqua les enseignements du christianisme aux nouveaux arrivés qui, ayant cru, furent convertis au Christ. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour suivant, la martyre fut amenée encore une fois au tribunal où ses juges lui demandèrent d’abjurer sa foi chrétienne et de sacrifier aux dieux païens, sous peine de voir son corps écrasé par une roue garnie de pointes de fer. La Sainte confessa le Christ avec courage et s’approcha elle-même de la roue ; mais un [[ange]] brisa les instruments de l’exécution dont les pièces s’envolèrent dans toutes les directions vers les païens de passage. En voyant ce miracle, l’impératrice Faustina et le noble Porphyrios avec 200 soldats confessèrent leur foi dans le Christ devant tout le monde. Ils furent décapités. Maximin voulut tenter encore une fois la sainte martyre, en lui proposant de l’épouser, mais il reçut un nouveau refus. Sainte Catherine réaffirma sa fidélité au Christ, l’Époux céleste et, en priant toujours, elle tendit sa tête sur le billot, en attendant le coup d’épée du bourreau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[reliques]] de Sainte Catherine furent portées par des anges au Mont Sinaï. Au IXe ou au Xe siècle, la tête et la main gauche de la sainte martyre furent retrouvées par une révélation et furent transférées, avec une grande piété, à l’église du [[Monastère de Sainte Catherine (Sinaï)|Monastère du Sinaï]], construit par le saint empereur [[Justinien le Grand]] au VIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Commémoration==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la coutume ancienne, la fête de Sainte Catherine (avec celle de Saint [[Mercourios le Grand-Martyr]]) était célébrée le [[24 novembre]], alors que celles des Saints [[hiéromartyr]]s [[Clément de Rome]] et [[Pierre d’Alexandrie]] étaient célébrées le [[25 novembre|25]]. Les dates des célébrations furent inversées à la demande du Monastère de Sainte Catherine du Sinaï, afin que la célébration de sa protectrice, Sainte Catherine soit faite avec plus de faste, étant réunie avec la conclusion (odovania/leavetaking) de la fête de la [[Présentation de la Vierge au Temple]]. Les Églises de tradition slave ont pourtant continué de célébrer ces saints aux jours d'origine&amp;lt;ref&amp;gt;''The Great Horologion''. Holy Transfiguration Monastery, p. 322.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnographie==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] ([[ton]] 5)&lt;br /&gt;
:Chantons l'illustre épouse du Christ,                      &lt;br /&gt;
:sainte Catherine, la protectrice du Sinaï,                                &lt;br /&gt;
:celle qui est pour nous refuge et secours ;&lt;br /&gt;
:elle fit taire en effet &lt;br /&gt;
:avec le glaive de l'Esprit&lt;br /&gt;
:brillamment les sophismes des impies ;&lt;br /&gt;
:désormais, en martyre couronnée,&lt;br /&gt;
:pour nous tous elle implore la grâce du salut.&lt;br /&gt;
En {{Lang-el|Τὴν πανεύφημον νύμφην Χριστοῦ ὑμνήσωμεν Αἰκατερίναν, τὴν θείαν καὶ πολυούχον Σινᾶ, τὴν βοήθειαν ἡμῶν καὶ ἀντίληψην, ὅτι ἐφήμωσε λαμπρῶς τοὺς καμψοὺς τῶν ἀσεβῶν τοῦ Πνεύματος τῇ μαχαίρᾳ καὶ νῦν ὡς Μάρτυς στεφθεῖσα , αἰτεῖται πᾶσι τὸ μέγα ἒλεος.}}                                                                                     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] (ton 2)&lt;br /&gt;
:En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin &lt;br /&gt;
:pour glorifier la très-sage Catherine ; &lt;br /&gt;
:elle a prêché, en effet, sur le Stade le Christ &lt;br /&gt;
:et foulé aux pieds le serpent, &lt;br /&gt;
:elle qui méprisa le savoir des rhéteurs. &lt;br /&gt;
En {{Lang-el|Χορείαν σεπτὴν ἐνθέως φιλομάρτυρες ἐγείρατε νῦν γεραίροντες τὴν πάνσοφον Αἰκατερίναν. Αὒτη ἐν Σταδίῳ τὸν Χριστὸν ἐκήρυξε καὶ τὸν ὅφιν ἐπατησε, ῥητόρων τὴν γνῶσιν καταπτύσασα.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ikos]] &lt;br /&gt;
:Dès l'enfance ayant reçu la sagesse de Dieu, &lt;br /&gt;
:cette Martyre également &lt;br /&gt;
:fut instruite du savoir profane &lt;br /&gt;
:en toute son étendue; &lt;br /&gt;
:par là connaissant l'importance de la raison &lt;br /&gt;
:dans la formation et l'évolution des éléments &lt;br /&gt;
:et celui qui les créa à l'origine par son verbe, &lt;br /&gt;
:elle lui rendait grâces jour et nuit &lt;br /&gt;
:et renversa les idoles et leurs adorateurs insensés, &lt;br /&gt;
:elle qui méprisa le savoir des rhéteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Référence==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*(en) : [http://www.st-catherine.ru/index.php?lang=eng&amp;amp;sitepartid=1 Holy Great Martyress  Catherine of Alexandria], du site de Church of St. Catherine the Great Martyr in-the-Fields ([[OCA]], Moscou)&lt;br /&gt;
*(en) : ''The Great Horologion'', Holy Transfiguration Monastery (ISBN 0943405084)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* (fr) http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov25.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* (en) [http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=103382 Greatmartyr Catherine of Alexandria] ([[OCA]])&lt;br /&gt;
* (en) [http://goarch.org/en/chapel/saints.asp?contentid=307 Katherine the Great Martyr of Alexandria] ([[GOARCH]])&lt;br /&gt;
* (en) [http://www.goarch.org/en/special/listen_learn_share/katherine/learn/index.asp November 25: Feast of the Holy Great Martyr and Most Wise Katherine of Alexandria] (GOARCH)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Martyrs]]&lt;br /&gt;
[[Category:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:كاترينا الإسكندرانية]]&lt;br /&gt;
[[el:Αικατερίνα, Αγία]]&lt;br /&gt;
[[en:Catherine of Alexandria]]&lt;br /&gt;
[[mk:Света великомаченичка Екатерина]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ecaterina din Alexandria]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<title>Grégoire Palamas</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Gregory Palamas.jpg|thumb|Saint Grégoire Palamas.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre père parmi les [[saints]], '''Saint Grégoire Palamas''' (1296 - 1359), fut [[archevêque]] de Thessalonique et [[moine]] au [[Mont Athos]]. Il est l'un des plus éminents théologiens de l'Orthodoxie et le grand défenseur de la [[hésychasme|théologie hésychaste]]. C'est en tant que tel qu'il est fêté le deuxième dimanche du [[Grand Carême]], la victoire de sa théologie étant considérée comme un second triomphe de l'Orthodoxie, après celui sur l'[[iconoclasme]]. L'axe de sa pensée est cet adage des Pères, selon lequel Dieu s'est fait homme, ''pour que l'homme devienne Dieu'' (Saint [[Athanase le Grand]], et autres). Il résume une longue [[tradition]] à ce sujet, à laquelle il se veut fidèle et qui touche à la question la plus fondamentale du christianisme : celle du salut ou de la déification, la ''[[théosis]]'' de l'homme. Ses jours de fête dans l'Église sont à la fois le [[14 novembre]] et le deuxième dimanche de [[Carême]], appelé Dimanche de Saint Grégoire Palamas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un aperçu de sa vie, de son œuvre et de sa pensée. La bibliographie permettra au lecteur d'aller plus loin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''La vie et l’œuvre''' ==&lt;br /&gt;
La vie de Grégoire nous est connue par ses écrits, mais aussi par l’''Éloge de Palamas'' composé peu de temps après sa mort par son disciple et ami [[Philothée Kokkinos]], qui fut [[patriarche]] de Constantinople.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Son enfance et le début de sa vocation===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire est né à [[Constantinople]] en 1296. Ses parents étaient des nobles d’Asie Mineure qui, en raison de l’invasion des Turcs, se réfugièrent à Constantinople. Son père, Constantin Palamas, était sénateur et faisait partie de l’entourage de l’empereur [[Andronic II Paléologue]]. Il mourut peu de temps après la naissance de Grégoire. C’est alors l’empereur qui prit en charge son éducation et ses études classiques à l’université impériale jusqu’à l’âge de vingt ans environ. Grégoire choisit, probablement avant le terme du cycle de ses études qui le destinaient au service de l’État, de devenir moine et de renoncer alors aux sciences helléniques. Le jeune homme avait été préparé à sa vocation monastique par la piété familiale. Ses parents connaissaient la prière du cœur, ils fréquentaient les moines [[Mont Athos|athonite]]s et leur avaient confié l’éducation spirituelle de leurs enfants. C’est ainsi que Grégoire bénéficia de la paternité spirituelle d’un maître réputé de la prière du cœur, Théolepte de Philadelphie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Son départ au Mont Athos===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est peut-être sous son conseil que Palamas se retira, vers 1316, au [[Mont Athos]]. Il y fut suivi par ses deux frères. Quant à sa mère et ses deux sœurs, elles menèrent aussi une vie monastique, mais à Constantinople. Au Mont Athos, Grégoire devint durant trois ans le disciple de Nicodème, un moine [[Hésychasme|hésychaste]] qui l’initia à la vie d’ermite. Après le décès de ce dernier, Palamas décida de rejoindre la communauté de [[Monastère de la Grande Laure de l'Athos|la Grande Lavra]], fondée par saint [[Athanase]] de l'Athos. Il y demeura en tant que [[chantre]] pendant trois ans, puis il opta à nouveau pour la vie solitaire. Il prit Grégoire le Sinaïte pour père spirituel et alla séjourner parmi les hésychastes de l’ermitage de Glossia. Vers 1325, il fut obligé de fuir, en raison d’incursions de pirates turcs. C’est alors à [[Thessalonique]] qu’il résida durant quelques mois en compagnie des disciples de Grégoire le Sinaïte, parmi lesquels se trouvaient deux futurs patriarches de Constantinople, [[Isidore]] (Boukharis) et Calliste I. A Thessalonique, il fut ordonné [[prêtre]] en 1326. Ensuite, Grégoire partit, accompagné de dix [[moine]]s, fonder un ermitage à Berrhée, où il suivit le style de vie adopté par les hésychastes, en consacrant cinq jours de la semaine à la prière pure dans la solitude et le samedi et le dimanche aux services liturgiques avec les autres moines de l’ermitage. Vers 1331, il dut une nouvelle fois fuir à cause d’incursions, de Serbes cette fois. Grégoire retourna à la [[Mont Athos|Sainte Montagne]], à l’ermitage de Saint-Sabbas. C’est là qu’il commença à écrire ses premiers ouvrages. Un peu plus tard, il accepta la charge d’[[Higoumène|higoumène]] ou de supérieur au [[Monastère d'Esphigménou]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La querelle du ''filioque''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1335, de retour à l'ermitage Saint-Sabbas, Grégoire écrivit, à l’occasion de pourparlers d’union des Églises, ses ''Traités apodictiques sur la procession du Saint-Esprit'', un ouvrage sur la [[Trinité]] destiné à repousser toute tentative de compromis doctrinal avec les Latins sur le thème de la procession de l’[[Saint Esprit|Esprit]]. Ce faisant, Grégoire ne refusait pas vraiment l’union des Églises, il désirait surtout éviter une union doctrinale factice, dont l’enjeu véritable n’était pas théologique, mais politique. En effet, certains de ses contemporains étaient prêts à sacrifier la foi orthodoxe pour s’unir à l’Occident latin et bénéficier ainsi de son soutien militaire pour repousser l’invasion des Turcs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La controverse théologique avec Barlaam===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1336-1337, il entra en conflit avec les idées d’un moine et philosophe italien, nommé Barlaam le Calabrais. Ce dernier était professeur à l’université impériale et un spécialiste de Denys l'Aréopagite (Pseudo-Denys). Sa renommée était grande à Constantinople et beaucoup le consultaient en différents domaines du savoir. Palamas rédigea, entre 1336-1337 et 1341, quelques ''Lettres'', les ''Triades pour la défense des saints hésychastes'', et un ''Tome hagioritique'', œuvres qui témoignent de la controverse avec Barlaam.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le conflit portait sur la question de la connaissance de Dieu : peut-on connaître Dieu autrement que par une démonstration, autrement que par le seul raisonnement à partir de ce que Dieu a créé et qui conserve son empreinte ? Pour Barlaam, il n’existait pas de meilleure approche que celle-là pour connaître Dieu, qui en lui-même est absolument inconnaissable, comme le disait Denys. L’étude des Écritures était à ses yeux de moindre importance. Il se mit à critiquer violemment les pratiques des moines [[hésychaste]]s, pratiques sur lesquelles il s’était renseigné et qui supposaient une autre forme de connaissance de Dieu, une connaissance plus intime et personnelle, par l’intervention d’une grâce incréée de l’Esprit. Pour Barlaam, ces pratiques témoignaient d’une ignorance de la part des hésychastes et il le fit savoir autour de lui non sans ironie. Les moines demandèrent alors à Palamas d’être leur porte-parole dans ce conflit où leur spiritualité était réduite à néant. Grégoire connaissait bien Barlaam, il entretenait une correspondance avec lui. Il mit au point, à partir d’une lecture attentive des [[Pères apostoliques|Pères grecs]], une distinction en Dieu entre son essence imparticipable et les énergies participables, distinction soulignant que Dieu est effectivement inconnaissable en lui-même, en son essence, comme le rappelle Barlaam, mais que l’homme n’est pas contraint pour autant à l’ignorance, parce que Dieu dans sa bonté se révèle à lui tel qu’il est, dans son énergie, où il est totalement présent et agissant. Barlaam n’accepta pas cette distinction. Il tenta de la réfuter avec toute l’intelligence dont il était capable. La question fut finalement débattue publiquement le 10 juin 1341, lors d’un concile présidé conjointement par l’empereur, Andronic III, et le [[Patriarche]] de Constantinople, Jean Calécas. Le concile condamna Barlaam, lequel quitta [[Constantinople|Byzance]] pour retourner en Italie. Cependant, le document conciliaire ne fut pas signé par l’empereur, en raison de son décès, survenu cinq jours après le concile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opposition à la [[théologie]] de Palamas n’était pas terminée. Le relais fut pris par Grégoire Akindynos, qui fut peut-être le disciple de Palamas, en tout cas son ami et un médiateur dans les premiers temps de la controverse avec Barlaam. Pour sa part, il acceptait la spiritualité hésychaste tout en refusant radicalement la distinction en Dieu entre l’essence et les énergies. Le nouveau régent Jean Cantacuzène, qui fut au service du défunt empereur Andronic III, réunit alors un deuxième concile traitant de la même question en août 1341. Akindynos y fut condamné à son tour. Le Tome synodal fut officiellement publié, mais le patriarche Jean Calécas, qui contestait farouchement l’autorité politique de Jean Cantacuzène, accepta de signer le document tout en empêchant le nouveau régent, mais également le fils mineur de l’empereur, à savoir Jean V, d’en faire autant. Ce document ne tranchait donc pas encore définitivement la question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le conflit avec Grégoire Akindynos===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce conflit à propos de la régence entraîna tout Constantinople dans une guerre civile de 1341 à 1347, qui opposa Jean Cantacuzène à un gouvernement nominalement présidé par Anne de Savoie, la veuve de l’empereur Andronic III. Durant cette période, le patriarche Jean Calécas persécuta Palamas en raison de sa sympathie politique pour Jean Cantacuzène, et accorda son soutien à Grégoire Akindynos, lequel s’empressa de réfuter la théologie de Grégoire Palamas dans ses ''Antirrhétiques''. Palamas fut mis en prison pour ses positions politiques en 1342 et excommunié pour ses idées religieuses en 1344. En captivité, il écrivit différentes ''Lettres'' et ses ''Sept Antirrhétiques contre Akindynos''. Grégoire Akindynos, quant à lui, fut, malgré sa condamnation en 1341 et l’opposition de l’impératrice Anne de Savoie et de la cour impériale, ordonné [[prêtre]] par le patriarche Jean Calécas, dont l’ambition était de le nommer [[évêque]], et ce, afin d’affermir son autorité face aux partisans palamites de Jean Cantacuzène.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette période de crise politico-religieuse se dénoua en 1347. En effet, le 2 février de cette année, l’impératrice, consciente du fait que le patriarche Jean Calécas utilisait Grégoire Akindynos à des fins purement politiques, convoqua un concile réunissant les représentants des deux partis en conflit. Le patriarche Jean Calécas y fut condamné et déposé, et le Tome synodal de 1341 y fut confirmé. En conséquence, Jean Cantacuzène devint co-empereur avec le jeune Jean V, et ce, jusqu’à la majorité de ce dernier, et les moines hésychastes reçurent à nouveau le soutien de l’Église. Un autre concile, présidé par Jean Cantacuzène et l’impératrice, condamna une nouvelle fois le patriarche déchu Jean Calécas, excommunia Grégoire Akindynos et fit publier un autre Tome, qui confirmait celui de 1341. Ces deux Tomes furent encore une fois confirmés par un troisième concile tenu à Sainte-Sophie quelques semaines plus tard.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Grégoire Palamas, Métropolite de Thessalonique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est Isidore Boukharis, un ami de Palamas, qui devint patriarche de Constantinople. Grégoire fut alors consacré [[métropolite]] de Thessalonique en mai 1347. Il ne put toutefois pas se rendre dans sa ville épiscopale avant 1350, en raison de son occupation par des zélotes qui refusaient l’autorité impériale de Jean Cantacuzène. C’est probablement à cette époque qu’il rédigea ses ''150 chapitres physiques, théologiques, éthiques et pratiques'' qui constituent, avec les ''Triades de défense des saints hésychastes'', son œuvre majeure. À peine installé à Thessalonique, Grégoire fut à nouveau confronté à une controverse avec [[Nicéphore Grégoras]], toujours sur les mêmes questions. Un nouveau concile, convoqué en juin 1351 par Cantacuzène et le patriarche Calliste, qui succédait depuis peu au défunt Isidore, approuva une nouvelle fois la théologie de Palamas et la distinction entre l’essence et les énergies divines. Un second concile fit de même quelques jours plus tard. Le Tome synodal publié le 15 août 1351 entérina ces décisions et excommunia désormais tous ceux qui n’acceptaient pas la doctrine défendue par Grégoire Palamas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce dernier put se consacrer à sa tâche d’évêque tout en restant disponible envers l’empereur pour des missions de médiation. En 1354, alors qu’il naviguait vers Constantinople en vue d’accomplir l’une de ces missions, il fut fait prisonnier par les Turcs et dut rester une année en Asie Mineure occupée. Il y eut l’occasion de visiter différentes communautés chrétiennes, mais aussi de mener divers débats avec des musulmans et des juifs convertis à l’Islam.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sa rançon ayant été payée aux Turcs, il revint en 1355 à Constantinople où il rencontra le légat du pape Innocent VI, Paul de Smyrne, qui, venu à l’occasion de pourparlers d’union des Églises, s’était montré particulièrement réticent à l’égard de la théologie de Palamas. Il y eut alors, en présence de l’empereur Jean V de Constantinople et du légat du pape, un nouveau débat public entre Grégoire Palamas et Nicéphore Grégoras. Au cours de ce débat, les autorités byzantines cherchèrent à montrer que la doctrine de Palamas, conforme à celle des Pères, ne constituait pas un obstacle à l’union des Églises. Après ce débat, Grégoire retourna à Thessalonique. Il s’y adonna surtout à la prédication, mais il rédigea également entre 1356 et 1358 ses ''Quatre traités contre Grégoras''.