Syméon le Stylite

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Saint Syméon le Stylite

Notre vénérable père Syméon le Stylite ou Siméon, appelé aussi "l'Ancien" ou "le Grand" (c. 390-459) a été un moine qui a vécu en Syrie. L'appellation de Stylite venant du grec style, "colonne", est utilisée dans les synaxaires orthodoxes pour designer une catégorie particulière de saints, qui ont vécu sur une colonne, comme St. Syméon. Il est commémoré par l'Église Orthodoxe le 1er septembre.

Vie

Syméon est né dans une famille de bergers, dans le village Sisan de Syrie. Quand il était jeune, il a été très ému après avoir entendu les Béatitudes et décida d’entrer dans un monastère. Sa passion pour l’ascèse et le jeûne s’agrandit rapidement.

Le supérieur du monastère lui demande de quitter le monastère en raison de sa stricte ascèse, en craignant que d’autres frères auraient pu essayer d’imiter son jeûne très sévère. Syméon s’en va pour vivre pour un certaine période dans un puits vide, près des montagnes. Les moines le recherchent et lui demandent de rentrer au monastère, mais il les abandonne bientôt pour continuer ses efforts ascétiques.

Des foules accourent à lui pour être guéris et pour entendre ses conseils sur la foi chrétienne, mais Syméon, pour les éviter, monte sur une colonne et commence à vivre là dans une petite cellule, en s’adonnant toujours à la prière et au jeûne. Il priait, assis ou debout, continuellement pendant des semaines. Mais il n’avait pas tout à fait coupé les liens avec le monde. Il écrivait des lettres et recevait même des visiteurs, qui montaient à lui sur un escalier. Il recevait aussi des menaces et certains le ridiculisaient, mais il y avait beaucoup plus de personnes qui étaient inspirées par le jeûne et la prière constante de St. Syméon. Parmi ceux qui écoutaient ses enseignements se trouvèrent également l’empereur Théodose II de Rome et sa femme, l’impératrice Aelia Eudocia, ainsi que Ste. Geneviève de Paris. Sa lettre à l’empereur Léon de Constantinople en faveur du Synode de Chalcédon a été très respectée. Plein de monde venait le voir, l’ecouter et même pour être baptisés par lui.

La colonne de St. Syméon, en Syrie
"Théodoret affirme qu’il était devenu tellement célébre à Rome que des miliers d’arabes nomades crurent en Jésus Christ et furent baptisés grâce à lui ; le Roi de Perse envoya des messagers pour avoir des nouvelles sur son style de vie et la Reine demanda d’avoir de l’huile qui avait été bénite par lui. Il était également un grand défenseur de la vraie foi, et témoigna de l’orthodoxie du Synode de Chalcédon à beaucoup de gens qui avaient été séduits par les enseignements des monophysites, y compris l’impératrice Eudocia, la veuve de Théodose le Jeune. Après une vie d’efforts et d’accomplissements inouïs, il reposa en paix, âgé de 69 ans, en 459." (1)

Son corps a été descendu de la colonne trois jours après sa mort et ses reliques envoyées à Antioche.

Hymnes

Tropaire (Ton 1):

Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis:
dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph;
des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps,
vénérable Père Siméon; * intercède auprès du Christ notre Dieu,
pour qu'il accorde à nos âmes le salut.


Kondakion (Ton 2):

Recherchant les choses d'en-haut,
conversant avec les êtres d'en-bas
et faisant de ta colonne un char de feu,
par elle tu devins un confident des Anges, Père saint;
et sans cesse tu intercèdes avec eux
pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.

Ikos

De louer la pure vie de Siméon
quelle langue jamais sera capable ici-bas ?
Pourtant je veux chanter dans la sagesse de Dieu
les victorieux combats de ce héros qui sur terre à tout mortel apparut comme un flambeau
et dans le chœur des Anges pour sa patience grandement resplendit;
ayant acquis par la tempérance la pureté
et sans cesse psalmodiant avec eux,
pour nous tous il intercède auprès du Christ notre Dieu.

D'autres Stylites

Liens externes

La biographie de Saint Syméon se trouve dans les écrits du moine Antoine, qui l’écrivit en grec, après avoir assiste à la mort de Saint Syméon. Un autre biographie a été écrite en araméen par deux autres disciples: Syméo, fils d’ Apollon et Barhtar Barudan. Une troisième source en est l’"Histoire" de Théodoret, évêque de Cyr, en 444. (en: 2)