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Atteint d’une maladie depuis 1352, Grégoire mourut le 14 novembre 1359 et fut, en raison d'une vénération populaire constante, canonisé en 1368. Le culte des reliques du saint de l’Église byzantine s’est perpétué jusqu’à aujourd’hui à Thessalonique. Et dans l’Orthodoxie, une liturgie fait mémoire de lui le deuxième dimanche de Carême.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''La théologie mystique''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire ne recherchait pas en tant qu’écrivain religieux la beauté du style, mais l’expression des vérités auxquelles il croyait fermement (''Triades'', 3, 1, 2). Généralement, lorsqu’il aborde des idées religieuses pour les défendre, il le fait exhaustivement, il y revient à plusieurs reprises en différents endroits de son œuvre, en fonction des arguments contraires de ses adversaires et des sources bibliques et patristiques qui viennent confirmer ses opinions. Cette façon de faire enrichit considérablement son écriture, mais est déroutante pour le lecteur moderne, qui risque sans cesse de perdre le fil conducteur de la pensée de Palamas dans la profusion des raisonnements opposés et des références.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Palamas lui-même, le point de départ de sa doctrine, ou plus exactement de l’approfondissement d’une doctrine qu’il a lui-même reçue, est le fait qu’il y a des personnes, comme Barlaam, qui, en raison de leur inexpérience de la [[grâce]] et de leur incrédulité à l’égard de ceux qui témoignent d’une telle expérience, les [[saints]] de la Bible, les Pères, ainsi que les hésychastes, rejettent le caractère incréé des énergies communiquées par l’[[Saint Esprit|Esprit Saint]] (''Tome hagioritique''). Autrement dit, si une personne comme Barlaam rejette la possibilité d’avoir une connaissance surnaturelle de Dieu grâce à la communication de son énergie incréée, c’est parce qu’il n’en a pas lui-même fait l’expérience (''Triades'', 3, 3, 3) et qu’il ne se fie pas davantage à ceux qui l’ont faite. Or, pour Palamas, cette expérience de la grâce est la meilleure preuve de l’existence de Dieu et des intuitions théologiques qu’il défend (''Triades'', 2, 3, 38).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La grâce est une expérience===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire insiste sur cet aspect expérimental de la [[grâce]]. Sa théologie vise à défendre ceux qui vivent dès à présent des énergies divines, énergies que les paroles ne démontrent pas, mais qui restent néanmoins perceptibles dans les œuvres, celles du Christ, mais aussi celles des saints à sa suite (''Tome hagioritique''). Palamas nous explique que, malgré la nécessité de la polémique, il a du mal à écrire sur le thème de la déification de l’homme, précisément parce qu’il s’agit avant tout d’une expérience vécue et intime avec Dieu, d’une expérience qui dépasse donc tout ce que l’intelligence peut comprendre et faire comprendre à travers les seules paroles ou les seuls raisonnements (''Triades'', 3, 1, 32).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La participation de l'homme à la divinité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approche spirituelle de Palamas est inscrite dans l’histoire de la révélation judéo-chrétienne. Il montre, en effet, que Dieu s'est révélé et se révèle encore d'une façon ''progessive'' à l’humanité. En effet, Palamas compare le cheminement de l’[[Ancien Testament]] vers le Nouveau Testament au cheminement actuel qui part du Nouveau Testament vers son accomplissement dans la vie future. Il dit : de même qu’auparavant seuls les prophètes, et ceux qui les écoutaient, avaient vu dans l’Esprit les mystères de la loi de Moïse, la préexistence du Verbe et de l’Esprit de Dieu, avant qu’ils ne soient manifestés dans la révélation de la [[Trinité]], tandis que les autres se bouchaient les oreilles, de même, à présent, seuls les [[saints]] et ceux qui les écoutent voient dans l’Esprit les mystères de l’Évangile avant qu’ils ne deviennent pleinement évidents dans la vie future, tandis que certains chrétiens ne veulent pas en entendre parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais quels sont ces mystères évangéliques vus par les saints et tous ceux qui les entourent ? Les mystères sont ceux dont parlent les Pères, comme le Pseudo-Denys, [[Maxime le Confesseur]] et le Pseudo-Macaire, des auteurs que Grégoire apprécie fortement et cite constamment. Ils nous expliquent que Dieu transcende, surpasse, est au-dessus du don déifiant qu’il fait à l’homme, de la divinité qu’il communique à ceux qui en sont dignes. Il dépasse ce don déifiant, parce qu’il en est l’origine, la source, la cause éternelle. Cette [[grâce]] déifiante est, tout comme Dieu, incréée et éternelle. Contrairement aux êtres vivants et au monde, aux créatures et à la création, cette grâce n’a pas de commencement dans le temps. Elle existe depuis toujours en Dieu. Par les Pères, nous apprenons que cette grâce déifiante est une lumière, celle qui rayonne autour de Dieu, des [[Ange]]s, mais également des saints. Elle se manifeste aux hommes qui en sont dignes, hommes qui se sont le plus souvent longuement préparés à la recevoir, mais ils la reçoivent sans que l’on puisse dire que cette prédisposition, aussi méritoire soit-elle, est en quelque sorte la cause de leur illumination. L’être humain ne dispose d’aucun moyen automatique pour obtenir et laisser transparaître en lui cette lumière émanant de Dieu. C’est pourquoi elle est toujours une grâce, une faveur que Dieu fait à l’homme, sans que ce dernier ne connaisse le moment de sa manifestation. Les Pères nous enseignent encore que cette lumière répand la joie en l’homme, une joie spirituelle, profonde, ineffable, qui est l’un des signes les plus manifestes de la présence de Dieu en l’homme (''Triades'', 3, 1, 36). En outre, cette lumière constitue la beauté du siècle à venir&amp;lt;ref&amp;gt;Pour Grégoire Palamas, le siècle à venir ne connaîtra aucun achèvement ni du point de vue chronologique ni pour l'acquisition des charismes : « Dans le siècle sans terme qui va venir, tout progrès dans la vision de la Lumière, toute révélation des divins mystères comme toute forme de charismes spirituels resterait inaccessible à quiconque sans elle [la Théotokos]. »&amp;lt;/ref&amp;gt; du Royaume de Dieu, de la vie éternelle. Nous rejoignons ici l’accomplissement des mystères de l’Évangile dont parlait Grégoire, à savoir la manifestation finale et plénière de la gloire incréée, de la lumière éternelle. C’est là le signe de la présence de Dieu en tous les êtres auxquels il a donné la vie. C’est la transfiguration de toute la création. Le saint dans cette perspective eschatologique est celui qui dans l’Esprit appréhende déjà, ici et maintenant, mais pas encore complètement, cette réalité future. Et tous ceux qui se mettent à son écoute et suivent ses conseils en sont également les bénéficiaires (''Tome hagioritique'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Dieu inaccessible en son essence mais manifesté====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons ici les bases de cette distinction en Dieu qui posa tant de problèmes à Grégoire ou plutôt à ses contradicteurs : Dieu s’est révélé comme [[Trinité]], Père, Fils et [[Saint Esprit|Esprit]], mais aussi, et c’est paradoxal, comme un Dieu inaccessible en lui-même et pourtant partout et toujours accessible dans le don qu’il nous fait de lui-même, de sa propre vie. Ce paradoxe est le fondement de l’innovation théologique de Palamas par rapport aux auteurs qu’il aime à citer, de la distinction en Dieu entre son essence imparticipable et son énergie participable, entre ce que Dieu est en lui-même, dès l’origine, sans les êtres créés par lui, et ce que Dieu est pour la création et les créatures, pour l’univers et les êtres vivants, les hommes en particulier, avec lesquels il veut depuis toujours entrer en relation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut nous arrêter quelques instants sur cette théologie, qui est une des plus belles réflexions de l’esprit humain pour justifier la déification de l’homme. Pour Palamas, il y a en réalité une triple distinction en Dieu : la Trinité, l’essence et les énergies (''Chapitres'' 75), mais ces distinctions n’affectent en rien son unité, car il n’y a qu’un seul Dieu trinitaire, vivant et agissant en son essence comme dans son énergie. Cette triple distinction s’explique par le fait que l’essence de Dieu ne s’identifie ni aux trois hypostases ou personnes divines, Père, Fils et Esprit, qui la partagent tout en gardant une primauté existentielle par rapport à elle (''Triades'', 3, 2, 12), ni à l’énergie, parce qu’elle en est la cause transcendante. L’essence de Dieu, en tant que cause transcendante de l’énergie, possède, résume et unifie en elle-même une multitude d’énergies, elle est capable de se multiplier sans se diviser en autant de réalités participables qu’il y a de participants (''Triades'', 3, 2, 24-25), que ce soit pour créer le monde dans toute sa diversité (''Triades'', 3, 2, 26) ou pour déifier les hommes prédisposer à la réception de la grâce (''Triades'', 3, 2, 13). L’énergie incréée, comme activité de Dieu en dehors de lui-même, est absolument inséparable de l’essence, elle en procède et n’a pas d’existence autonome par rapport à elle (''Triades'', 3, 1, 24). Puisque Dieu est indivisible, il est totalement présent dans chacune de ses énergies. Le moindre atome d’énergie nous donne donc accès à la totalité de Dieu et nous permet de le connaître et de le nommer (''Triades'', 3, 2, 10-11). Comme l’essence divine, dont elle provient et qu’elle nous manifeste, l’énergie est omniprésente (''Triades'', 3, 1, 34), il n’y a pas par conséquent un seul endroit dans tout l’univers où l’on ne puisse la trouver et par elle, Dieu lui-même. Enfin, cette énergie ne sera pleinement visible qu’à la fin des temps, comme rayonnement de Dieu en toutes choses. L’énergie divine, c’est au fond la communication que Dieu fait de lui-même, afin que d’autres êtres, les êtres créés, les êtres humains en particulier, puissent exister et bénéficier de sa vie en abondance. En ce sens, l’énergie incréée est un effet éternel de la bonté de Dieu à notre égard (''Triades'', 3, 2, 24).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La synergie entre la volonté de Dieu et de l'homme dans le salut===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce développement appelle une question, celle de savoir comment, selon les mots de Palamas, être dignes d’une telle grâce. Ou formulée autrement : quels sont les moyens qui peuvent nous prédisposer à la réception consciente de l’énergie déifiante ? Il existe différents moyens qui vont ensemble et qui sont constitutifs de la vie chrétienne. Mais avant de les énumérer, il faut insister sur le fait que ce ne sont jamais que des moyens mis en œuvre par l’activité humaine. Or, l’homme, par lui-même, est incapable de se déifier. Il a besoin de l’activité de Dieu, de son intervention répétée dans l’histoire comme en témoigne l’Écriture, de l’incarnation du Fils et de la communication de l’énergie de l’Esprit. En sens contraire, l’activité salutaire de Dieu ne suffit pas non plus, car l’homme a été créé libre et Dieu se refuse à le contraindre même au salut, c’est tout à fait librement qu’il doit y consentir. Mais, si ni l’activité humaine ni l’activité divine ne suffisent au salut, comment sortir de l'impasse ? Par une activité commune de l’homme et de Dieu : il faut que l’homme veuille être sauvé et que Dieu veuille le sauver, il faut en l’homme une synergie de son activité et de celle de Dieu par le biais du don permanent de la [[grâce]], de l’énergie, de l’Esprit répandu en lui. C’est uniquement par cette collaboration humaine et divine que les différents moyens deviennent salutaires pour l’homme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
====L'altération de l'image de Dieu en l'homme====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi ces moyens, il y a d’abord et avant tout les mystères ou [[sacrements]] de l’Église, principalement le [[baptême]] et l’[[eucharistie]], dont Grégoire dit que notre salut tout entier en dépend (''Homélie'' 62). Pour comprendre cette affirmation, il faut faire un détour par la doctrine de la corruption de la nature humaine par le péché et de sa rénovation par l’incarnation du Verbe de Dieu. Cette doctrine repose sur le récit de la Genèse et sur l’œuvre du Christ d’après le Nouveau Testament. Le péché d’Adam, comme figure biblique et originelle de l’être humain, est la première manifestation de la désobéissance à Dieu. Il est pour Palamas la cause d’une corruption de l’humanité, dans les deux sens du terme : psychique et physique. Par son irruption, le péché occasionne une mort de l’âme avant même celle du corps, un désordre psychique et une déchéance du corps. En effet, Palamas envisage le péché comme une altération de l’image de Dieu en l’homme, altération par laquelle l’homme devient incapable d’être à la ressemblance de son Créateur, de participer à la vie même de Dieu (''Chapitres'' 39). Or, cette altération de l’image divine en l’homme est en réalité une dénaturation de son intelligence, comprise comme étant la faculté spirituelle la plus haute de l’âme, faculté qui permet à l’homme de connaître, de faire librement des choix et d’orienter toute sa vie en conséquence. Cette dénaturation a pour effet de priver l’homme d’une faculté qui était la sienne à l’origine, celle de voir Dieu (''Triades'', 1, 1, 3) et donc de s’unir à lui. Si par le péché l’homme perd cette ressemblance, la vie divine, et cette capacité visuelle de l’intelligence qui l’unissait à Dieu, il n’est pas pour autant abandonné à son sort. Il y a bien sûr toutes les interventions divines dans l’histoire biblique, mais il y a aussi et surtout la venue annoncée de [[Jésus-Christ]]. Pour Palamas, c’est précisément pour offrir la possibilité à l’homme de retrouver son état originel et plus encore par la déification que le Verbe de Dieu s’est fait chair (''Triades'', 1, 1, 22). En effet, par l’union hypostatique ou personnelle du Fils de Dieu à la nature humaine, celle-ci participe de nouveau et totalement à la vie divine (''Triades'', 2, 3, 21). En s’incarnant, en devenant un homme à part entière, le Fils a pu unir notre humanité déchue à sa Personne divine et la restaurer en lui-même par la communication de sa propre divinité. Ce qui est préfiguré dans la [[Transfiguration]] et accompli dans la Résurrection. Nous retrouvons en la Personne même du Christ cette collaboration humaine et divine pour le salut. Selon l’image de saint Paul, le Christ est le nouvel Adam, c’est-à-dire le nouvel homme, celui qui transmet non plus le péché et la mort, mais la vie même de Dieu, parce qu’il est Dieu lui-même. Comment fait-il cela ? Précisément par les mystères ou sacrements de l'Église, principalement le baptême et l’eucharistie, qui permettent une incorporation et une communion réelle au Corps déifié et déifiant du Christ, Corps qui contient la plénitude de la divinité et qui, selon Palamas, est la source de la lumière incréée, qui jaillit dans le cœur du croyant (''Triades'', 1, 3, 38) et illumine à nouveau son intelligence, ouvre à nouveau les yeux de l’âme (''Triades'', 1, 3, 33) pour contempler Dieu, si l’homme a foi en lui (''Triades'', 2, 3, 40). Par les mystères ou sacrements, l’énergie de l’Esprit opère en nous, si nous le croyons et le voulons, ce que le Fils a accompli une fois pour toutes en lui-même, en sa propre chair pour nous. Dans cette perspective, l’Église, Corps du Christ, n’est donc rien de moins qu’une communauté d’hommes animée par la foi en Jésus-Christ et en voie de déification par la grâce ou l’énergie de l’Esprit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le rétablissement de la maîtrise de l'intelligence sur les passions====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mystères ou sacrements ne sont pas les seuls moyens de déification, même s’ils demeurent fondamentaux et indispensables pour le chrétien. La doctrine de la corruption de l’image divine en l’homme, l’intelligence, et de la possibilité offerte à l’homme de retrouver la ressemblance à Dieu par la [[grâce]] débouche également sur une perspective éthique. Le péché est perçu par Palamas comme un bouleversement du fonctionnement originel et naturel des puissances de l’âme, bouleversement par lequel ce n’est plus la partie raisonnable de l’âme (les facultés de connaissance, de jugement et de raisonnement) qui gouverne la partie passionnée (le désir et l’emportement), mais l’inverse. De cette façon, l’homme se détourne du bien, Dieu lui-même, et se laisse conduire par ses passions, comme la cupidité, l’ambition et la vanité, etc. Pour remédier à ce désordre psychique et corporel, le moine [[hésychaste]] recherche ''l’impassibilité'', qui ne signifie nullement ici l’insensibilité ou une mise à mort de la partie passionnée de l’âme, qui en soi est bonne, mais le rétablissement des forces psychiques dans leurs fonctions premières, celles d’avant la chute occasionnée par le péché dans l’âme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce retournement s’opère sous la direction de l’intelligence en synergie avec la grâce et permet à l’homme d’embrasser les vertus et les passions bienheureuses, d’acquérir de nouvelles et meilleures dispositions. Par l'attention de l'intelligence maintenue au-dedans du corps (selon la méthode hésychaste, décrite ci-dessous), « nous donnons à chaque puissance de l'âme sa loi et à chacun des membres du corps ce qui lui convient »&amp;quot; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la ''tempérance'' comme régulation des sens (nous leur « donnons ce qu'ils doivent percevoir et dans quelle mesure »)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- ''l’amour'' est suscité comme l'état le meilleur de la partie passionnée de l'âme  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la ''vigilance et la sobriété'' (en {{Lang-el|νῆψις}} / nepsis) pour « renvoyer tout ce qui empêche la pensée (en {{Lang-el|διάνοια}} / dianoia) de s'élever à Dieu »&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Celui qui par la tempérance (en {{Lang-el|ἐγκράτεια}} / enkratéia) a purifié son corps, qui par l'amour divin a fait de l'ardeur et du désir une occasion de vertu, qui par la prière a mené devant Dieu une intelligence dépouillée, acquiert et voit en lui-même la [[grâce]] promise aux cœurs purs. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce retournement offre la possibilité à l’homme d’accomplir progressivement les commandements évangéliques dans l’amour du prochain et de Dieu. Lorsque l’homme parvient à cet amour, il parvient selon Grégoire à un état proprement divin (''Triades'', 2, 2, 19 et 1, 2, 2).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L'oraison hésychaste : faire l'expérience de Dieu====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la grâce reçue par les mystères ou sacrements de l’Église ouvre la vie chrétienne sur une perspective éthique qui culmine dans la capacité d’aimer comme Dieu aime, elle offre encore une autre possibilité en cette vie, celle de ''voir'' Dieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne saurait s'agir d'une connaissance extérieure. Il n’est pas question ici, par exemple, de la contemplation naturelle, par laquelle l’intelligence humaine parvient à déceler la marque de Dieu dans ce monde, c'est-à-dire à appréhender la raison des êtres créés par Dieu, la trace intelligible laissée par Dieu en chaque chose et qui permet de le reconnaître comme créateur de l’univers. Cette contemplation naturelle est certes une forme de connaissance de Dieu qui n'est pas sans valeur, mais ce n’est pas là encore une connaissance ''véritable'' de Dieu. Il en va de même de tout ce que l’on peut apprendre sur Dieu par les Écritures, les dogmes ou les confessions de foi (''Triades'', 1, 3, 48 et 2, 3, 18 et 40). Toutes ces connaissances sont bonnes, mais elles restent extérieures à Celui dont elles parlent. La théologie, au sens étymologique de discours sur Dieu, n’est pas encore la vision de Dieu. Dire quelque chose sur Dieu, ce n’est pas encore faire l’expérience intime et personnelle de Dieu (''Triades'', 1, 3, 42), expérience à laquelle l’homme peut se prédisposer par la prière pure ou méthode d’oraison hésychaste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot « ''hésychia'' » (en {{Lang-el|ἡσυχία}}), qui est à l’origine du terme « [[hésychasme]] », signifie tranquillité, calme, repos, et qualifie tout à la fois un état de vie du moine hésychaste, la réclusion dans la solitude d’une cellule, et un état correspondant de l’âme, le silence obtenu lorsque l’activité des sens, de l’imagination et de l’intelligence s’apaise pour faire place à l’activité de l’Esprit Saint.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Description de la méthode=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode d’oraison hésychaste suppose pour sa mise en pratique un lieu tranquille, solitaire, à l’écart de toute agitation, la position assise et les yeux fermés. Mais on peut aussi garder les yeux ouverts et fixer son regard sur la poitrine ou sur le nombril comme sur un point d’appui. Elle implique en outre un apprentissage à la maîtrise du souffle. Il s’agit en fait de recueillir et d’apaiser l’intelligence au rythme de l’inspiration et de l’expiration. Dans un premier temps, l’intelligence doit suivre le mouvement de l’inspiration qui descend jusqu’au cœur et y être retenue en même temps que le souffle. Si l’on a les yeux ouverts, la fixation du regard sur la poitrine est une aide supplémentaire pour faire descendre l’intelligence dans le cœur. Quant à la fixation du regard sur le nombril, elle vise plutôt la lutte contre les passions de l’âme (''Triades'', 1, 2, 7-8). Dans un second moment, l’expiration permet un certain relâchement de l’attention jusqu’à la reprise du souffle. Cet exercice respiratoire s’accompagne d’une invocation, de la récitation mentale et continue d’une formule, telle que « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi » ou sous une forme brève « Seigneur, aie pitié ». Il faut un certain temps pour que cette invocation devienne tout à fait spontanée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Le but de cette oraison=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel est le but de cette méthode assez simple dans sa description ? Il s’agit pour le moine hésychaste de purifier l’intelligence, de lui faire trouver le repos, l’''hésychia'', en la détournant de toutes sensations, images ou conceptions mentales (''Triades'', 2, 2, 15), ce qui la prédispose à la participation aux énergies divines (''Triades'', 2, 1, 30). Pourquoi faire descendre l’intelligence dans le cœur en suivant le mouvement du souffle inspiré ? Parce que le cœur, déjà dans la Bible, est le siège, le lieu propre, de l’intelligence (''Triades'', 1, 2, 3), le lieu où la grâce du Christ se manifeste (''Triades'', 1, 3, 38) et où elle peut à son contact se surpasser elle-même dans l’extase, l’union à Dieu (''Triades'', 1, 2, 5). Pourquoi enfin invoquer continuellement Jésus-Christ en le suppliant d’avoir pitié ? D’une certaine façon, c’est toute l’histoire judéo-chrétienne de la rédemption qui se trouve récapitulée dans cette formule dont se souvient continuellement l’hésychaste en présence du Christ. Son intelligence acquiert dans un effort soutenu une prise de conscience ininterrompue à la fois de l’imperfection de sa nature et de la miséricorde divine, de la promesse de la grâce communiquée par le Fils dans l’Esprit. Tout ce qui vient le détourner de cette réalité salvifique est écarté par le souvenir de cette réalité qui sans cesse revient à la conscience jusqu’à ce que l’énergie de l’[[Saint Esprit|Esprit]] fasse une irruption soudaine dans le cœur et accomplisse effectivement ce qu’il avait en mémoire. Il s’agit là d’une démarche de foi, où l’intelligence, convaincue de sa faiblesse, se rassemble et se tourne vers le Christ, en attendant de lui le salut comme accomplissement d’une promesse faite à l’humanité. Ce faisant, l’intelligence ne le contraint pas à agir, mais se détourne consciemment de tout ce qui pourrait l’empêcher d’agir. Libre alors à l’Esprit d’intervenir dans ce cœur purifié, préparé à sa venue, c’est-à-dire digne de lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Dieu répond à cet appel, lorsque l’énergie divine apparaît dans le cœur, l’intelligence purifiée devient à son contact spirituelle et lumineuse, les facultés créées se transforment et la grâce est transmise de l’âme au corps, qui lui aussi participe au salut. Les hommes déifiés parviennent alors à voir avec les sens et l’intelligence ce qui les dépasse (''Triades'', 3, 3, 10). Il se produit paradoxalement ''une sensation dépassant les sens'' et une intellection dépassant l’intellection (''Triades'', 3, 1, 35-36). C’est pour le saint la vision ou contemplation de Dieu. L’intelligence retrouve cette capacité originelle de voir son Créateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Le corps comme demeure de l'Esprit=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a, dans cette méthode, par son attention portée au corps, une rupture radicale avec l'hellénisme néo-platonicien qui enseignait que l'intelligence devait s'échapper du corps. Cette conception du corps comme une entrave de l'esprit, Palamas dit que c'est la plus grave erreur des philosophes Grecs. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Palamas insiste, dans son traité ''Sur les saints hésychastes'', sur le fait que l'on ne doit pas chercher à faire sortir notre intelligence du corps, mais au contraire s'efforcer de maintenir, avec vigilance, notre intelligence ''dans'' notre corps. Le corps n'est pas mauvais : ce sont « les hérétiques qui disent que le corps est mauvais et qu'il est l'ouvrage du malin ». Il faut faire sortir la loi du péché du corps, et y faire « demeurer l'attention de l'intelligence ». Il cite à ce propos la parole de Saint Paul (''Première Épître aux Corinthiens'', 6, 19) : « Nos corps sont le temple de l'Esprit Saint qui est en nous ». Notre corps est donc appelé à devenir « naturellement la demeure de Dieu ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire Palamas fonde la spiritualité hésychaste dans l'Incarnation du Verbe, dont le but était de permettre la déification de l'homme :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Car si l'homme n'est pas capable de contenir l'incorporel au-dedans du corps, comment pourra-t-il porter en lui-même Celui qui s'est uni au corps, et qui avance, comme une forme naturelle, à travers toute la matière organisée, dont l'extériorité et la division ne saurait correspondre à l'essence de l'intelligence (en {{Lang-el|νοῦς}} / ''noûs''), si à la fin cette matière ne se mettait à vivre après avoir suscité en elle une forme de vie accordée à l'union »&amp;lt;ref&amp;gt;''Sur les saints hésychastes'', in ''Philocalie des Pères Neptiques'', tome B3, p. 475.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pourrions dire que « le Verbe s'est fait chair »&amp;lt;ref&amp;gt;Jean I, 14 : en {{Lang-el|ὁ λόγος σὰρξ ἐγένετο}}.&amp;lt;/ref&amp;gt; pour que l'homme entier - corps et âme - soit déifié :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ...portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, ''afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps''. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, ''afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle''. » (Saint Paul, ''Épître aux Corinthiens'', II, 4, 10-11.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====L'union de l'homme à Dieu=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le don déifiant accordé par l’[[Saint Esprit|Esprit]] constitue pour le voyant à la fois l’organe et l’objet de sa vision lumineuse (''Triades'', 3, 2, 14). Il est ce qui permet de voir et ce qui est vu, la lumière incréée de Dieu. Palamas dira que le voyant contemple ce qui est semblable à son mode de contemplation (''Triades'', 2, 3, 31), qu’il connaît Dieu en Dieu (''Triades'', 2, 3, 68) ou, en sens inverse, que c’est Dieu lui-même qui se contemple à travers l’âme et le corps transformés (''Triades'', 1, 3, 37). Ce qu’il veut dire à chaque fois, c’est que seule la lumière, l’énergie ou la grâce, parce qu’elle vient de Dieu et qu’elle est Dieu lui-même, peut nous faire connaître Dieu. Cette vision de la lumière par la lumière réalise l’union de l’homme à Dieu (''Triades'', 2, 3, 36) et lui permet de retrouver la ressemblance qui existait entre eux à l’origine. La progression dans cette contemplation de Dieu est infinie, même dans la vie future, non seulement parce que le désir de l’homme est sans limites à son égard, mais aussi parce que Dieu qui se laisse contempler est lui-même infini (''Triades'', 2, 2, 11). C’est une façon d’expliquer que l’homme est mis en présence d’une plénitude. Tout ce que l’homme recherche de meilleur en cette vie ou est à jamais capable de désirer dans l’autre vie s’y trouve en abondance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir toutefois que, pour Palamas, si l’énergie de l’Esprit est effectivement une plénitude qui nous est offerte dès à présent, personne en dehors du [[Jésus Christ|Christ]] n’est en mesure de la contenir totalement. La participation à cette énergie omniprésente par une intelligence purifiée, semblable à un combustible pour le feu divin, est toujours partielle et variée (''Triades'', 3, 1, 34). Cette énergie de l’Esprit se manifeste indivisiblement en autant d’éclats qu’il y a d’hommes dignes de la recevoir et se laisse participer en fonction de la capacité réceptive de chacun d’entre eux. La même et unique énergie de l’Esprit est communiquée à des hommes différents, qui ne sont pas en mesure d’en bénéficier entièrement, mais bien en fonction à la fois de leur personnalité et de leur activité propres. Ce qui signifie que l’énergie divine ne supprime pas ce qui fait la singularité d’un homme, lorsqu’elle le déifie, elle s’y adapte sous la forme notamment des charismes de l’Esprit dont parle saint Paul (''Première Épître aux Corinthiens'', 12, 4-11 ; ''Triades'', 3, 2, 13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Dieu vient tout entier habiter dans l'homme tout entier=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’homme ne peut participer à la totalité de l’énergie de l’Esprit, il n’en reste pas moins vrai qu’il s’agit d’un don par lequel Dieu tout entier vient demeurer en l’homme tout entier (''Triades'', 3, 1, 27). Comment comprendre cette inhabitation de Dieu en l’homme ? Pour l’expliquer, Palamas se sert d’un terme emprunté à la christologie. Ce terme est l’''enhypostasie'', qui désigne le fait d’inclure dans l’hypostase, d’intégrer en sa personne même&amp;lt;ref&amp;gt;Sur cette notion, voir [https://books.google.fr/books?id=hwyBYHXJl7AC&amp;amp;pg=PA181&amp;amp;lpg=PA181&amp;amp;dq=enhypostasie&amp;amp;source=bl&amp;amp;ots=ab5bbXNlN5&amp;amp;sig=RRTZlUpGtNVPgDkd_FT8fZwL-7o&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;ved=0ahUKEwiF44vd6qzQAhWpJsAKHfkVBP0Q6AEILzAE#v=onepage&amp;amp;q=enhypostasie&amp;amp;f=false ''Le Christ et la Trinité selon Maxime le Confesseur'', par Pierre Piret (lire en ligne).]&amp;lt;/ref&amp;gt;. En s’incarnant, le Verbe de Dieu a assumé la nature humaine en sa Personne divine, il l’a enhypostasiée. En sens inverse et grâce à cette incarnation de Dieu, la personne humaine peut assumer non pas la nature de Dieu qui est imparticipable, mais son énergie. La déification est une enhypostasie de l’énergie de l’Esprit, énergie qui est envoyée dans l’hypostase de l’homme pour y être contemplée (''Triades'', 3, 1, 9) en permanence (''Triades'', 3, 1, 18). Par ce don déifiant permanent, la sagesse et la vie éternelle sont en l’homme sans être séparées de Dieu (''Triades'', 3, 1, 35-36 et 38). Le saint acquiert par grâce un nouveau mode d’existence, par lequel sa personne est désormais composée d’un nouvel élément permanent qui vient s’ajouter à l’âme et au corps et qui est l’énergie incréée de l’Esprit (''Triades'', 1, 3, 43). Si bien qu’on peut dire de lui, en raison de la présence de l’Esprit, qu’il est incréé par la grâce (''Triades'', 3, 1, 31), qu’il est sans commencement ni fin (''Triades'', 3, 3, 8). L’intégration de ce nouvel élément, devenu constitutif de la personne humaine dans la déification, n’a pas pour effet la suppression de notre humanité. En devenant Dieu, nous ne cessons pas d’être homme, psychique et corporel. Au contraire, pour Palamas, en devenant Dieu, nous devenons pleinement homme. Par la grâce divine, notre nature humaine est menée progressivement à sa perfection : l’âme peut dès à présent voir Dieu, être animée par sa sagesse et sa bonté, et le corps reçoit le gage de son incorruptibilité future, un avant-goût de la Résurrection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme de ce parcours, le saint hésychaste acquiert donc un nouveau mode de vie caractérisé par la présence permanente de l’énergie de l’Esprit en lui. Cette expérience est pour lui une initiation aux mystères évangéliques. Mais cette initiation n’est pas donnée pour lui seul. Le saint hésychaste sera respecté, il recevra la confiance et l’affection d’autres hommes, tous ceux qui viendront à lui pour être initiés à leur tour à ces mystères, jusqu’à ce que l’expérience de ces mystères eux-mêmes constitue pour eux l’initiation (''Tome hagioritique''). La paternité spirituelle, par laquelle un saint est capable de transmettre ce qu’il a lui-même reçu, y compris la grâce (''Chapitres'' 121), à d’autres hommes qui suivent ses conseils et son enseignement, est primordiale dans ce contexte. C’est par elle que Palamas fut, dans cette chaîne de transmission spirituelle, le fils spirituel des maîtres de l’[[hésychasme]] byzantin, comme celui avant eux des Pères et de tous les saints de la littérature biblique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques citations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sur l’essence imparticipable et l’énergie participable''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dès lors qu’il y a trois caractères de Dieu, l’essence, l’énergie, les hypostases divines de la Trinité, ceux qui ont été rendus dignes d’être unis à Dieu jusqu’à être avec lui un seul Esprit, comme l’a dit le grand Paul : « Celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit » (''Première Épître aux Corinthiens'', 6, 17), car il a été montré plus haut que ceux qui en sont dignes ne s’unissent pas à Dieu dans son essence, et tous les théologiens attestent que Dieu n’est pas participable dans son essence. L’union selon l’hypostase se trouve être le fait du seul Verbe, le Dieu-Homme. Ceux qui ont été rendus dignes de s’unir à Dieu s’unissent donc par l’énergie. Et l’Esprit suivant lequel celui qui s’attache à Dieu est un avec Dieu, est et est appelé énergie incréée de l’Esprit, mais non essence de Dieu, même si cela déplaît à ceux qui pensent le contraire. Car Dieu l’a prédit par le Prophète : ce n’est pas mon Esprit, mais « de mon Esprit, que je répandrai sur ceux qui croient » (Jl 3, 1) (trad. J. Touraille, ''Chapitres'' 75).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sur l'Incarnation, la communion eucharistique et l'illumination du cœur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisque le Fils de Dieu, dans son incomparable amour pour les hommes, ne s’est pas borné à unir son [[Hypostase]] divine à notre nature, en endossant un corps animé et une âme douée d’intelligence, pour apparaître sur terre et vivre avec les hommes, mais puisqu’il s’unit, ô miracle d’une incomparable surabondance, aux hypostases humaines elles-mêmes, en se confondant lui-même avec chacun des fidèles par la communion à son saint Corps, puisqu’il devient un seul corps avec nous et fait de nous un temple de la Divinité tout entière, car dans le Corps même du Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, comment n’illuminerait-il pas ceux qui communient dignement au rayon divin de son Corps qui est en nous, en éclairant leur âme comme il illumina les corps mêmes des disciples sur le Thabor ? Car alors ce corps, source de la lumière de la grâce, n’était pas encore uni à nos corps : il illuminait du dehors ceux qui en approchaient dignement et envoyaient l’illumination à l’âme par l’intermédiaire des yeux sensibles ; mais aujourd’hui, puisqu’il est confondu avec nous et existe en nous, il illumine l’âme justement de l’intérieur » (trad. J. Meyendorff, ''Triades'', 1, 3, 38). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sur la vision de la lumière incréée et l'union à Dieu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La contemplation de cette lumière est une union, bien qu’elle ne dure pas chez les imparfaits. Mais l’union avec la lumière est-elle autre chose qu’une vision ? Et puisqu’elle s’accomplit avec l’arrêt de l’activité intellectuelle, comment s’accomplirait-elle, sinon par l’Esprit ? Car c’est dans la lumière qu’apparaît la lumière et c’est dans une lumière semblable que se trouve la faculté visuelle ; puisque cette faculté n’a d’autre moyen d’agir, ayant quitté tous les autres êtres, c’est&lt;br /&gt;
qu’elle devient elle-même toute entière lumière et s’assimile à ce qu’elle voit ; elle s’y unit sans mélange, étant lumière. Si elle se regarde elle-même, elle voit la lumière ; si elle regarde l’objet de sa vision, c’est aussi de la lumière ; et si elle regarde le moyen qu’elle emploie pour voir, c’est là encore de la lumière ; c’est cela l’union : que tout cela soit un, de sorte que celui qui voit n’en puisse distinguer ni le moyen, ni le but, ni l’essence, mais qu’il ait seulement conscience d’être lumière et de voir une lumière distincte de toute créature » (trad. J. Meyendorff, ''Triades'', 2, 3, 36).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sur la vision de Dieu comme preuve réelle de son existence et finalité de la prière pure'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette contemplation dépassant les activités intellectuelles est le seul moyen, le moyen le plus clair, le moyen par excellence pour montrer l’existence réelle de Dieu et le fait qu’il transcende les êtres. Comment, en effet, l’essence de Dieu n’existerait-elle pas, puisque la gloire de cette nature divine se fait voir aux hommes qui ont surpassé par la prière pure tout ce qui, dans la lumière même, est sensible et intelligible ? » (trad. J. Meyendorff, ''Triades'', 2, 3, 38).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Tropaire]], [[ton]] 8 : &lt;br /&gt;
:Liminaire [Flambeau] de l'orthodoxie, soutien et docteur de l'Église, modèle des moines, invincible lutteur de la théologie, ô Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique, prédicateur de la grâce, prie sans cesse pour le salut de nos âmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]], ton 8 :&lt;br /&gt;
:Comme l’instrument sacré de la sagesse, comme le brillant porte-voix de la science de Dieu, saint pontife Grégoire, nous te chantons ! Soumettant notre intelligence à celle du Créateur, conduis nos cœurs vers lui, pour que nous chantions : « Réjouis-toi, Prédicateur de la grâce ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie sélective ==&lt;br /&gt;
'''Quelques œuvres traduites en français'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GRÉGOIRE PALAMAS, ''Défense des saints hésychastes'', introduction, texte critique, traduction et notes par J. Meyendorff, coll. “Spicilegium sacrum Lovaniense : études et documents”, volumes 30-31, Louvain, 1973 (sans doute l'œuvre la plus importante, sur laquelle repose en grande partie le développement qui précède).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GRÉGOIRE PALAMAS, ''De la déification de l'être humain'', traduit par M.-J. Monsaingeon et J. Paramelle, coll. &amp;quot;Sophia&amp;quot;, L'Age d'Homme-Lausanne, 1990, p. 13-41 (contenu : ''De la divine et déifiante participation ou de la divine et surnaturelle simplicité'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GRÉGOIRE PALAMAS, ''Douze homélies pour les fêtes'', introduction et traduction de Jérôme Cler, coll. &amp;quot;L'échelle de Jacob&amp;quot;, Paris, O.E.I.L./YMCA-PRESS, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GRÉGOIRE PALAMAS, ''Traités apodictiques sur la procession du Saint-Esprit'', introduction par Jean-Claude Larchet, traduction et notes par Emmanuel Ponsoye, coll. &amp;quot;L'Arbre de Jessé&amp;quot;, Les Editions de l'Ancre, Paris-Suresnes, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Joie de la Transfiguration d'après les Pères d'Orient'', coll. &amp;quot;Spiritualité Orientale&amp;quot; 39, Abbaye de BelleFontaine, 1985, p. 237-256 (contenu : ''Deux homélies sur la Transfiguration du Seigneur'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Philocalie des Pères neptiques. A l'école mystique de la prière intérieure'', tome B, volume 3 : ''De Grégoire Palamas à Calliste et Ignace Xanthopoulos'', notices et traduction par Jacques Touraille, Abbaye de Bellefontaine, 2005, p. 435-541 (contenu : ''Lettre à la moniale Xénée'', ''Décalogue'', ''Sur les saints hésychastes'', ''Sur la prière et la pureté du cœur'', ''150 chapitres physiques, théologiques, éthiques et pratiques'', ''Tome hagioritique sur les saints hésychastes'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Quelques études importantes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LARCHET, J.-Cl., « Introduction », dans ''Saint Grégoire Palamas, Traités apodictiques sur la procession du Saint-Esprit'', coll. “L’Arbre de Jessé”, Paris-Suresnes, Éditions de l’Ancre, 1995, p. 9-104 (la question du ''Filioque'' étudiée de près).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LISON, J., ''L’Esprit répandu. La pneumatologie de Grégoire Palamas'', préface de J. M. R. Tillard, coll. “Patrimoines: orthodoxie”, Paris, Éditions du Cerf, 1994 (une étude d'ensemble fouillée de la pensée de Palamas, sous l'angle de la pneumatologie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MANTZARIDIS, G. I., “La doctrine de saint Grégoire Palamas sur la déification de l’être humain”, traduction par M.-J. Monsaingeon, dans ''Saint Grégoire Palamas. De la déification de l’être humain'', coll. “Sophia”, L’Age d’homme-Lausanne, 1990, p. 43-160 (Bon développement sur un thème central chez Palamas).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYENDORFF, J., ''Introduction à l’étude de Grégoire Palamas'', coll. “Patristica sorbonensia” 3, Paris, Éditions du Seuil, 1959 (une présentation déjà ancienne, mais détaillée de la vie et des principaux thèmes de la théologie de Palamas)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYENDORFF, J., “Palamas (Grégoire)”, ''Dictionnaire de Spiritualité'', 12, Paris, Beauchesne, 1984, col. 81-107.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYENDORFF, J., ''Saint Grégoire Palamas et la mystique orthodoxe'', coll. “Points Sagesses” 168, Paris, Éditions du Seuil, 2002 (une présentation plus simple de Palamas et de la tradition spirituelle dans laquelle il s'inscrit. Bien pour commencer).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Théologiens]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Évêques]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pères de l'Église]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:غريغوريوس بالاماس]]&lt;br /&gt;
[[en:Gregory Palamas]]&lt;br /&gt;
[[mk:Свети Григориј Палама]]&lt;br /&gt;
[[pt:Gregório Palamas]]&lt;br /&gt;
[[ro:Grigorie Palama]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<title>Glycérie et Laodicios</title>
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				<updated>2020-05-13T20:36:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:13-5-Ste_Glycerie.jpg|right|thumb|Sainte Martyre Glycérie]]&lt;br /&gt;
Le [[13 mai]], l'Eglise orthodoxe célébre la mémoire de la '''Sainte Martyre Glycérie'''  et de '''Saint Laodicios ''' le geôlier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vie ==&lt;br /&gt;
La première année du règne d'[[Antonin le Pieux]] (138) vivait à Trajanopolis une jeune chrétienne, fille d'un officier romain de haut rang, qui se consacrait à confirmer les Chrétiens du lieu dans la foi. Le jour d'une fête païienne, elle marqua sur son front le [[Signe de la Croix|signe de la Croix]], et s'avança vers le gouvemeur Sabin présent dans le temple, en se confessant ouvertement servante du Christ. Comme Sabin lui ordonnait de sacrifîer aux dieux, elle se dirigea vers les idoles et abattit la statue de Zeus par l'invocation du Sauveur, puis elle la mit en pièces. Les païens se précipitèrent avec rage sur elle et essayèrent de la lapider, sans que les pierres ne puissent l'atteindre. On la pendit alors par les cheveux et on lui déchira la chair avec des ongles de fer, puis elle fut jetée en prison et laissée sans vivres ni boisson pendant de nombreux jours. Mais un Ange du Seigneur lui apporta de la nourriture et la fortifia dans l'espérance des biens futurs. Aussi, quand le gouvemeur la convoqua de nouveau, c'est avec stupéfaction qu'il vit la Sainte apparaître devant lui en bonne santé et rayonnante de confiance en [[Dieu]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devant quitter la cité pour se rendre à Héraclée de Thrace, Sabin se fit accompagner par Glycérie. Elle fut reçue avec déférence par l'Evêque Domitius et par les Chrétiens, qui avaient été informés de son valeureux combat. Après une nouvelle séance au tribunal, elle fut condamnée à être brûlée vive, mais une rosée céleste éteignit la fournaise dans laquelle elle avait été jetée. Le juge lui fit alors arracher le cuir chevelu, puis on la conduisit en prison dans l'attente de nouveaux supplices. Cette fois encore un [[Ange]] vint à son secours. Devant de tels signes divins, le geôlier Laodicios se convertit et fut aussitôt condamné à la décapitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement la Sainte fut livrée aux bêtes sauvages. Une lionne s'élança, furieuse, sur elle, mais elle s'arrêta soudain dans son élan et vint lécher tendrement ses pieds. Une autre lionne bondit à son tour et d'un léger coup de dent, sans lui provoquer la moindre blessure, permit à Sainte Glycérie de rejoindre dans la joie son Epoux céleste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le juge périt peu après misérablement, tandis que l’[[évêque]] allait ensevelir le corps de la valeureuse athlète du [[Jésus Christ|Christ]] non loin de la cité. On édifia ensuite en ce lieu une vaste et magnifique église, où Sainte Glycérie était vénérée par tous les habitants de la cité dont elle était devenue la Sainte patronne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. notices de St [[Parthénios de Lampsaque]] au [[7 février]] et de Sainte [[Elisabeth d'Héraclée]] le [[24 avril]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite son corps fut transféré à Lemnos. Cependant, de son crâne, resté à Héraclée, continuait de jaillir un Saint Baume qui, telle une source d'eau vive, procurait la guérison à de nombreux pèlerins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
* http://www.monastere-transfiguration.fr/synaxaire/synaxaire.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints grecs]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[pt:Glicéria da Trácia]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<title>Glycérie et Laodicios</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:13-5-Ste_Glycerie.jpg|right|thumb|Sainte Martyre Glycérie]]&lt;br /&gt;
Le [[13 mai]], l'Eglise orthodoxe célébre la mémoire de la '''Sainte Martyre Glycérie'''  et de '''Saint Laodicios ''' le geôlier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vie ==&lt;br /&gt;
La première année du règne d'[[Antonin le Pieux]] (138) vivait à Trajanopolis une jeune chrétienne, fille d'un officier romain de haut rang, qui se consacrait à confirmer les Chrétiens du lieu dans la foi. Le jour d'une fête païienne, elle marqua sur son front le [[Signe de la Croix|signe de la Croix]], et s'avança vers le gouvemeur Sabin présent dans le temple, en se confessant ouvertement servante du Christ. Comme Sabin lui ordonnait de sacrifîer aux dieux, elle se dirigea vers les idoles et abattit la statue de Zeus par l'invocation du Sauveur, puis elle la mit en pièces. Les païens se précipitèrent avec rage sur elle et essayèrent de la lapider, sans que les pierres ne puissent l'atteindre. On la pendit alors par les cheveux et on lui déchira la chair avec des ongles de fer, puis elle fut jetée en prison et laissée sans vivres ni boisson pendant de nombreux jours. Mais un Ange du Seigneur lui apporta de la nourriture et la fortifia dans l'espérance des biens futurs. Aussi, quand le gouvemeur la convoqua de nouveau, c'est avec stupéfaction qu'il vit la Sainte apparaître devant lui en bonne santé et rayonnante de confiance en [[Dieu]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devant quitter la cité pour se rendre à Héraclée de Thrace, Sabin se fit accompagner par Glycérie. Elle fut reçue avec déférence par l'Evêque Domitius et par les Chrétiens, qui avaient été informés de son valeureux combat. Après une nouvelle séance au tribunal, elle fut condamnée à être brûlée vive, mais une rosée céleste éteignit la fournaise dans laquelle elle avait été jetée. Le juge lui fit alors arracher le cuir chevelu, puis on la conduisit en prison dans l'attente de nouveaux supplices. Cette fois encore un [[Ange]] vint à son secours. Devant de tels signes divins, le geôlier Laodicios se convertit et fut aussitôt condamné à la décapitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement la Sainte fut livrée aux bêtes sauvages. Une lionne s'élança, furieuse, sur elle, mais elle s'arrêta soudain dans son élan et vint lécher tendrement ses pieds. Une autre lionne bondit à son tour et d'un léger coup de dent, sans lui provoquer la moindre blessure, permit à Sainte Glycérie de rejoindre dans la joie son Epoux céleste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le juge périt peu après misérablement, tandis que l’[[évêque]] allait ensevelir le corps de la valeureuse athlète du [[Jésus Christ|Christ]] non loin de la cité. On édifia ensuite en ce lieu une vaste et magnifique église, où Sainte Glycérie était vénérée par tous les habitants de la cité dont elle était devenue la Sainte patronne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. notices de St [[Parthénios de Lampsaque]] au [[7 février]] et de Sainte [[Elisabeth d'Héraclée]] le [[24 avril]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par la suite son corps fut transféré à Lemnos. Cependant, de son crâne, resté à Héraclée, continuait de jaillir un Saint Baume qui, telle une source d'eau vive, procurait la guérison à de nombreux pèlerins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
* http://www.monastere-transfiguration.fr/synaxaire/synaxaire.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints grecs]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[pt:Glicéria de Heracleia]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Saints_am%C3%A9ricains&amp;diff=5403</id>
		<title>Catégorie:Saints américains</title>
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&lt;div&gt;[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[bg:Категория:Американски светци]]&lt;br /&gt;
[[en:Category:American Saints]]&lt;br /&gt;
[[mk:Категорија:Американски светители]]&lt;br /&gt;
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[[ro:Categorie:Sfinți americani]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Saints_am%C3%A9ricains&amp;diff=5402</id>
		<title>Catégorie:Saints américains</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +bg,fr,mk,pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[bg:Категория:Американски светци]]&lt;br /&gt;
[[en:Category:American Saints]]&lt;br /&gt;
[[fr:Catégorie:Saints américains]]&lt;br /&gt;
[[mk:Категорија:Американски светители]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Santos americanos]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Simon_le_Z%C3%A9lote&amp;diff=5401</id>
		<title>Simon le Zélote</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Simon_le_Z%C3%A9lote&amp;diff=5401"/>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +el,pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Simon the Zealot.JPG|right|frame|L'apôtre Simon le Zélote]]&lt;br /&gt;
Le saint glorieux apôtre [[Simon le Zélote]], ou [[Simon le Cananéen]], est l'un des douze [[apôtres]] de [[Jésus-Christ]]. Il est mentionné dans l'[[Évangile selon Matthieu]] 10:2-4, mais aussi dans les autres [[évangiles synoptiques]]. L'[[Église Orthodoxe]] fête sa mémoire le [[10 mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
Simon est né à Cana, en Galilée et a été un des [[Douze Apôtres]]. Selon une ancienne tradition, il a été l'époux des noces de Cana de Galilée, où le Christ a transformé l'eau en vin ([[Évangile selon Jean]] 2, 1-11). Suite à ce miracle, saint Simon a quitté sa maison et sa femme pour suivre au Jésus. Après la [[Descente du Saint-Esprit]] il a preché l'[[Évangile]] d'abord en Mauritanie et Lybie (Afrique). Ensuite il est allé chez d'autres peuples (Grande-Bretagne), en Géorgie et Abkhazie, où il a été torturé et crucifié par les païens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nom==&lt;br /&gt;
Il &amp;lt;ref&amp;gt;Source de ce sous-chapitre: http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_le_Z%C3%A9lote#Tradition &amp;lt;/ref&amp;gt; est appelé le Zélote dans l'[[évangile selon Luc]] (Lc 6, 15) et dans les [[Actes des Apôtres]] (Ac I, 13). Ce terme venant du grec ''zélotès'' détermine son appartenance à une secte juive rigoriste ou parfois dite &amp;quot;extrémiste révolutionnaire&amp;quot;. Ce mot est la traduction du terme hébreu ''qanana''. Il semble que certains traducteurs de la [[Bible]] aient utilisé ''canana'' au lieu de ''qanana'' donnant ainsi une origine cananéenne à Simon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également appelé Thaddée par Matthieu et Marc qui l'associe ainsi à Jude, surnommé pareillement, avec qui il aurait prêché l'évangile en Perse et souffert le martyre, d'après une traduction apocryphe du VI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Ils seraient ensuite tous deux morts égorgés, suite au renversement d'idoles païennes. Une autre version le dit découpé à la scie comme le prophète Isaïe &amp;lt;ref&amp;gt;Les traditions des synaxaires sont differentes. Certains l'identifie à l'apôtre Nathanaël, mais les exégètes modemes avancent de solides arguments pour assimiler ce dernier plutôt à saint Bartholomée (cf. [[11 juin]]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnographie==&lt;br /&gt;
'''[[Tropaire]], [[ton]] 3'''&lt;br /&gt;
:Saint apôtre Simon,&lt;br /&gt;
:intercède auprès du Dieu de miséricorde,&lt;br /&gt;
:pour qu'il accorde à nos âmes le pardon de nos péchés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''[[Kondakion]], t. 2'''&lt;br /&gt;
:Tous ensemble, par des hymnes louons&lt;br /&gt;
:comme bienheureux l'apôtre Simon,&lt;br /&gt;
:lui qui dans l'âme des fidèles déposa&lt;br /&gt;
:sans faille la doctrine de la sagesse;&lt;br /&gt;
:car devant le trône de gloire à présent&lt;br /&gt;
:il exulte avec les Anges incorporels,&lt;br /&gt;
:sans cesse intercédant en faveur de nous tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''[[Ikos]]'''&lt;br /&gt;
:Tous ensemble, acclamons à présent&lt;br /&gt;
:la mémoire de l'Apôtre comme jour de salut;&lt;br /&gt;
:disons-la bienheureuse, en notre foi,&lt;br /&gt;
:car elle fait briller sur l'univers&lt;br /&gt;
:la lumière d'un soleil dissipant &lt;br /&gt;
:toute brume sous l'éclat de ses rayons&lt;br /&gt;
:pour éclairer les fidèles célébrant&lt;br /&gt;
:et glorifiant sa mémoire avec amour.&lt;br /&gt;
:Nous-mêmes, accourons de tout cœur&lt;br /&gt;
:et chantons-le, car il se tient auprès du Christ,&lt;br /&gt;
:sans cesse intercédant en faveur de nous tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Legături externe==&lt;br /&gt;
*(fr) [http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai10.html Le 10 mai, nous célébrons la mémoire du Saint Apôtre SIMON le ZELOTE] - [[Synaxaire]] de Père Macaire du [[Monastère Simonos Petras (Mont Athos)|Monastère Simonos Petras]], [[République monastique du Mont Athos|Mont Athos]]&lt;br /&gt;
*(fr) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_le_Z%C3%A9lote Simon le Zélote (Wikipédia)]&lt;br /&gt;
*(fr) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Noces_de_Cana Noces de Cana (Wikipédia)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*(en) [http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=101337 Apostle Simon Zealotes] ([[OCA]])&lt;br /&gt;
*(en) [http://goarch.org/en/chapel/saints.asp?contentid=48 Simon the Zealot &amp;amp; Apostle] ([[GOARCH]])&lt;br /&gt;
*(en) [http://www.westsrbdio.org/prolog/my.html?month=May&amp;amp;day=10 The Holy Apostle Simon, the Zealot] (''Prologue of Ohrid'')&lt;br /&gt;
*(en) [http://www.comeandseeicons.com/groups/ntp05.htm Icon of Apostle Simon the Zealot]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Apôtres]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:سمعان الرسول]]&lt;br /&gt;
[[el:Απόστολος Σίμων]]&lt;br /&gt;
[[en:Apostle Simon]]&lt;br /&gt;
[[pt:Apóstolo Simão]]&lt;br /&gt;
[[ro:Apostolul Simon]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Georges_le_Trop%C3%A9ophore&amp;diff=5400</id>
		<title>Georges le Tropéophore</title>
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				<updated>2020-04-23T02:57:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le grand-[[martyr]] '''Georges''' surnommé &amp;quot;le Tropéophore&amp;quot; (en {{Lang-el|τροπαιοφόρος}}, &amp;quot;porteur de victoire&amp;quot;), commémoré le [[23 avril]] dans l’[[Église Orthodoxe]], est un [[Saints|saint]] très connu et populaire dans toute l'Orthodoxie. Beaucoup d'églises lui sont dédiées, et beaucoup de chrétiens portent son nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
Saint Georges, né entre 275&amp;lt;ref&amp;gt;Χρήστος Τσολακίδης, Αγιολόγιον της Ορθοδοξίας, σελ. 376.&amp;lt;/ref&amp;gt; et 280&amp;lt;ref&amp;gt;Ε. Λέκκος, Ο Άγιος Γεώργιος, σελ. 5.&amp;lt;/ref&amp;gt;, était issu d'une famille riche et de haute condition de Cappadoce. Ayant perdu son père à l'âge de dix ans, sa mère Polychronia, qui était devenue chrétienne à l'insu de son mari, retourna dans sa patrie, la Palestine, et éleva son jeune fils dans les vertus évangéliques. De belle apparence, intelligent et de mœurs raffinées, Georges entra dans la carrière militaire à l'âge de dix-huit ans. Il plut à ses supérieurs et fut rapidement élevé au grade de tribun de la garde impériale, puis, semble-t-il, à la dignité de préfet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour vers la Cappadoce après une campagne victorieuse, passant dans la région d'Attalia en Pamphylie, il délivra la fille du roi, qui avait été livrée en pâture à un redoutable dragon, et mit à mort la bête par la force surnaturelle qu'il tirait de sa foi. Admiratifs devant cette démonstration de la puissance accordée par le Christ à ses fidèles contre les puissances du mal, les païens de l'endroit se convertirent tous au christianisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au temps de la Grande Persécution déclenchée par Dioclétien (vers 304), comme l'empereur avait convoqué à Nicomédie tous les gouverneurs d'Orient pour leur communiquer ses décrets contre les Chrétiens, Saint Georges, sentant que le moment était venu pour lui de confesser publiquement le Christ, distribua tous ses biens aux pauvres, affranchit ses esclaves et se rendit à la cour. Il se présenta au milieu de l'assemblée et reprocha au souverain de verser injustement le sang innocent des Chrétiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reçut le [[martyre]] avec beaucoup de ceux qu'il avait convertis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conformément à la recommandation du Saint, son serviteur transporta ensuite sa précieuse [[relique]] dans sa patrie, Lydda (Diospolis, aujourd'hui Lod) en Palestine&amp;lt;ref&amp;gt;D'autres sources indiquent Lydda ou les alentours comme lieux de son [[martyre]] - http://www.newadvent.org/cathen/06453a.htm&amp;lt;/ref&amp;gt; (cf. [[3 novembre]]), où d'innombrables [[miracle]]s s'accomplirent dans la vaste église que l'on construisit en son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Saint Georges a connu une immense faveur dans tout le monde chrétien, tant en Orient qu'en Occident. Il a été choisi comme protecteur de pays comme la Géorgie et la Grande-Bretagne, des milliers d'églises lui ont été consacrées et toute âme chrétienne voit en lui l'incarnation des vertus de vaillance, de patience dans les afflictions et de confiance en l'assistance de la [[Grâce]] que le Christ, Maître du combat, a recommandées à tous les soldats de la piété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnographie==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]], [[ton]] 4&lt;br /&gt;
:Libérateur des captifs, &lt;br /&gt;
:toi qui assures aux pauvres ta protection, &lt;br /&gt;
:en qui les malades trouvent aussi leur médecin &lt;br /&gt;
:et les princes, leur Seigneur, &lt;br /&gt;
:victorieux défenseur, &lt;br /&gt;
:saint Georges, ô grand et glorieux martyr, &lt;br /&gt;
:intercède auprès du Christ notre Dieu &lt;br /&gt;
:pour le salut de nos âmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] t. 4&lt;br /&gt;
:Cultivant toi-même par Dieu, tu devins &lt;br /&gt;
:le vénérable jardinier de la foi, &lt;br /&gt;
:recueillant les gerbes des vertus : &lt;br /&gt;
:ayant semé dans les larmes, tu moissonnas dans la joie ; &lt;br /&gt;
:pour le combat sanglant que tu menas, &lt;br /&gt;
:tu obtins le Christ comme prix ; &lt;br /&gt;
:par tes prières, saint Georges, tu procures à tous le pardon de leurs péchés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ikos]]&lt;br /&gt;
:Par amour pour le Christ notre Roi, &lt;br /&gt;
:qui pour la vie du monde offrit sa propre vie, &lt;br /&gt;
:le magnanime soldat s'empresse d'accourir vers la mort ; &lt;br /&gt;
:ayant au cœur le zèle de Dieu, &lt;br /&gt;
:il s'est lui-même présenté. &lt;br /&gt;
:Tous ensemble, fidèles, chantons-le &lt;br /&gt;
:comme fervent protecteur, &lt;br /&gt;
:comme illustre serviteur du Christ &lt;br /&gt;
:ayant imité son Maître jusqu'au bout &lt;br /&gt;
:et le priant d'accorder à tous le pardon de leurs péchés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* ''Synaxaire, Vie des saints de l’Église orthodoxe'', (Hiérom. Macaire du [[Mont Athos]])&lt;br /&gt;
* ''Catholic Encyclopedia'', art. &amp;quot;St. George&amp;quot; - http://www.newadvent.org/cathen/06453a.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Galerie d'icônes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image:George.jpg|Saint [[martyr]] Georges. [[Icône]] russe du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Musée de Novgorod, Russie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image:Georgedemetrius.jpg|Saints Georges et Démétrios (Dimitrios)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image:George Symvoulas.jpg|Icône de Saint Georgesμ Monastère du Christ au Symvoulas, à Chypre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image:Mare Mucenic Gheorghe.jpg|Icône contemporaine de Saint Georges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image:Steagul_de_Lupta_Stefan_cel_Mare.jpg|Saint grand-martyr Georges sur le drapeau de guerre du prince saint Étienne III le Grand. Monastère Zographos au [[Mont Athos]], 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* [http://www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de-saints/vie-passion-georges.htm Vie et icône de Saint Georges.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Γεώργιος, Άγιος]]&lt;br /&gt;
[[en:George the Trophy-bearer]]&lt;br /&gt;
[[pt:Jorge, o Vitorioso]]&lt;br /&gt;
[[ro:Gheorghe purtătorul de biruință]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Gr%C3%A9goire_de_Nysse&amp;diff=5396</id>
		<title>Grégoire de Nysse</title>
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				<updated>2020-01-10T05:10:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Gregorynyssa.jpg|thumb|right|Saint Grégoire de Nysse]]&lt;br /&gt;
Saint '''Grégoire de Nysse''', né entre 331 et 341 à Néocésarée (actuelle Niksar en Turquie), dans la province du Pont-Euxin, mort après 394, est un [[théologien]] chrétien et [[Pères de l'Église|Père de l'Église]]. Il est commémoré le [[10 janvier]] dans l’Église Orthodoxe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte historique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[313]], l'Église était sortie de la clandestinité et des persécutions sanglantes grâce à la conversion au christianisme de l'empereur [[Constantin Ier (empereur romain)|Constantin Ier]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 325 avait eu lieu à [[Nicée]], à l'initiative de Constantin, le [[Ier concile de Nicée|Premier concile œcuménique]] &amp;lt;ref&amp;gt;œcuménique veut dire réunissant tous les évêques de l'univers, c’est-à-dire de la Terre.&amp;lt;/ref&amp;gt; condamnant l'[[arianisme]]&amp;lt;ref&amp;gt;Selon cette doctrine qui tenait le Verbe de Dieu pour une créature, Jésus était considéré uniquement comme un homme et non comme un homme en même temps Dieu (une seule personne réunissant deux natures, celle d'un homme et celle du Dieu Unique)&amp;lt;/ref&amp;gt; qui commençait à se répandre, et reçut même par la suite le soutien de certains empereurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vie ==&lt;br /&gt;
Qui veut connaître la vie de '''Grégoire''' de Nysse ne dispose que de ses écrits. Or, non seulement Grégoire n'a commencé sa carrière d'écrivain qu'à l'âge mûr, mais en outre, il nous a laissé peu de correspondance à caractère intime. Les renseignements dont nous disposons sur sa vie sont, de ce fait, sommaires et fragmentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire naît vers 335, entre 331 et 341. Son père tenait une école de [[rhétorique]] à [[Néocésarée]]. [[Basile de Césarée]] est son aîné de cinq ans. Il bénéficie de la très forte influence de sa sœur Macrine et davantage encore de celle de son frère Basile qu'il appelle « un maître et un père » et « la merveille de l'univers ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sujet de ses études, Grégoire assure dans sa Lettre 13 qu'il « n'a rien de sensationnel à en dire ». L’œuvre écrite de Grégoire prouve à l'évidence qu'il est, à l'âge des anthologies, un des rares auteurs qui a lu et assimilé intégralement les Anciens. Il est moins bon orateur que Basile dont il n'a ni la sobriété ni la force, et que Grégoire de Nazianze dont il n'a ni la vie ni la spontanéité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire fut lecteur, mais il ne se jugea pas pour autant lié au service de l’Église. Après le retrait de la loi scolaire de l'empereur [[Julien (empereur romain)| Julien]] en 365, il devint maître de rhétorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire se maria et il aimera toujours tendrement sa femme. Cependant, il déplorera plus tard de ne pas avoir choisi la virginité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire de Nazianze (Lettre 11) rappelle son ami à une vie plus fervente (plus philosophique) et Grégoire de Nysse s'efforce désormais de vivre à la manière des moines : il fait de longs séjours au monastère de l'Iris de Basile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 371, Grégoire fut nommé [[évêché de Nysse|évêque de Nysse]], contre son gré, par Basile. Lui qui n'aspirait qu'à la vie spirituelle et intellectuelle se montra inapte à toute politique ecclésiastique ; on lui reprocha son manque de fermeté et les inexactitudes de sa comptabilité (voir les Lettres mécontentes de Basile : 58, 59, 60, 100).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 376, un synode d'évêques ariens le dépose. En 378, l'empereur [[Valens]] étant mort, on fêta son retour triomphal dans son diocèse. En 379, après la mort de Basile, Grégoire passe au premier plan et il devient l'homme de confiance du régime impérial de [[Théodose Ier|Théodose le Grand]]. En 380, nommé archevêque de Sébaste, il y fait nommer la même année son frère Pierre. Il est alors désigné comme évêque ordinaire de tout le diocèse du Pont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 381, il joue un rôle de première importance au [[Ier concile œcuménique de Constantinople|concile de Constantinople]], convoqué contre l'arianisme, contre le nouvel évêque de Constantinople. C'est ce concile qui, contre ceux qui niaient la divinité de l'Esprit saint, ajouta à la [[Symbole de Nicée|profession de foi de Nicée]], à propos de l'Esprit saint : « Seigneur et donnant la vie, procédant du Père, devant être co-adoré et co-glorifié avec le Père et le Fils ; Qui parla par les [[prophète]]s »..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 385, il donne les honneurs de la sépulture à « sa sœur Théosébie » ; il prononce l'éloge funèbre de l'enfant unique de l'empereur Théodose, la princesse Pulchérie, morte à l'âge de 6 ans, et peu après celui de l'impératrice Flacilla. En 386, l'empereur qui résidait à Constantinople se fixe à Milan (où Saint [[Ambroise de Milan|Ambroise]] est évêque) et Grégoire se trouve ainsi libéré. Ici se situe sa période de production littéraire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 394, il donne des instructions spirituelles aux moines, ensuite on perd sa trace. On fixe la date de sa mort vers 394. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les écrits de Grégoire, en grec, sont nombreux et variés. Le ''Discours catéchétique'' s'adresse aux catéchistes et traite de questions de la foi contestées par les [[hérétique]]s. La formulation de la foi, comme toujours, se précise dans la controverse.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grégoire a en outre commenté dans des homélies divers passages bibliques, notamment l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques et les Béatitudes.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Doctrine ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée de Grégoire de Nysse est plus pénétrante que celle de Basile de Césarée et de Grégoire de Nazianze.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sources profanes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons citer trois sources profanes qui eurent une certaine influence, au moins dans leur style, sur la doctrine de Grégoire de Nysse : ce sont Platon, Plotin et les stoïciens. Il faut faire une mention spéciale de Plotin (205-270), philosophe mystique néo-platonicien. La dépendance littéraire de Grégoire envers lui est évidente. Cependant, cette influence doit être mitigée : nous assistons dans son œuvre à une entière transformation du platonisme comme du néoplatonisme de Plotin. Nous pouvons suivre dans son jaillissement même et dans les difficultés qu'il rencontre le travail de transposition qui va permettre à la mystique chrétienne de se constituer. L'influence plotinienne, bien plus qu'une influence réelle dans la doctrine, consiste plutôt en un « atavisme d'expression ». La nouveauté du christianisme, dans la recherche d'une formulation adéquate, se voit obligée d'acquérir la maîtrise de ce langage philosophique profane, mais en modifiant considérablement le sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Datation des œuvres===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est extrêmement difficile, car on a trop peu de détails sur la vie de Grégoire. La plus grande partie de l’œuvre fut écrite après la mort de Basile (379).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Style===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si certains auteurs modernes trouvent le style de Grégoire de Nysse lourd, surchargé, et ses phrases inextricables, d'autres parlent du style prestigieux et de la musique des phrases de Grégoire où résonnent toutes les harmonies de la culture antique. Le paradoxe se résout si on comprend que ce poète-philosophe-mystique est un poète d'idées. Le style de Grégoire est difficile du fait de son extrême densité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le corpus===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le corpus des œuvres de Grégoire (''[[Clavis Patrum Græcorum]]'' 3135-3226) se divise en ouvrages '''dogmatiques''', '''exégétiques''' et '''ascétiques''' (ou monastiques). Nous nous arrêterons à deux œuvres monastiques : le ''Traité sur la Virginité'' et la ''Vie de Moïse''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====1. Ouvrages dogmatiques====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''La grande Catéchèse''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le ''De Principiis'' d'Origène, c'est le premier essai de théologie systématique, somme de doctrine chrétienne composée vers 386. Cette œuvre majeure trouve par ailleurs son fondement dans la métaphysique et non sur la seule autorité des Écritures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''Le Dialogue avec Macrine.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ''Macrinia'' est la relation d'une conversation entre Grégoire et sa sœur Macrine qui, nous dit Grégoire, mourut le lendemain. Elle se situe après la mort de Basile (379). Nous avons ici une contrepartie chrétienne du ''Phédon'' de Platon . Les idées de Macrine sont évidemment celles de Grégoire de Nysse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les autres œuvres dogmatiques de Grégoire sont dirigées contre des hérésies. La plus importante comprend quatre traités. C'est le ''Contre Eunome''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''Contre Eunome''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces quatre traités sont une réfutation de l'arianisme. Les deux premiers furent lus au Concile de Constantinople (en 381) devant Grégoire de Nazianze et Jérôme. Grégoire de Nysse était en effet le chef théologique de l'assemblée. L’œuvre est aussi une défense de la pensée théologique de Basile (trois premiers traités, le quatrième réfute la profession de foi d'Eunome).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''Les autres œuvres dogmatiques''&lt;br /&gt;
Pour les autres œuvres dogmatiques, que nous ne citons pas toutes, voici un résumé des idées défendues : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux traités réfutent l'apollinarisme qui accusait l'Église de prétendre qu'il y avait deux Fils de Dieu. Grégoire insiste sur l'union des deux natures dans le Christ. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre traités défendent la doctrine trinitaire : le Père, le Fils et l'Esprit sont trois modes d'être, trois relations d'un être un et identique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un de ces traités est la ''Lettre 189 de Saint Basile de Césarée'' - donc faussement attribuée à Basile. Elle défend, comme une autre œuvre de Grégoire de Nysse (le ''Sermo de Spiritu Sancto''), la divinité du Saint-Esprit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citons enfin un dialogue avec un philosophe païen contre le fatalisme astrologique : le ''Contra Fatum''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====2. Ouvrages exégétiques====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Deux ouvrages importants sur la Création : ''La Création de l'homme'' (''De opificio hominis'') et ''L'explication du récit des six jours'' (''Explicatio apologetica in Hexameron'') : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier est un cadeau de Pâques à son frère Pierre dans lequel Grégoire complète l'Hexameron de Basile. « Que la gloire qui vient des disciples ne fasse pas défaut au maître », y dit Grégoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième en est la suite directe. Comme Basile s'interdisait de s'écarter du sens littéral, Grégoire renonce ici à l'allégorie, présente partout ailleurs dans son œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres œuvres sont toutes des œuvres ascétiques ou mystiques, sauf le petit écrit sur la sorcière d’Endor (''De pythonissa'') où Grégoire affirme que la sorcière ne vit pas Samuel lui-même mais un démon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''La Vie de Moïse'' : nous la retiendrons parmi les œuvres monastiques. &lt;br /&gt;
* ''Sur les Inscriptions des psaumes'' : les cinq livres des psaumes représentent autant de degrés sur l'échelle vers la perfection et leurs titres ont une signification allégorique destinée à notre profit spirituel.&lt;br /&gt;
* ''Huit homélies sur l’Ecclésiaste'' : le renoncement conduit les sens à un monde de paix. Ce livre est destiné à élever l'esprit au-dessus des sens. &lt;br /&gt;
* ''Quinze homélies sur le Cantique des cantiques'' - éloge d'Origène et défense de son interprétation spirituelle. Le ''Cantique des cantiques'' figure l'union nuptiale entre Dieu et l'âme (Origène insistait davantage sur l'aspect ecclésial). &lt;br /&gt;
* ''Sur l'oraison dominicale'' : cinq homélies. Le thème majeur est l'image divine dans l'âme humaine. &lt;br /&gt;
* ''Sur les béatitudes'' : huit homélies sur les degrés ascendants des béatitudes. &lt;br /&gt;
* ''Deux homélies sur la 1ère Épître aux Corinthiens''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====3. Ouvrages ascétiques ou monastiques====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la partie la plus importante, car elle est la plus personnelle de l’œuvre du grand mystique. Grégoire donne au monachisme une doctrine spirituelle, une profonde orientation religieuse. Grégoire est le « père du mysticisme » et en a forgé le vocabulaire chrétien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le ''Traité sur la Virginité'' est la toute première œuvre de Grégoire, écrite peu après l'élection épiscopale de Basile (370) et avant la consécration épiscopale de Grégoire (371).&lt;br /&gt;
* ''Du nom et de la profession des chrétiens'' : le christianisme est l'imitation de la nature divine, la restauration de l'image première.&lt;br /&gt;
* ''Sur la perfection chrétienne'' : dédié au moine Olympius, ce traité est le commentaire des grands textes christologiques de saint [[Paul]]. La sainteté est l’œuvre du Christ dans l'âme. Les noms du Christ sont étudiés. La vraie perfection n'est jamais réalisée, mais elle est toujours en mouvement vers le mieux. La perfection n'est contenue par aucune limite. Telle est la conclusion de l'écrit.&lt;br /&gt;
* ''La Vie de Macrine'' : Écrite à la requête du même moine Olympius, aussitôt après la mort de Macrine en décembre 379. Macrine y est présentée comme le modèle de la perfection chrétienne.&lt;br /&gt;
* '''L'Hypotypose'''&lt;br /&gt;
Ce traité très important fut récemment découvert et édité. On n'en avait que de larges extraits sous le nom de ''De instituto christiano''. Le livre est écrit vers la fin de la vie de Grégoire, après 390, et donne la synthèse de toutes ses idées maîtresses. Il y dit, dans ce traité, son dernier mot sur la nature de l'ascétisme, comme ce qui tend à favoriser le développement de la vie mystique. Grégoire se cite lui-même, empruntant de larges extraits au ''Traité sur la Virginité'' et à la ''Vie de Moïse''. Nous sommes ici au sommet de la pensée spirituelle de Grégoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel est le sujet précis du livre ? Écrit pour ceux « qui réalisent en commun la forme de vie apostolique », il cherche à dégager le but (en grec, le ''skopos'') de la vie monastique et les moyens de l'atteindre. Le but de la vie monastique est de rendre l'homme spirituel adulte et cette croissance est l’œuvre commune de la grâce et de la liberté. La foi et le baptême ont rendu l'homme spirituel, ils sont principe d'une purification progressive par laquelle, libérée de la honte, l'âme accède à l'assurance confiante (en {{Lang-el|παρρησία}} / parrhesia) et est rendue capable de voir la lumière inintelligible. L'humilité seule l'assimile au Christ humble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde partie de l'ouvrage insiste sur la pratique de la vie commune où, dans le renoncement à soi-même et à toute volonté propre, chacun est au service de tous. Le [[cénobitisme]] est l'organisation même d'un service mutuel dans la joie et l'épanouissement de l'amour. On trouvera la route à suivre en prenant pour guide celui qui a mission de conduire la communauté des frères au port de la volonté divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La troisième partie est une défense ardente de la contemplation. Elle est l'apport le plus personnel de Grégoire. Parmi tous les « exercices d'ascèse » (en {{Lang-el|πόνος}} / ponos et en {{Lang-el|κόπος}} / kopos) qui conduisent à la perfection, l'accent est mis sur la prière, sommet de l'échelle des vertus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celui qui s'applique à la prière, ayant pris l'Esprit pour guide et soutien, brûle de l'amour du Seigneur et bouillonne de désir, ne trouvant pas de satiété à sa prière, mais s'enflammant toujours du désir du Bien. Les âmes d'oraison sont le fleuron du monastère, elles doivent être soutenues de toute manière. La prière donne la joie spirituelle, elle est le royaume de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le leitmotiv de toute l’œuvre est le texte de l’Épître aux Philippiens, 3, 13 : « Je vais droit de l'avant, tendu de tout mon être, je cours vers le but ». Nous reconnaîtrons d'ailleurs dans cette épectase l'idée centrale de Grégoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'influence de ce traité sur saint [[Jean Cassien]] est certaine. La ''Grande lettre de Macaire'' (texte du Ve siècle) en est une paraphrase directe. Dom Adalbert de Vogüé a étudié son influence sur ''la Règle'' de saint Benoît.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====4. Discours, Sermons et Lettres====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signalons encore dans les œuvres de Grégoire de Nysse les discours et sermons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sermon ''sur l'Ascension'' est le premier témoignage d'une fête de l'Ascension distincte de celle de la [[Pentecôte]], il date de mai 388. Le panégyrique sur son frère Basile ne contient aucun thrène ({{Lang-el|θρῆνος}}). Basile est comparé à Jean-Baptiste et à Saint Paul et Grégoire se préoccupe de lui établir une fête dans le martyrologe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et enfin, mentionnons encore les ''Lettres'' : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trente lettres sont conservées. La Lettre 25 décrit en détail un martyrion, sanctuaire cruciforme, et présente un grand intérêt pour l'histoire de l'art chrétien. Les Lettres 2 et 3 sur le pèlerinage de Jérusalem sont célèbres et furent très discutées. Elles protestent contre l'excessive estime des pèlerinages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Changer de lieu n'apporte aucun progrès vers Dieu, mais, où que vous soyez, Dieu viendra à vous, si les chambres de votre âme se trouvent telles qu'il puisse habiter en vous. Mais si vous gardez votre être intérieur plein de mauvaises pensées, fussiez-vous sur le Golgotha, sur le Mont des Oliviers, sur le rocher mémorial de la Résurrection, vous serez aussi éloignés de recevoir le Christ en vous qu'on peut l'être lorsqu'on n'a même pas commencé de le confesser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Postérité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée de Grégoire de Nysse influença notamment Dominique de Guzmán (Saint Dominique), fondateur de l'[[Ordre des Prêcheurs]] (o.p.), et [[Thomas d'Aquin]], o.p., dans leur lutte intellectuelle contre le catharisme qui, influencé par le [[manichéisme]], avait tendance à établir une certaine symétrie entre un principe du bien et un principe du mal. Thomas d'Aquin développa beaucoup l'argument et lui donna une forme systématique : aucune espèce de symétrie entre l'être et le néant, entre Dieu et le diable, entre la bonne action et le péché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le futur cardinal [[Hans Urs von Balthasar]], l'un des plus grands théologiens catholiques du XXe siècle, lui consacra un ouvrage intitulé ''Présence et pensée, Essai sur la philosophie religieuse de Grégoire de Nysse'' en 1942.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines de ses expressions donnent lieu à un débat dans le cadre de l'[[apocatastase]]. Dieu sera restauré en tous à la suite du jugement général, certains y voient la porte ouverte à une restauration même des damnés, d'autres (chrétiens catholiques comme chrétiens orthodoxes) estiment que cette restauration sera pour chacun selon son mode : la jouissance ou la souffrance suivant que les personnes aient fait le choix de l'amour ou de la haine durant leur existence terrestre. Vlachos estime que si Grégoire de Nysse devait être interprété dans le sens d'Origène, en ce qui concerne son eschatologie, il n'aurait pas bénéficié de cette vénération constante puisque la doctrine d'Origène a été clairement condamnée par l'église &amp;lt;ref&amp;gt;Hiérothée Vlachos, ''La Vie éternelle'', l'Age d'Homme, Paris. Voir aussi Jean-Claude Larchet, ''La divinisation selon Maxime le Confesseur'', Cerf, Paris.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compté au nombre des [[Père de l'Église|Pères de l'Église]], Grégoire de Nysse est vénéré par l'Église catholique, l'[[Église orthodoxe]], l'[[Église copte orthodoxe]], les églises orientales orthodoxes et l'Église anglicane comme [[saint]].&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
* (fr) Grégoire de Nysse, ''Le But divin'', collection « Les Maîtres de vie spirituelle », Éditions Pierre Téqui, 1986 (76 p.)&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Textes en Liens externes ==&lt;br /&gt;
*(fr) [http://www.gregoiredenysse.com/index.htm Nombreux textes de Grégoire de Nysse en traduction française]&lt;br /&gt;
*(fr) [http://www.jesusmarie.com/gregoire_de_nysse.html Le Traité sur La Virginité - la Vie de sainte Macrine - et la Lettre à Olympios sur la Perfection à télécharger]&lt;br /&gt;
*(fr) [http://www.patristique.org Textes et documents des Pères de l'Église] Édition bilingue des homélies ''Sur la Pentecôte'' et ''Sur l'Ascension'', des ouvrages ''à Ablablius'' et ''à Simplicius'', de la ''Réfutation de la profession de foi d'Eunome''.&lt;br /&gt;
*(fr) [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/nysse_fr.html Sur les pèlerinages]&lt;br /&gt;
*(fr) [http://www.apostolia.tv/1952/2014-03-13-centre-dumitru-staniloae-pr-yvan-koenig-patristique-saint-gregoire-de-nysse-audio/ Conférence du Pr. Yvan Koenig sur St Grégoire de Nysse]&lt;br /&gt;
* [http://www.ellopos.net/gr/mystics/gregory-of-nyssa/default.asp Oeuvres de Grégoire de Nysse '''en grec''']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens internes==&lt;br /&gt;
* Pères cappadociens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pères de l'Église]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Évêques]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:غريغوريوس النصصي]]&lt;br /&gt;
[[en:Gregory of Nyssa]]&lt;br /&gt;
[[pt:Gregório de Nissa]]&lt;br /&gt;
[[ro:Grigorie al Nissei]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Ignace d'Antioche</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Ignatius.jpg|right|frame|St. Ignace d'Antioche]]&lt;br /&gt;
Notre père parmi les saints '''Ignace d'Antioche, le Théophore''' né vers 35 d'origine syrienne, mort probablement en 107 ou 113 a été le troisième [[évêque]] d'Antioche, après l'[[Apôtre Pierre]] et saint [[Évode d'Antioche|Évode]], auquel Ignace a succédé vers l'an 68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ignace, qui se donnait aussi le nom de &amp;quot;Théophore&amp;quot; (c'est-à-dire, qui « porte Dieu » en lui), avait été probablement un disciple des [[apôtre]]s Pierre et [[Jean le Théologien|Jean]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs de ses lettres nous sont parvenues. On le considère en général comme l'un des [[Pères apostoliques]] (les premiers des [[Pères de l'Église]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est fêté le [[20 décembre]] (le [[17 octobre]] dans l'[[Église catholique]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Éléments biographiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ignace fut arrêté par les autorités et transféré à Rome pour être mis à mort dans l'arène, pendant la persécution de Trajan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On espérait ainsi faire un exemple afin de freiner l'expansion du christianisme. Au contraire, il rencontra et encouragea de nombreux chrétiens sur son chemin et il écrivit des lettres aux chrétiens d'Éphèse, de Magnésie, aux Tralliens, Philadelphiens, Smyrniotes, et aux Romains, de même que la lettre à [[Polycarpe de Smyrne]], qui selon la tradition était évêque de Smyrne et un disciple de [[Jean le Théologien|Saint Jean l'Évangéliste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son désir très fort de [[martyr]]e sanglant dans l'arène peut sembler étrange au lecteur moderne : il conçoit le martyre comme une libation, un sacrifice envers le Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lettres authentiques et apocryphes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une quinzaine d'épîtres nous sont parvenues sous le nom d'Ignace d'Antioche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, seules sept sont aujourd'hui considérées comme authentiques. Les questions d'authenticité ne concernent pas seulement le nombre d'écrits, mais aussi leur contenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, certaines de ces lettres nous sont parvenues sous trois &amp;quot;formes&amp;quot; : une brève, une moyenne et une longue. L'ensemble des critiques – parmi lesquels il convient de nommer [[Tischendorf]] – s'accordent pour reconnaitre à la forme &amp;quot;moyenne&amp;quot; les caractères d'originalité, la forme brève (pour les lettres à Polycarpe, aux Romains et aux Ephésiens, en syriaque) s'avérant une forme abrégée de ces lettres, tandis que la forme longue (présente dans les manuscrits contenant les lettres reconnues comme pseudépigraphes) est une recension interpolée dans une optique théologique ultérieure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lettres, dans la forme &amp;quot;moyenne&amp;quot;», nous sont parvenues en différentes langues : quelques manuscrits grecs présentent les lettres à Polycarpe, aux Ephésiens, Magnésiens, Tralliens, Philadelphiens, et Smyrniotes, un autre la Lettre aux Romains. Cette lettre aux Romains se trouve aussi insérée dans un manuscrit syriaque du ''Martyre de St Ignace''. Une version latine, faite sur le grec, de ces lettres est aussi connue, ainsi qu'une version arménienne, faite sur une traduction syriaque. Enfin, la ''Lettre aux Smyrniotes'' est aussi connue par une version copte. L'ensemble de ces versions a permis de rétablir le texte des épîtres dans un degré de probabilité tout à fait remarquable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces lettres - les authentiques - semblent avoir été écrites en grande hâte et sans véritable plan, comme une succession non systématique de pensées. Par leur insistance sur le rôle prépondérant de l'évêque, elles ont eu une forte influence dans le développement de la théologie chrétienne.&lt;br /&gt;
Ignace insiste aussi sur la valeur de l'[[eucharistie]], qu'il appelle un &amp;quot;remède pour la vie éternelle&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, les lettres aux Tarsiens, Antiochiens, Philippiens, au diacre Héron, à l'[[apôtre Jean]], à la [[Vierge Marie]], ainsi que la correspondance avec la prosélyte Marie, présentes dans les manuscrits offrant la forme « longue » (interpolée) des lettres d'Ignace sont reconnues comme des pseudépigraphes nettement plus tardifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant au récit du ''Martyre de St Ignace'', quoiqu'il ait été abondamment utilisé pour rédiger les &amp;quot;vies&amp;quot; d'Ignace, est malheureusement tardif. Les divers anachronismes qu'il comporte ne permettent pas d'y voir un document historiquement fiable : c'est un de ces innombrables &amp;quot;actes de martyrs&amp;quot; où l'imagination du rédacteur supplée au manque d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Théologie de saint Ignace ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ses lettres authentiques, il est possible de brosser un tableau de la pensée théologique d'Ignace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À titre d'exemple, nous nous bornerons indiquer sa christologie et sa théologie eucharistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout en affirmant  l''''Unité de Dieu''' (Magn 8.2), Ignace  évoque la '''Trinité''' soit par la formule &amp;quot;le Fils, le Père et l'Esprit&amp;quot; (Magn 13.1) soit &amp;quot;le Christ, le Père et l'Esprit&amp;quot; (Magn 13.2). Le St Esprit  est cité à diverses reprises, outre les deux précédentes : Phil &amp;quot;suscr&amp;quot; et 7.1-2, Eph 18.2, Eph 9.1.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout en affirmant (contre les [[Docétisme| docètes]]) la '''réalité de la vie humaine de Jésus Christ''' (Smyrn 4.2, 5.2 ; Eph 7.2, 18.2, 20.2 ; Smyrn 3.1, 4.2, voir aussi Magn 11 ; Trall 9, Smyrn chap 1 à 6), Ignace affirme avec non moins de force '''sa divinité''' (Smyrn 1.1 ; Trall 7.1 ; Eph &amp;quot;suscr&amp;quot;, 1.1, 15.1, 19.3 ; Rom &amp;quot;suscr&amp;quot;, 3.3, 6.3 ;   Polyc 3.2, 8.3 ; Magn 6.1, 7.2…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa '''théologie eucharistique''' est par ailleurs très précise : Il définit en effet l'eucharistie comme un &amp;quot;remède d'immortalité, un antidote contre la mort&amp;quot; (Eph 20.2) dénonçant aux passage ceux (en l'occurrence des docètes) qui &amp;quot;s'abstiennent de l'Eucharistie parce qu'ils ne veulent pas reconnaître en elle la chair de Jésus Christ&amp;quot; (Smyrn 7.1). Il prévient de ne reconnaître comme &amp;quot;valide que l'eucharistie célébrée sous la présidence de l'évêque ou de son délégué&amp;quot;. (Smyrn 8.2 ; voir aussi Philad. chap 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : ''Les Pères apostoliques'', texte grec, traduction, introduction et notes par A. Lelong, 1927&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] ([[Ton]] 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Des Apôtres ayant partagé le genre de vie&lt;br /&gt;
:et sur leur trône devenu leur successeur,&lt;br /&gt;
:tu as trouvé dans la pratique des vertus&lt;br /&gt;
:la voie qui mène à la divine contemplation;&lt;br /&gt;
:c'est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité,&lt;br /&gt;
:tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi;&lt;br /&gt;
:Ignace, martyr et pontife inspiré,&lt;br /&gt;
:intercède auprès du Christ notre Dieu,&lt;br /&gt;
:pour qu'il sauve nos âmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kontakion]] (Ton 3)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le splendide jour de tes brillants combats &lt;br /&gt;
:nous annonce déjà la Naissance virginale du Christ;&lt;br /&gt;
:dans ta soif de jouir de son amour,&lt;br /&gt;
:tu n'eus de cesse d'être broyé par les fauves comme froment;&lt;br /&gt;
:c'est pourquoi, martyr Ignace, tu reçus &lt;br /&gt;
:l'illustre nom de Théophore. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
*[http://www.scribd.com/doc/15144225/St-Ignace-dAntioche-et-lEglise-de-son-Temps L'Eglise chrétienne au temps de St Ignace d'Antioche] , par H. De Genouillac, 1907&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 7 lettres authentiques en traduction française&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreiganceephesiens.htm Lettre aux Ephésiens]&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreiganceephesiens.htm Lettre aux Magnésiens]&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreignacephiladelphines.htm Lettre aux Philadelphiens]&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreignaceromains.htm Lettre aux Romains]&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreignacesmyrniotes.htm Lettre aux Smyrniotes]&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreignacetralliens.htm Lettre aux Tralliens]&lt;br /&gt;
*[http://seigneurjesus.free.fr/lettreignacepolycarpe.htm Lettre à Polycarpe]&lt;br /&gt;
Et en anglais :&lt;br /&gt;
* [http://www.earlychristianwritings.com/ignatius.html Early Christian writings] On-line texts of Ignatius' letters&lt;br /&gt;
* [http://www.romanity.org/htm/rom.11.en.the_ecclesiology_of_st._ignatius_of_antioch.01.htm The Ecclesiology of St. Ignatius of Antioch] by Fr. [[John S. Romanides]]&lt;br /&gt;
*[http://www.chrysostom.org/andrew/texts/Ignatius-ecclesiology.pdf &amp;quot;Found to be above death&amp;quot;: Ecclesiology as Eucharistic Soteriology in the epistles of St. Ignatius of Antioch], by [[User:ASDamick|Andrew Stephen Damick]]&lt;br /&gt;
*[http://www.christianitytoday.com/history/special/131christians/ignatiusantioch.html Ignatius of Antioch - 131 Christians Everyone Should Know] from [http://www.christianitytoday.com/history/ Christian History] magazine&lt;br /&gt;
*[http://www.comeandseeicons.com/i/mgo34.htm Icon of the Martyrdom of St. Ignatius of Antioch]&lt;br /&gt;
*[http://www.comeandseeicons.com/i/bmp22.htm Icon and Story of St. Ignatius of Antioch]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{start box}}&lt;br /&gt;
{{succession|&lt;br /&gt;
avant=[[Évode d'Antioche|Évode]]|&lt;br /&gt;
titre=[[Liste des primats de l'Église d'Antioche|Évêque d'Antioche]]|&lt;br /&gt;
années=68-107|&lt;br /&gt;
après=[[Hero d'Antioche|Hero]]}}&lt;br /&gt;
{{end box}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pères apostoliques]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Évêques]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pères de l'Église]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Patriarches d'Antioche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:إغناطيوس النوراني]]&lt;br /&gt;
[[bg:Игнатий Богоносец]]&lt;br /&gt;
[[el:Ιγνάτιος ο Θεοφόρος]]&lt;br /&gt;
[[en:Ignatius of Antioch]]&lt;br /&gt;
[[pt:Inácio de Antioquia]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ignatie Teoforul]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Dormition&amp;diff=5388</id>
		<title>Dormition</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[image:Dormition.jpg|right|frame|La Dormition de la Mère de Dieu.]]&lt;br /&gt;
La '''Dormition de la Mère de Dieu''' est la commémoration de la mort, entourée des [[Apôtre]]s, de la résurrection, et de la [[glorification]] de [[Marie la Mère de Dieu]].&amp;lt;ref&amp;gt;''Dieu est Vivant, Catéchisme pour les familles'', éditions du Cerf, Paris, 2005, p.438.&amp;lt;/ref&amp;gt; C'est l'une des 12 grandes fêtes de l'Église orthodoxe et la dernière du calendrier liturgique (la première étant la Nativité de la Vierge)&amp;lt;ref&amp;gt;''Les Fêtes et la vie de Jésus Christ'', Tome II ''La Résurrection'', édition du Cerf, Catéchèse Orthodoxe, Paris, 1989, p.251.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est célébrée, dans le calendrier liturgique de l'Église, le [[15 août]]. Il y est proclamé que Marie a été &amp;quot;élevée&amp;quot; par Dieu jusqu'au Royaume céleste du Christ dans la plénitude de son existence physique et spirituelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===À propos de la fête de la Dormition===&lt;br /&gt;
La fête orthodoxe de la Dormition est très proche de celle de l'Église catholique romaine appelée ''Assomption''. Selon la tradition orthodoxe, Marie est morte comme tout être humain, non &amp;quot;volontairement&amp;quot; comme son fils, mais par la nécessité de sa nature humaine mortelle, liée à la corruption de ce monde après la Chute&amp;lt;ref&amp;gt;''Les Fêtes et la vie de Jésus Christ'', II, ''La Résurrection'', édition du Cerf, Catéchèse Orthodoxe, Paris, 1989, p.255.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est sur ce point que la tradition orthodoxe diverge essentiellement du dogme catholique de l'Assomption.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Apôtres étaient miraculeusement présents à cet événement, à l'exception de Thomas. Elle fut ensuite enterrée. Thomas serait arrivé peu de jours après, et désirant la voir une dernière fois, il convainc les autres apôtres d'ouvrir la tombe. La tombe ouverte, les apôtres découvrirent que son corps avait disparu. Cet événement est compris comme les prémices de la résurrection des corps, qui aura lieu lors du Second avènement du Christ. Comme l'exprime le théologien [[Vladimir Lossky]] : « Si Elle resta encore dans le monde, si Elle se soumit aux conditions de la vie humaine jusqu'à accepter la mort, c'est en vertu de sa volonté parfaite, dans laquelle elle reproduisit la ''kénose'' ({{Lang-el|κένωσις}}, action de se vider, humiliation) volontaire de son Fils. Mais la mort n'avait plus d'emprise sur Elle : comme son Fils, elle est ressuscitée et montée au Ciel, première hypostase humaine qui réalisa en Elle la fin dernière pour laquelle fut créé le monde »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Vladimir Lossky]], ''Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient'', éd. Cerf, Paris, 2006, p.190.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'événement est normalement appelé la ''Dormition'' même si plusieurs paroisses orthodoxes en Occident usent du terme d'Assomption. En grec, le mot dormition est {{Lang-el|κοίμησις}}, ''koimisis'', dérivé du verbe qui signifie ''dormir'', lequel est aussi à l'origine du mot cimetière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme pour la fête de la Nativité de la Vierge et de son entrée au Temple, il n'y a pas de sources bibliques ou historiques pour cette fête. Selon l'Église orthodoxe, Marie est réellement morte et a été ressuscitée par son fils comme la Mère de la Vie et participe déjà à la vie éternelle du Paradis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Carême de la Dormition===&lt;br /&gt;
La fête est précédée de 14 jours de [[jeûne]] strict, à l'exception du poisson qui est mangé le jour de la [[Transfiguration]] (le 6 août)&amp;lt;ref&amp;gt;''Les Fêtes et la vie de Jésus Christ'', II, ''La Résurrection'', édition du Cerf, Catéchèse Orthodoxe, , Paris, 1989, p.251.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La célébration de la fête===&lt;br /&gt;
A la veille de la fête, des [[vêpres]] sont célébrées et contiennent trois lectures de l'[[Ancien Testament]], interprétées symboliquement à partir du Nouveau Testament. En Genèse 28:10-17, l'échelle de Jacob qui unit le ciel et la terre désigne l'union de Dieu avec les hommes qui se réalise pleinement et plus parfaitement en Marie portant Dieu en son sein. En Ézéchiel 43:27-44:4, la vision du temple dont la porte orientale est perpétuellement fermée et remplie de la gloire du Seigneur, symboliserait la virginité perpétuelle de Marie. Marie est aussi identifiée avec la &amp;quot;maison&amp;quot;, en Proverbes 9:1-11, que la Divine Sagesse a construite pour elle-même : &amp;quot;La Sagesse de Dieu a bâti en Toi, Vierge Sainte, sa maison - et s'est incarnée dans sa mystérieuse descente - Entre toutes les générations Tu fus l'Élue pure pour être la demeure du Verbe pur&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;''Les Fêtes et la vie de Jésus Christ'', II, ''La Résurrection'', édition du Cerf, Catéchèse Orthodoxe, Paris, 1989, p.259.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, les [[matines]] sont célébrées le matin de la fête. L'évangile du jour est la lecture de Luc 1:39-49,56. Cet évangile est lu à l'occasion de l'ensemble des fêtes de la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe. La Mère de Dieu y affirme : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les siècles me diront bienheureuse. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Divine Liturgie est célébrée le jour de la fête. Dans certaines églises, il est de coutume de bénir les fleurs lors de la fête avant la Liturgie. L'Apôtre lu lors de la Liturgie de ce jour-ci est extrait de l'épître de saint [[Apôtre Paul|Paul]] aux Philippiens (2:5-11) : « Quoiqu'il fût de condition divine, il ne s'est pas prévalu de son égalité avec Dieu, mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition d'un serviteur, et se faisant semblable aux hommes. » L'évangile lu lors de l'Office est extrait de Luc 10:38-42 et 11:27-28 ensemble ; cette lecture est, elle aussi, toujours faite lors des fêtes de la [[Théotokos]]. Dans cet extrait-ci, le Seigneur dit : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et la conservent ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Hymnes liturgiques du quinze août===&lt;br /&gt;
* '''[[Tropaire]]''' (ton 1)&lt;br /&gt;
:Dans ta maternité, tu as gardé ta virginité, &lt;br /&gt;
:lors de ta Dormition, tu n'as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. &lt;br /&gt;
:Tu es passée à la vie, toi qui est la Mère de la Vie. &lt;br /&gt;
:Intercède pour nous et délivre nos âmes de la mort !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre traduction :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Dans ton enfantement tu as gardé la virginité,&lt;br /&gt;
:dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
:Tu as rejoint la Source de vie, toi qui conçus le Dieu vivant&lt;br /&gt;
:et qui délivres nos âmes de la mort par tes prières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''[[Kontakion]]''' (ton 2)&lt;br /&gt;
:Ni la tombe, ni la mort, n'ont saisi la Mère de Dieu,&lt;br /&gt;
:Qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous.&lt;br /&gt;
:Elle est notre espérance et notre protection.&lt;br /&gt;
:Car Elle est la Mère de Dieu&lt;br /&gt;
:Elle a été transférée à la vie par Celui qui a demeuré en son sein virginal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre traduction :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous&lt;br /&gt;
:et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance&lt;br /&gt;
:ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau,&lt;br /&gt;
:puisqu'elle est la Mère de la Vie&lt;br /&gt;
:et qu'elle a rejoint la Source de la vie : celui qui demeura dans son sein virginal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''[[Tropaire]]''' (Ton 4)&lt;br /&gt;
:Dansez avec joie, ô peuples !&lt;br /&gt;
:Frappez dans vos mains avec entrain ! &lt;br /&gt;
:Rassemblés aujourd'hui avec ferveur et jubilation,&lt;br /&gt;
:Chantons avec exultation. &lt;br /&gt;
:La Mère de Dieu est ressuscitée dans la Gloire, &lt;br /&gt;
:Montant de la terre au Ciel. &lt;br /&gt;
:Nous La prions sans cesse dans nos chants comme étant véritablement la Mère de Dieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''[[Kontakion]]''' (Ton 4)&lt;br /&gt;
:Aujourd'hui l'univers danse avec joie à ce glorieux souvenir, &lt;br /&gt;
:Et Te crie, ô Mère de Dieu : &lt;br /&gt;
:&amp;quot;Réjouis-toi, ô Vierge, Fierté des Chrétiens !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
* [[Mère de Dieu]]&lt;br /&gt;
* [[Icône de la Dormition de la Vierge]]&lt;br /&gt;
* L'icône de la [[Panagia Ierosolymitissa]] située dans le '''Sépulcre de la Théotokos'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Source et bibliographie==&lt;br /&gt;
*[http://oca.org/OCchapter.asp?SID=2&amp;amp;ID=87 Dormition of the Theotokos] ''The Orthodox Faith'' by the V. Rev. [[Thomas Hopko]]&lt;br /&gt;
* ''Les Fêtes et la vie de Jésus Christ'', Tome II : ''La Résurrection'', édition du Cerf, Catéchèse Orthodoxe, Paris, 1989.&lt;br /&gt;
* ''Dieu est Vivant, Catéchisme pour les familles'', éditions du Cerf, Paris, 2005, p.438.&lt;br /&gt;
* [[Vladimir Lossky]], ''Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient'', éd. Cerf, Paris, 2006, p.190.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
*[http://www.theologic.com/oflweb/feasts/08-15.htm The Dormition of the Theotokos] from ''Orthodox Family Life''&lt;br /&gt;
*[http://www.rollins.edu/Foreign_Lang/Russian/assumpt.html The Assumption (Dormition) of the Virgin], a descriptive commentary of festal [[icon]]s&lt;br /&gt;
*[http://www.comeandseeicons.com/festal/festal.htm#phf13 Icons of the Dormition of Mary]&lt;br /&gt;
*[http://ocafs.oca.org/FeastSaintsLife.asp?FSID=102302 The Dormition of our Most Holy Lady the Mother of God and Ever-Virgin Mary] ([[OCA]])&lt;br /&gt;
*[http://www.goarch.org/en/special/listen_learn_share/dormition/learn/ August 15: Feast of the Dormition of Our Most Holy Lady, the Theotokos and Ever-Virgin Mary] ([[GOARCH]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Fêtes]]&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes fêtes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Dormition]]&lt;br /&gt;
[[es:Dormición]]&lt;br /&gt;
[[pt:Dormição]]&lt;br /&gt;
[[ro:Adormirea Maicii Domnului]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=J%C3%A9sus_Christ&amp;diff=5385</id>
		<title>Jésus Christ</title>
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				<updated>2019-07-21T19:41:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt,ru&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Pantokrator of Sinai.jpg|right|frame|[[Icône]] de notre Seigneur Jésus Christ au [[Monastère Sainte Catherine du Sinaï]].]]&lt;br /&gt;
Notre Sauveur, notre Seigneur et notre Dieu Jésus Christ est l'incarnation de la deuxième personne de la [[Sainte Trinité]], à la fois pleinement Dieu et pleinement homme. Selon les termes même du credo de Nicée Constantinople : Il est engendré par Dieu le Père avant tous les siècles et s'est incarné du [[Saint Esprit]] et de la [[Vierge Marie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom français de Jésus provient du {{Lang-el|Ἰησούς}} qui provient lui-même de l'hébreu Yeshua, ce qui signifie « Yahweh (Dieu) sauve ». Son titre de Christ provient du {{Lang-el|Χριστός}} (Christos), qui est la traduction de l'hébreu Mashiach (&amp;quot;Messiah&amp;quot; d'où provient en français le mot « messie »), qui signifie « celui qui est oint ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--- ==Vie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conception, Nativité et Jeunesse===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ministère public===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Passion et mort===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Résurrection, Ascension et Deuxième Avènement=== ---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Messie==&lt;br /&gt;
Jésus Christ est le '''Messiah''' prophétisé par les [[prophète]]s juifs de l'[[Ancien Testament]]. L'[[évangile de Matthieu]] insiste particulièrement sur l'accomplissement en Jésus de la prophétie, principalement parce qu'il était écrit pour une audience juive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Immanuel / Emmanuel==&lt;br /&gt;
Le nom '''Immanuel''' (Hébreu '''עִמָּנוּאֵל'''), que l'on trouve dans le texte hébreu du [[Livre d'Isaïe]] de l'[[Ancien Testament]], est constitué de deux mot hébreux : אל (''El'', signifiant ''Dieu'') et עמנו (''Imanu'', signifiant ''avec nous'') et signifie par conséquent &amp;quot;'''Dieu avec nous'''.&amp;quot; Il apparaît également comme, en {{Lang-el|Ἐμμανουήλ}} (''Emmanuel''), dans Isaïe 7:14 de la [[Septante]] grecque, et plus particulièrement dans l'[[évangile de Matthieu]] 1:23, où ce nom descriptif est appliqué à Notre Seigneur et Sauveur, car Il est &amp;quot;Dieu avec nous.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu avec nous ». (Matthieu 1:23; KJV)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:« Le Seigneur Lui-même vous donnera un signe ; Voici, une [[Théotokos|vierge]] concevra et enfantera un fils, et elle lui donnera comme nom ''Emmanuel''. » (Isaïe 7:14; KJV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
*[[Christologie]]&lt;br /&gt;
*[[Sainte Trinité]]&lt;br /&gt;
*[[Triadologie]]&lt;br /&gt;
*[[Typologie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Icônes==&lt;br /&gt;
*[http://www.comeandseeicons.com/icxc/christ.htm Plusieurs icônes de Jésus Christ]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{ChristianismeOrthodoxe}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Histoire de l'Église]]&lt;br /&gt;
[[Category:Saintes Écritures]]&lt;br /&gt;
[[Category:Théologie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Ιησούς Χριστός]]&lt;br /&gt;
[[en:Jesus Christ]]&lt;br /&gt;
[[es:Jesucristo]]&lt;br /&gt;
[[mk:Господ Исус Христос]]&lt;br /&gt;
[[pt:Jesus Cristo]]&lt;br /&gt;
[[ro:Iisus Hristos]]&lt;br /&gt;
[[ru:Иисус Христос]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89lie_le_Thesbite&amp;diff=5384</id>
		<title>Élie le Thesbite</title>
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				<updated>2019-07-21T00:32:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[image:Elias.jpg|thumb|right|Saint Prophète Élie le Thesbite.]]&lt;br /&gt;
Le saint et glorieux prophète Élie &amp;lt;ref&amp;gt;'''Élie''' en [[hébreu]] : ēliyahū - אֵלִיָּהו - ''Mon Dieu est [[YHWH]]'';&amp;lt;br /&amp;gt; en [[syriaque]] : īlyā ;&amp;lt;br /&amp;gt;en [[arabe]] : ilyās - إِلْيَاس ; &amp;lt;br /&amp;gt; en grec : Hλίας .&amp;lt;/ref&amp;gt; le Thesbite (ou de Thesbé), est un grand prophète de l'[[Ancien Testament]]. Il est commémoré le [[20 juillet]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie le Thesbite a été prophète d'[[Israël (royaume)|Israël]] du IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle avant Jésus-Christ, après la mort de [[Salomon (Ancien Testament)|Salomon]]. Il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des [[Cananéen]]s, [[Baal]]. Sa biographie et celle de son successeur [[Élisée]] sont rapportées dans le [[Premier livre des Rois]] et le [[Deuxième livre des Rois]].&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
Élie apparaît avertir [[Achab]], le roi d'[[Israël]], de la survenue d'une sécheresse :{{Citation|Élie, le Thischbite, l'un des habitants de Galaad dit à Achab : &amp;quot;L'Éternel est Vivant, le Dieu d'Israël, dont je suis le serviteur ! Il n'y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole&amp;quot;.|1 Rois 17,1}}&lt;br /&gt;
Il part ensuite faire une retraite près d'un torrent affluent du [[Jourdain]]. Il boit l'eau du torrent et est ravitaillé en nourriture par des corbeaux. Au bout d'un certain temps le torrent se tarit (1R 17,1-15).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie part vers [[Sidon]] où une veuve de la ville de [[Sarepta]] le reçoit et le nourrit. Un miracle a alors lieu, car les maigres provisions de la veuve ne s'épuisèrent pas jusqu'au retour de la pluie (1R 17,8-16). Le fils de la veuve tomba malade et mourut. Sur la prière d'Élie, celui-ci ressuscite (1R 17,17-24).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dieu envoie Élie en mission auprès du roi [[Achab]]. Élie rencontre un serviteur du roi nommé [[Abdias]]. Celui-ci est terrifié car il a protégé des prophètes que le roi Achab voulait faire tuer. Sur l'ordre d'Élie et malgré ses craintes, Abdias rejoint le roi qui vient à la rencontre d'Élie (1R 18, 1-17).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie réprimande le roi pour avoir sacrifié au dieu [[Baal]] et laissé son épouse [[Jézabel]] dîner avec quatre cents prophètes d'[[Astarté]]. Le roi convoque le peuple et tous les prophètes sur le [[mont Carmel]]. Élie est seul face à quatre cent cinquante prophètes de Baal. Chaque camp choisit des taureaux pour en faire offrande à son dieu, mais sans y mettre le feu. Les prêtres de Baal s'agitent mais en vain, le feu ne vient pas consumer leurs offrandes. Élie fait un autel et place les offrandes qu'il fait arroser d'eau par trois fois. Il fait alors une prière et le feu s'abat sur l'autel. Alors Élie donne l'ordre de se saisir des prêtres de Baal et il les égorge. Élie dit à Achab de retourner à Jizreel avant que la pluie ne l'arrête, et la pluie se met à tomber (1R 18,18-46).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jézabel a fait alors savoir à Élie qu'elle lui ferait subir ce qu'il a fait subir aux prêtres de Baal. Élie s'enfuit vers [[Beer-Sheva]] dans le [[royaume de Juda]] pour s'y réfugier. Élie s'endort au pied d'un genêt. Un ange le réveille et lui offre à manger, il mange et se rendort. L'ange revient et Élie peut marcher ainsi pendant quarante jours. Arrivé à la caverne de [[Horeb]], Élie s'y réfugie. Dieu lui demande : « Que fais-tu ici Élie ? ». Dieu donne l'ordre à Élie d'aller à [[Damas]] pour oindre le roi de [[Syrie]] [[Hazaël]], oindre [[Jéhu]] comme roi d'Israël et oindre [[Élisée]] pour en faire son successeur (1R 19,1-18).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Environ six ans plus tard, il met en garde Achab et Jézabel d'un risque de mort violente après que Jézabel ait manœuvré pour s'accaparer la vigne d'un certain [[Naboth]] dont elle provoqua la mort par lapidation en le livrant à la foule (1R 21). Les royaumes d'Israël et de Juda s'allient pour faire la guerre à la Syrie. Au cours d'un combat, Achab est tué. Son fils Achazia lui succède et commet les mêmes fautes aux yeux d'Élie (1R 22).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Achazia malade veut consulter l'oracle de Baal. Élie va à la rencontre des messagers du roi pour leur annoncer la mort prochaine du roi parce qu'il a préféré Baal au Dieu d'Israël (2R 1).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie est enlevé au ciel dans un tourbillon et Élisée lui succède (2R 2). Cet enlèvement d'Élie au ciel permet la construction de certains scénarios [[eschatologique|eschatologiques]] sur le retour d'Élie sur Terre. Élie reviendra avant le jugement dernier :{{Citation|Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l'Éternel arrive.|Ma 4,5}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations dans le Tanakh et l'Ancien Testament ==&lt;br /&gt;
Il y a d'autres personnages nommés Élie dans d'autres passages de la Bible hébraïque. C'est peut-être le même personnage, mais cela suscite quelques problèmes de chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le ''[[Deuxième livre des Chroniques]]'' (2Ch 21,12-15), un certain &amp;quot;Élie&amp;quot; met en garde le roi de Juda, [[Joram]]. Si c'est le même personnage, cela signifie qu'il est passé d'un royaume à l'autre et qu'il est mort plus tard que ne le laisse entendre le ''[[Deuxième livre des Rois]]''.&lt;br /&gt;
== Citations dans le Nouveau Testament ==&lt;br /&gt;
Élie est le prophète le plus fréquemment cité dans le [[Nouveau Testament]].&lt;br /&gt;
Les pharisiens demandent à [[Jean le Baptiste|Jean]] (Jean-Baptiste) : {{Citation|Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ ni Élie, ni le prophète?|Jn 1,25}}&lt;br /&gt;
{{Citation|Ne savez-vous pas ce que l'écriture rapporte d'Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël?|Rm 11,2}} &lt;br /&gt;
Ce passage est une incitation à la prière, montrant la force de celle-ci : {{Citation|Élie était un homme de la même nature que nous ; il pria avec insistance pour qu'il ne plût point pendant trois ans. Puis il pria de nouveau et le ciel donna la pluie (Jc 5,16).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élie est encore cité dans l'''[[Évangile de Luc]]'' (Luc 4, 25 ; 9, 8-9 ; 9,54). Jean-Baptiste et Élie sont comparés pour leur costume fait de peaux de bêtes (2R 1,8 ; Mt 3,4).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois évangiles synoptiques (Mt 17,1-8 ; Mc 9,1-9 ; Lc 9,28-36), on trouve une manifestation d'Élie en compagnie de [[Moïse]] et [[Jésus de Nazareth|Jésus]] dans l'épisode dit de la « [[Transfiguration (christianisme)|transfiguration]] » :{{Citation|Et pendant qu'il (Jésus) priait l'aspect de son visage changea, et son vêtement, d'une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem.|Lc 9,28-32}}&lt;br /&gt;
==Hymnes==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]], [[ton]] 4 &lt;br /&gt;
:L'ange dans la chair, le glorieux Élie,&lt;br /&gt;
:le socle des prophètes divins, &lt;br /&gt;
:le second précurseur de la venue du Christ,&lt;br /&gt;
:celui qui du ciel envoie la grâce sur Élisée, &lt;br /&gt;
:chasse au loin les maladies &lt;br /&gt;
:et purifie les lépreux ; &lt;br /&gt;
:sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]], ton 2 &lt;br /&gt;
:Prophète au nom sublime, saint Élie,&lt;br /&gt;
:toi qui vis d'avance les hauts faits de notre Dieu&lt;br /&gt;
:et soumis à ta parole les nuées porteuses de pluie,&lt;br /&gt;
:auprès du seul Ami des hommes intercède pour nous tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ikos]] &lt;br /&gt;
:Voyant la monstrueuse iniquité des humains&lt;br /&gt;
:et l'immense amour de Dieu pour eux tous,&lt;br /&gt;
:Élie le prophète s'indigna, courroucé, &lt;br /&gt;
:au point d'adresser au Dieu de miséricorde un impitoyable discours,&lt;br /&gt;
:disant : Juge très-juste, emporte-toi&lt;br /&gt;
:contre ceux qui violent ta loi.&lt;br /&gt;
:Mais Dieu, en la tendresse de son cœur,&lt;br /&gt;
:ne s'est pas mis à punir ceux qui l'avaient offensé : &lt;br /&gt;
:selon son habitude, en effet,&lt;br /&gt;
:c'est la conversion qu'il attend de nous tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lie modifié et adapté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prophètes]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints bibliques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Elijah]]&lt;br /&gt;
[[pt:Profeta Elias]]&lt;br /&gt;
[[ro:Ilie Tesviteanul]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Th%C3%A9ologie&amp;diff=5383</id>
		<title>Catégorie:Théologie</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Articles de théologie orthodoxe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Catégories]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Κατηγορία:Θεολογία]]&lt;br /&gt;
[[en:Category:Theology]]&lt;br /&gt;
[[es:Categoría:Teología]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Teologia]]&lt;br /&gt;
[[ro:Categorie:Teologie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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		<title>Catégorie:Évêques</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : -it&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Clergé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Κατηγορία:Επίσκοποι]]&lt;br /&gt;
[[en:Category:Bishops]]&lt;br /&gt;
[[mk:Категорија:Епископи]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Bispos]]&lt;br /&gt;
[[ro:Categorie:Episcopi]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89vode_d%27Antioche&amp;diff=5381</id>
		<title>Évode d'Antioche</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=%C3%89vode_d%27Antioche&amp;diff=5381"/>
				<updated>2019-06-29T22:28:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : /* External link */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Évode d'[[Antioche]]''' (en latin ''Evodius'') (+ ca. 69) est un [[saint]] de l'Église chrétienne, au premier siècle. Il fait partie des soixante-dix apôtres de Jésus-Christ qui assistèrent les douze dans leurs travaux apostoliques. Dans l'[[Église catholique romaine|Église catholique]], son jour est le [[6 mai]], et dans l'[[Église orthodoxe]], le [[7 septembre]] et, avec les 70, le [[4 janvier]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur sa vie, presque rien n'est connu. Est-il cité dans une épître de saint Paul (Phil. 4, 21) ? Il était [[paganisme|païen]] et s'est converti au christianisme sous l'influence des prédications de [[Pierre (apôtre)|saint Pierre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce temps, [[Antioche]] était une ville riche et cosmopolite dans laquelle habitaient des juifs hellénisés et des païens. La ville avait donc connu des influences [[monothéisme|monothéistes]]. Ici est né le terme &amp;quot;chrétien&amp;quot; pour les païens  de langue grecque qui ont reçus le baptême. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Saint Pierre restait évêque de cette ville jusqu'à son départ pour Rome et Évode devint son successeur, pour être à son tour remplacé, autour de l'an 69, par [[Ignace d'Antioche]]. Évode est mort, semble-t-il, de mort naturelle et n'est donc pas un [[martyr]]. Il est vénéré comme saint dans les Églises d'Orient et d'Occident. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The holy, glorious, all-laudable '''Apostle Evodius''' (also known as '''Euodios of Antioch''', ''Euodus'', ''Euodias'', ''Evodias'', ''Evodios'')  is numbered among the [[Apostles#The_Seventy|Seventy Apostles]], and was first [[bishop]] of Syrian [[Church of Antioch|Antioch]], after the holy [[Apostle Peter]].  He is commemorated by the Church on [[September 7]] with [[Apostle Onesiphorus]].  The Apostles of the 70 were chosen and sent by the Lord [[Jesus Christ]] himself to preach. They were chosen some time after the selection of the Twelve Apostles ([[Gospel of Luke|Luke]] 10:1-24).  All seventy are commemorated by the Church on [[January 4]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hieromartyr [[Ignatius of Antioch|Ignatius]] the God-Bearer, [[disciple]] of the holy [[Apostle John]] the Theologian, mentions him in his ''Letter to the Antiochians'': &amp;quot;Remember your blessed father Evodius, who was made your first pastor by the Apostles.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In one of St. Evodus' several compositions, he wrote that the [[Theotokos]] gave birth to the [[Jesus Christ|Savior]] of the world at the age of fifteen. Other writings of the saint have not survived. A book entitled ''The Star'' or ''The Beacon'' is mentioned by the fourteenth-century Church historian Nicephorus Callistus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St. Evodius served as bishop for 27 years and died as a [[martyr]] in the year 66, under the emperor Nero (54-68).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Source==&lt;br /&gt;
*[http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=102536 Apostle Evodius (Euodias) of the Seventy] ([[OCA]])&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vode_d%27Antioche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==External link==&lt;br /&gt;
*[http://www.westsrbdio.org/prolog/my.html?month=September&amp;amp;day=7 The Holy Apostles Euodus and Onesiphorus] (''[[Prologue of Ohrid]]'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{start box}}&lt;br /&gt;
{{succession|&lt;br /&gt;
avant=St. [[Apôtre Pierre|Pierre]]|&lt;br /&gt;
titre=[[Liste des primats de l'Église d'Antioche|Évêque d'Antioche]]|&lt;br /&gt;
années= c.53-c.68|&lt;br /&gt;
après=St. [[Ignace d'Antioche|Ignace]]}}&lt;br /&gt;
{{end box}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Evode}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Apôtres]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Patriarches d'Antioche]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Apostle Evodus]]&lt;br /&gt;
[[ro:Apostolul Evod]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Ap%C3%B4tre_Parm%C3%A9nas&amp;diff=5380</id>
		<title>Apôtre Parménas</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Ap%C3%B4tre_Parm%C3%A9nas&amp;diff=5380"/>
				<updated>2019-06-29T22:27:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : /* Liens externes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le saint, glorieux et illustre '''Apôtre Parménas''' est l'un des sept [[diacre]]s choisis par les [[Douze Apôtres]] au ministère de la [[Église de Jérusalem]], selon à la [[Actes des Apôtres]]. Il a également été l'un des Soixante [[Apôtres]] envoyés par [[Jésus]] pour precher la [[Bonne Nouvelle]], d'après l'[[Évangile selon saint Luc]], le chapitre 10. Après de nombreuses années de prédication en Asie Mineure, il s'installe en Macédoine. [[Hippolyte]] dit que Parmenas a été [[évêque]] de Soli; aussi, il pense qu'il ait mourru [[martyr]] dans la cité de Philippi, en Macédoine, en l'an 98 après JC, pendant la persécution des chrétiens sous l'empereur romain Trajan. L'Eglise commémore l'Apôtre Parmenas le [[4 janvier]] avec les soixante-dix disciples, et le [[28 juillet]] avec les sept diacres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après d'autres [[lectionnaire]]s, notemment le Lectionnaire Paris BN gr. 282 (du IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.), le saint apôtre Parménas fut toute sa vie au service des Douze et remit son âme en paix, à la suite d'une maladie, et fut enterré par les Apôtres. Dans ce même lectionnaire il est commémoré seul le [[2 mars]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymns==&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] et [[kondakion]] de 28 juillet:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Tropaire''' ([[ton]] 3)&lt;br /&gt;
:Saints Apôtres du Seigneur,&lt;br /&gt;
:intercédez auprès du Dieu de miséricorde,&lt;br /&gt;
:pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Kondakion''' (ton 1)&lt;br /&gt;
:Avec foi vous vous êtes montrés&lt;br /&gt;
:de saints Diacres, les témoins du Verbe, ses vases d'élection,&lt;br /&gt;
:Prochore, Nicanor, Parménas et Timon;&lt;br /&gt;
:c'est pourquoi nous fêtons en ce jour votre mémoire sacrée,&lt;br /&gt;
:dans l'allégresse du cœur vous disant bienheureux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
*(en) [http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=102111 Apostle Parmenas the Deacon of the Seventy] ([[OCA]])&lt;br /&gt;
*(en) [http://goarch.org/en/chapel/saints.asp?contentid=144 Prochoros, Nicanor, Timon, &amp;amp; Parmenas the Apostles of the 70] ([[GOARCH]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Parmenas}}&lt;br /&gt;
[[Category:Saints bibliques]]&lt;br /&gt;
[[Category:Évêques]]&lt;br /&gt;
[[Category:Martyrs]]&lt;br /&gt;
[[Category:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Category:Apôtres]]&lt;br /&gt;
[[Category:Diacres]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Apostle Parmenas]]&lt;br /&gt;
[[ro:Apostolul Parmena]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Ap%C3%B4tres&amp;diff=5379</id>
		<title>Catégorie:Apôtres</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Κατηγορία:Απόστολοι]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Apóstolos]]&lt;br /&gt;
[[ro:Categorie:Apostoli]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Saints_bibliques&amp;diff=5378</id>
		<title>Catégorie:Saints bibliques</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +en,pt,ro&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saintes Écritures]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Category:Biblical Saints]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Santos bíblicos]]&lt;br /&gt;
[[ro:Categorie:Sfinți biblici]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Apôtre Pierre</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +ar,pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Apostle Peter.jpg|right|frame|St. Pierre]]&lt;br /&gt;
Le [[Saints|Saint]], illustre et glorieux '''Apôtre Pierre''' est le premier des douze [[apôtres]] de [[Jésus Christ]]. L'[[Église orthodoxe]] célèbre sa [[fête]], avec celle de St. [[Apôtre Paul|Paul]] le [[29 juin]].  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vie==&lt;br /&gt;
St. Pierre est né à Bethsaïde, en Galilée. Il était le fils de Jean et le frère de St. [[Apôtre André|André le Premier Appelé]]. Il était pêcheur, pauvre et peu instruit et portait le nom de Simon. Il a reçu le nom de Pierre du Seigneur Jésus, qui le regarde et lui dit : « ”Tu es Simon, le fils de Jean ; tu seras appelé Céphas” - ce qui veut dire Pierre » ([[Évangile selon St. Jean|Jean]] 1, 42).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élevé par le Seigneur à la dignité apostolique, il devient Son zéleux et inséparable disciple : il Le suit depuis le début de sa prédication du salut jusqu’au moment de sa Passion, lorsque, dans la cour du Grand Prêtre Caïphas, ayant peur des Juifs et des soldats, il le renie par trois fois. Mais, après des remords et des pleurs amers, le Seigneur lui pardonne ce péché. Après la Résurrection du Christ et la descente du [[Saint Esprit]], il prêche en Judée, Antioche et dans plusieurs endroits en Asie et finit ses pérégrinations à Rome, où il est crucifié, la tête en bas, par Néron, ainsi entrant dans l’Empire du Seigneur vers l’an 66 ou 68 A.D. Il a laissé à l’Église deux Épîtres catholiques (générales), [[Épître I de St. Pierre|I Pierre]] et [[Épître II de St. Pierre|II Pierre]]. Il est également considéré comme la principale source d’information qu’emploie Saint Marc pour écrire son [[Évangile selon St. Marc|Évangile]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hymnes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Tropaire]] (Tone 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Princes des Apôtres divins &lt;br /&gt;
:et docteurs de l'univers, &lt;br /&gt;
:intercédez auprès du Maître universel &lt;br /&gt;
:pour qu'au monde il fasse don de la paix &lt;br /&gt;
:et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kondakion]] (Tone 2)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu, &lt;br /&gt;
:les Coryphées de tes Apôtres, Seigneur, &lt;br /&gt;
:auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, &lt;br /&gt;
:dans la jouissance de tes biens, &lt;br /&gt;
:car tu as accueilli leurs souffrances et leur mort &lt;br /&gt;
:mieux que toute offrande des prémices de la terre, &lt;br /&gt;
:toi qui seul peux lire dans le cœur des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*[[:en:Apostle Peter]], depuis [http://goarch.org/en/chapel/saints.asp?contentid=103 Greek Orthodox Archdiocese]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
*en: [http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=100202 Veneration of the Precious Chains of the Holy and All-Glorious Apostle Peter] ([[OCA]])&lt;br /&gt;
*en: [http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=101840 The Holy Glorious and All-Praised Leader of the Apostles, Peter &amp;amp; Paul] (OCA)&lt;br /&gt;
*en: [http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=101841 The Holy Glorious and All-Praised Leader of the Apostles, Peter] (OCA)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints bibliques|Pierre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Apôtres|Pierre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Martyrs|Pierre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Missionnaires|Pierre]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Saints|Pierre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:بطرس الرسول]]&lt;br /&gt;
[[el:Απόστολος Πέτρος]]&lt;br /&gt;
[[en:Apostle Peter]]&lt;br /&gt;
[[pt:Apóstolo Pedro]]&lt;br /&gt;
[[ro:Apostolul Petru]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Saints&amp;diff=5376</id>
		<title>Catégorie:Saints</title>
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				<updated>2019-06-29T00:23:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt,ro&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Personnes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[ar:تصنيف:قديسون]]&lt;br /&gt;
[[bg:Категория:Светци]]&lt;br /&gt;
[[el:Κατηγορία:Άγιοι]]&lt;br /&gt;
[[en:Category:Saints]]&lt;br /&gt;
[[es:Categoría:Santos]]&lt;br /&gt;
[[mk:Категорија:Светители]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Santos]]&lt;br /&gt;
[[ro:Categorie:Sfinți]]&lt;br /&gt;
[[ru:Категория:Святые]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Martyrs&amp;diff=5375</id>
		<title>Catégorie:Martyrs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.orthodoxwiki.org/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Martyrs&amp;diff=5375"/>
				<updated>2019-06-28T23:59:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;EGobi : +pt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Saints]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[el:Κατηγορία:Μάρτυρες]]&lt;br /&gt;
[[en:Category:Martyrs]]&lt;br /&gt;
[[es:Categoría:Mártires]]&lt;br /&gt;
[[pt:Categoria:Mártires]]&lt;br /&gt;
[[ro:Categorie:Mucenici]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>EGobi</name></author>	</entry>

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